RUGBY. Dernier titre en Top 14 de Guy Novès, que sont devenus les Toulousains de 2012 ?
Pour fêter la fin de l’année 2022, le Rugbynistère vous propose une rétrospective des champions de France de Top 14 2011-2012.

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Pour fêter la fin de l’année 2022, le Rugbynistère vous propose une rétrospective des champions de France de Top 14 2011-2012.

À jamais le dernier… Ce titre de Top 14 est (et restera sûrement à jamais) le dernier titre remporté par Guy Novès. En tant qu’entraîneur du Stade Toulousain, il glane 10 titres de champion national et 4 au niveau européen. Ce à quoi il faut ajouter les deux titres que l’ancien ailier a remporté en tant que joueur. Dix ans après, cette formation des rouge et noir marque encore les esprits des amateurs de rugby.RUGBY. Guy Novès jubile : ''Je ne peux pas être plus heureux que de voir dans quelle merde ils sont''RUGBY. Guy Novès jubile : ''Je ne peux pas être plus heureux que de voir dans quelle merde ils sont''

Ce souvenir s’impose pour deux raisons. Premièrement, l’effectif contenait un grand nombre d’internationaux français marquants de l’époque. Avant le Grand Chelem d’Antoine Dupont et les siens, la Ville Rose contenait certains des derniers gaillards à avoir fait briller la France aux yeux du monde. Deuxièmement, car les Haut-Garonnais sont la seule équipe à avoir enchaîné deux années consécutives avec le Bouclier de Brennus au bout des bras sur ses 15 dernières années. Pour fêter la fin de l’année 2022 et les dix ans de cette performance, le Rugbynistère vous propose de jeter un coup d’œil au futur réservé aux titulaires de la finale face au Rugby Club Toulonnais le 9 juin 2012.

XV titulaire du Stade Toulousain : 

  • Pilier gauche : Gurthrö Steenkamp, le pilier champion du monde avec l’Afrique du Sud a pris sa retraite sportive en 2018 après un court passage au Stade Français. Éloigné des terrains, il reste cependant proche du milieu sportif. Il se lance ainsi dans le coaching particulier et la préparation physique. En 2021, il est nommé entraîneur de la mêlée de l'équipe professionnelle et entraîneur des avants des espoirs du Stade Rochelais. Il fait partie du staff vainqueur de la Champions Cup 2022.
  • Talonneur : William Servat, la Bûche est toujours dans le domaine du rugby et de quelle manière ! Celui qui peut prétendre au titre de meilleur talonneur français de l’histoire a rejoint le staff toulousain après ce titre. Cependant, un concours de circonstances le poussera à rechausser les crampons durant la saison 2012-2013. Il deviendra alors joueur-entraîneur et disputera 14 matchs de phases régulières de Top 14. Il reste dans l’encadrement des rouge et noir à l’arrivée d’Ugo Mola en 2015. Petit à petit, il se spécialise dans le secteur de la mêlée. Il voit ses joueurs soulever le Bouclier de Brennus en 2019 après une saison record. Juste après, il intègre le staff du XV de France et remporte le Grand Chelem en 2022.
  • Pilier droit : Census Johnston, alors âgé de 31 ans, continue de jouer pendant un moment. En effet, il poursuit au Stade Toulousain jusqu’en 2017. Il rejoint ensuite le Racing 92 pour deux saisons. Dans les Hauts-de-Seine, il fait une sortie médiatique remarquée, pointant du doigt les entraînements connus au Stade Toulousain. Il déclare ceci à L’Équipe au sujet de l’écurie ciel et blanc : “Ici, on s'entraîne plus. Je n'étais pas habitué (sourire). À Toulouse, on pouvait faire du vélo sur le côté du terrain, mais au Racing, t'es obligé de participer à toutes les séances.” Il rejoint ensuite l’Aviron Bayonnais pour une dernière saison en professionnel et raccroche les crampons à 39 ans. D’abord installé au Pays-Basque, il part en Nouvelle-Zélande en 2022 pour devenir entraîneur adjoint de la province d’Auckland.

