Montgesty, Castelnau-Magnoac… Ces villages qui font le rugby français
Castelnau-Magnoac, le village d'Antoine Dupont.
Des Hautes-Pyrénées au Lot, en passant par la Haute-Garonne et la Soule, de nombreux villages trustent aussi l’actualité rugbystique française. Avec un dénominateur commun : le Sud-Ouest.

"Oh Doumé, attends-moi, qu’on monte au village !" Si toute personne normalement constituée a lu cette tirade avec l’accent corse et s’amuse à la répéter, encore et encore, pour imiter nos amis de l’île de beauté, savez-vous ce qu’est un village, au moins ? D’après le dictionnaire, il s’agit ni plus ni moins que d’un "Groupement d'habitations permanentes, dont la majeure partie de la population est engagée dans le secteur agricole." Pour aller plus loin, on parle aussi de village jusqu’à la limite instaurée de 2000 habitants, sans quoi ledit village se hisse au rang de petite ville. Même si usuellement, rares sont les patelins qui vous parleront de "ville" lorsqu’ils hébergent moins de 10 000 âmes à l’année. Ce point géographique pour quoi, au fait ?  On vous rassure, malgré ses nombreux changements en cours, Le Rugbynistère ne deviendra pas Carte France à court, moyen ni même long terme.

XV De France. Anthony Jelonch ''plus solide que d’habitude'', Galthié impressionné par le physique du ToulousainXV De France. Anthony Jelonch ''plus solide que d’habitude'', Galthié impressionné par le physique du ToulousainSimplement, ce petit rappel va nous servir à mettre les pieds dans le plat et vous parler des petits villages qui font le rugby français aujourd’hui. Grâce à l’entretien de ce rugby de terroir, de clocher et quelques figures de proue de la nation ovale, il faut le dire, les localités sont quelques-unes, encore, à trouver un second souffle. Prenons l’exemple pour débuter de Montgesty, au cœur de l’actualité rugby en ce milieu de semaine. Pourquoi ? Parce que Fabien Galthié aime les symboles autant que son village et a donc choisi de rameuter les journalistes qui le souhaitaient dans la bourgade où il a grandi, pour la rentrée médiatique du staff tricolore, à 115 jours du Mondial. Pour rappel, à tous ceux dont ce nom dit quelque chose sans être capable d’y donner des précisions, c’est déjà à Montgesty, ce village de 325 habitants niché au cœur du Lot (46) où vivent encore ses parents, que le sélectionneur tricolore présentait son staff et effectuait sa première prise de parole à la tête des Bleus, en novembre 2019. Un joli clin d’œil qui, pour sûr, change des grandes salles de conférence de Marcoussis. 

Castelnau-Magnoac

Plus au sud, à 2h15 du village de Galette, tout amateur de balle ovale actuel sait désormais placer sur une carte le village de Castelnau-Magnoac. Pourtant, ce ne sont certainement pas les seuls 800 habitants de cette bourgade à la frontière des Hautes-Pyrénées qui ont réussi à faire sa renommée au sein du paysage rugbystique français, tout de même ? Même si le club, champion d’occitanie en régionale 1, surfe sur une sacrée dynamique depuis 2 ans et s’apprête à monter en Fédérale 3, c’est bien sûr parce que le meilleur joueur du monde en est issu. Antoine Dupont, capitaine des Bleus et demi de mêlée du Stade Toulousain, n’a jamais caché la fierté de ses origines, qui se trouvent à une vingtaine de kilomètres au nord de Lannemezan. Comme Clark Kent avec Smallville, il a donc contribué à placer sa bourgade sur le devant de la scène par ses exploits, et lui faire prendre un essor inimaginable il y a encore quelques années. Si bien que le meilleur joueur du Tournoi 2023 a vu une étape du tour de France partir de son village, a reçu l’ancien premier ministre dans le domaine familial, et on en passe…  

Mauléon

Quant à Mauléon, de son nom complet Mauléon-Licharre, elle est la capitale de la plus petite province du Pays Basque, la Soule. Réputée pour être la capitale de l'espadrille, aussi, vous conviendrez que si la cité est connue aux quatre coins de France par les amateurs de 3ème mi-temps, ce n’est pas pour sa chaussure en toile mais plutôt pour ses fêtes et sa chanson. Si Camille Lopez a aussi bien contribué à alimenter la cité de popularité de son club formateur ces dernières saisons, que celui qui n’a jamais chanté, un verre à la main, les fêtes de Mauléon, se dénonce tout de suite ou se taise à jamais.

Peyrehorade, St-Sulpice et les autres


Pour finir, évoquons les cas assez exceptionnels de Peyrehorade ou de St-Sulpice-sur-Lèze. Des toutes petites localités qui comptent pourtant de très solides clubs qui parviennent à se maintenir en haut du rugby amateur français. Pour preuve, malgré des moyens très limités par rapport à la concurrence, les Landais perdurent en haut de tableau de Fédérale 1. Ils viennent d’ailleurs de tomber en 8ème de finale du championnat de France à la dernière minute et pour un petit point, face à la première équipe nationale de la saison régulière : Chartres.
Le Havre inarrêtable, Chartres sur le fil, Hasparren en mode bulldozer : tous les résultats des phases finales de FédéraleLe Havre inarrêtable, Chartres sur le fil, Hasparren en mode bulldozer : tous les résultats des phases finales de FédéraleLes joueurs de St-Sulpice, 2400 habitants, font eux encore plus fort cette saison puisqu’ils joueront les quarts de finale de la compétition dans deux semaines, après être venus à bout de l’ambitieux club de Berre L’Etang (13) à l’issue de cette double confrontation. Plus petite ville encore engagée dans ce championnat, la commune haut-garonnaise affrontera Valence d'Agen en quart, dans un duel de petits moyens. Des formations qui tenteront d’aller dans le dernier carré de la plus haute division fédérale, face aux ogres de Genève ou de Chartres. Qui devront, eux, se battre face à six clubs du Sud-Ouest. Cela ne s’invente pas…
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  • stef7
    117123 points
  • il y a 9 mois

Le rugby de nos campagnes, le début de tout et il ne faut pas l'oublier. Tous ces "petits" clubs qui font la richesse et la profondeur de notre réservoir.

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