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  • Deuxième ligne : Yoann Maestri, le colosse varois a continué en Haute-Garonne jusqu’en 2018. Ensuite, le joueur décide de rejoindre La Rochelle et signe un pré-contrat avec eux. Cependant, il fait faux bond au club de l’Atlantique et signe au Stade Français. Il pointe du doigt le départ de Patrice Collazo comme raison principale à son désistement. Au côté de Paul Gabrillagues, ils forment l’une des cages les plus rugueuses de l’Hexagone. Il quitte la capitale en 2022 après avoir endossé le maillot rose durant 4 ans. Pour finir sa carrière en beauté, le deuxième ligne part vers de nouveaux horizons et signe en seconde division japonaise chez les Shokki Shuttles. À 34 ans, il inscrit un essai dantesque pour ses débuts en Asie.
  • Deuxième ligne : Patricio Albacete, en simultané au côté de Census Johnston, il intègre le Racing 92 en 2017. Après 11 années passées en Haute-Garonne dans la peau d’un titulaire indiscutable, le Stade Toulousain décide de se séparer de lui. Fervent soutien de Guy Novès, l’Argentin affirme qu’Ugo Mola “n’avait pas les épaules” pour lui succéder. Dans cet entretien pour L’Équipe, il n’épargne pas non plus Pierre-Henry Broncan, ancien entraîneur de la défense toulousaine : “On ne se parle pas beaucoup. Je ne partage pas trop sa vision du rugby. Et comme on ne peut rien lui dire…” En Île-de-France, il ne joue que trois matchs dans la saison et décide de mettre un terme à sa carrière à l’été 2018. Désormais, il est rentré en Amérique du Sud. Il est devenu consultant sportif pour le média La Nacion.
  • Troisième ligne aile : Jean Bouilhou, a joué au Stade Toulousain de 1999 à 2013 et compte pas moins de 392 matchs en rouge et noir. Un an après le titre, il rejoint la Section Paloise et rejoint son Béarn natal. Avec 24 titularisations en 2014-2015, il est l’un des joueurs majeurs permettant aux Verts de remonter en Top 14. En 2016, il prend sa retraite sportive et rejoint l’encadrement du Stade Toulousain en tant que spécialiste de la touche et coach des espoirs. Trois ans après, il tente l’expérience en tant que co-entraîneur avec Jean-Frédéric Dubois du côté de Montauban. Cependant, il revient rapidement à Toulouse pour prendre en charge les avants, poste qu’il occupe encore à ce jour.

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  • Troisième ligne aile : Thierry Dusautoir, il continue sa route au Stade Toulousain jusqu’en 2017 où il prend sa retraite sportive. Le Dark Destroyer a le droit à un jubilé du côté des Barbarians Britanniques avec deux matchs face à l’Angleterre à Twickenham et en Irlande du Nord face à l’Ulster. Il transforme l’essai de son coéquipier en club, Joe Tekori, pour la dernière action de sa carrière. Après s’être retiré des terrains, il crée sa société d’import-export de fruits et légumes en provenance d’Amérique du Sud en rapport aux origines argentines de sa compagne. Titulaire d’un Master à l’École supérieure de commerce de Lyon, il investit dans des secteurs variés. Le Meilleur joueur du monde 2011 est également un consultant régulier du Canal Rugby Club.
  • Troisième ligne centre : Louis Picamoles, il quitte le Stade Toulousain en 2016 pour s’essayer à l’aventure anglaise. Avec les Northampton Saints, il figure dans l’équipe type de la saison de Premiership 2016-2017. Il y trouvera le surnom de King Louis. L’été suivant, il retourne dans son premier club : le Montpellier HR. Début 2019, il intègre le comité directeur de Provale, syndicat national des rugbymen professionnels. À l’hiver 2021, il quitte l’Hérault après avoir perdu sa place de titulaire et rejoint l’Union Bordeaux-Bègles. En parallèle, il continue de jouer en Bleu jusqu’à la Coupe du monde 2019 au Japon. Le numéro 8 prend sa retraite en 2022 après une défaite en demi-finale face au MHR, qui deviendra champion de France. Lui, François Trinh-Duc et Fulgence Ouedraogo organisent un jubilé commun durant l’été. Il annonce une reconversion dans l’élevage de chèvres en agriculture biologique.
  • Demi de mêlée : Jean-Marc Doussain, il joue au Stade Toulousain jusqu’en 2018. Avec son profil polyvalent, capable d’aussi bien jouer en 9 qu’en 10, il atterrit à Lyon où il s’inscrit comme un remplaçant de luxe derrière l’explosif Baptiste Couilloud. En 2022, il aide le LOU Rugby à obtenir le premier titre international de son histoire. En effet, lui et ses coéquipiers remportent la Challenge Cup face à Toulon au Vélodrome de Marseille. Avec le XV de France, il connaît une vingtaine de sélections, mais ne sera plus jamais appelé sur une feuille de match après une entrée très compliquée face à l’Angleterre lors du Tournoi 2017.

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  • Demi d’ouverture : Luke McAlister, il a marqué le Top 14 lors de ses premières années à Toulouse. Cependant, l’ouvreur néo-zélandais est terriblement inconstant et ne paraît plus en forme physiquement. Il quitte la Haute-Garonne en 2018. Il fait ensuite quelques apparitions du côté du RC Toulon et de l’ASM Clermont-Auvergne sans convaincre. Il prend la route de l’Asie et évolue notamment en deuxième division japonaise au Shimizu Blue Sharks. Avant cela, il fait une escale très exotique en jouant avec les Sabah Eagles, un club de rugby à XV malaysien. En mai 2022, il participe à un match de gala entre la sélection espagnole et d’Ancien All Blacks.
  • Ailier : Timoci Matanavou, rapide et habile, l’ailier fidjien finit co-meilleur marqueur durant cette saison du Stade Toulousain. Petit à petit, il finit cependant par perdre sa place de titulaire au club. Avec 31 essais au compteur, il disparaîtra petit à petit des feuilles de matchs toulousaines. En 2016, il quitte Toulouse pour Perpignan. Cependant, le joueur ne se présente jamais ni au club, ni aux entraînements. La situation obligera l’USAP à licencier le joueur pour abandon de poste. Disparu des radars durant plus d’une année, il retourne ensuite au Stade Montois, club où il a fait ses débuts en France. De 2019 à 2021, il joue quelques matchs en Fédérale 1 du côté de l’AS Bédarrides Châteauneuf. Désormais âgé de 38 ans, il joue toujours au rugby dans l’Hexagone. Vous pouvez notamment l’apercevoir au CA Saint-Raphaël Fréjus en Fédérale 2.
  • Premier centre : Florian Fritz, il continuera ses bons et loyaux services pour l’écurie rouge et noir jusqu’en 2018. Capitaine à plusieurs reprises, le centre a connu 380 apparitions avec le maillot du Stade Toulousain. Puissant et explosif, le joueur montrait aussi une qualité d’artilleur hors pair avec une facilité parfois déconcertante sur les pénalités longue distance. À sa retraite, il affirme que l’envie de devenir entraîneur ne lui est jamais passé par la tête. Il se retire du monde du rugby professionnel. L’ancien joueur de Bourgoin devient commercial pour une société de menuiserie extérieure. Une entreprise qu’il mène avec des amis à lui dans la région toulousaine. À l’été 2022, il a chaussé de nouveau les crampons pour le jubilé de Louis Picamoles, François Trinh-Duc et Fulgence Ouedraogo.

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  • Second centre : Yann David, il reste à Toulouse jusqu’à l’été 2018. En 2017, il participe à la dernière danse de Thierry Dusautoir avec les Barbarians. Il y a quatre ans, le centre puissant rejoint le voisin du Castres Olympique. Malheureusement, quelques blessures l’empêchent d’enchaîner les matchs. En moyenne, il ne dispute qu’une dizaine de rencontres par saison avec le CO. En 2021, il rejoint l’Aviron Bayonnais, tout juste descendu en Pro D2. Lui et ses coéquipiers réussissent à remonter le club en Top 14 dès l’exercice suivant. À 34 ans, il continue de jouer en professionnel avec les Basques. Le centre confie à Rugbyrama qu’il se sent “bien, en forme.” En fin de contrat cet été, il affirme vouloir poursuivre sa carrière.
  • Ailier : Vincent Clerc, le gendre de Guy Novès quitte le Stade Toulousain en 2016. Pourtant, l’ailier de tous les records souhaitait bel et bien continuer en Haute-Garonne. Après une dernière entrée émouvante, il fait ses adieux à Ernest-Wallon contre sa volonté. Rapidement, il trouve un point de chute au Rugby Club Toulonnais. Il y jouera 2 saisons et connaîtra de graves blessures aux tendons d’Achille. Malgré cela, il deviendra bel et bien le meilleur marqueur d’essai de l’histoire du Top 14. Avec 101 essais au compteur, il dépasse Laurent Arbo. Quelques semaines avant, il annonçait sa retraite sportive à l’issue de la saison 2017-2018. Après s’être retiré des terrains, il occupe une place importante dans les médias liés au rugby. Particulièrement à la télévision, il sera consultant pour TF1 et Canal + dans un premier temps. En 2019, il intègre l’équipe de France TV Sport pour couvrir les matchs de rugby diffusés sur le service public. En parallèle, il s'est également lancé dans l'entreprenariat et a acquéri une franchise d'une célèbre marque de fast-food au centre-ville de Toulouse.
  • Arrière : Clément Poitrenaud, il passe pas moins de 15 ans comme joueur du Stade Toulousain. Comme Vincent Clerc, il fait l’objet d’une politique du club visant à ne pas prolonger outre-mesure les cadres déjà âgés. À 34 ans, il fera ses adieux à Ernest-Wallon. Lors de son ultime saison en 2015-2016, sa présence sur les feuilles de matchs a été de moins en moins visible. Avec encore de l’énergie à revendre, il tente une aventure en Afrique du Sud. Comme Frédéric Michalak quelques années auparavant, il signe aux Sharks de Durban en 2017. Quelques mois après, il intègre l’encadrement d’Ugo Mola et prend en charge les arrières du Stade Toulousain. Il ne reste qu’une seule saison en terre australe et fait partie des rares français à avoir disputé le Super Rugby. Passionné de photographie, il expose des œuvres centrées sur la prison Saint-Michel de Toulouse à la maison d'arrêt de Seysses en 2013.

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  • Yonolan
    155578 points
  • il y a 1 mois

Sans oublier un entraineur adjoint : Yannick Bru
Et avec ceux qu'on appelait pas encore des finisseurs

Jauzion

Lamboley

Nianga

Beauxis

Bouihou

Excusez du peu....

Avec un 8 assez monstrueux et surtout un 5 de devant qui a concassé le RCT en finale on peut dire que le ST à cette période c'était "aussi" les avants.

  • oscarbp
    3025 points
  • il y a 1 mois

Merci pour cet article, mais que sont devenus les remplaçants ?

Bravo pour votre résumé...
Pourriez vous faire la même chose avec le CSBJ qui a offert tant de joueurs aux clubs de top 14...dont Toulouse et l'ASM..??
Un peu d' impartialité du côté des toulousains du Rugbynistère serait sympa... 😀

@pascalbulroland

ben sont impartial, ils ont cité David et Fritz 😁

@Like a Lion in Jau Zion

tiaux, impartiaux
et moi imparfait..

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