RUGBY. Top 14. Cyberharcèlement inouï contre des joueurs de Clermont après la défaite amère face à Toulouse
Raka, Fainga'a, Slimani : Cibles d'un cyberharcèlement brutal après la défaite de Clermont. Crédit image : Canal +
La Montagne nous apprend que plusieurs joueurs de Clermont ont été la cible de cyberharcèlement après la défaite en Top 14 contre Toulouse à domicile.

Clermont a essuyé une tempête ce dimanche contre Toulouse en Top 14. Une défaite au goût amer (33-37) qui laisse des traces bien au-delà du pré. Réduits à quatorze dès l'entame, les Jaunards n'ont pas démérité, mais la déception a été grande. Une colère sourde s'est emparée de certains, franchissant la limite du respect.

Dans ce tourbillon, le Tricolore Alivereti Raka, Folau Fainga'a et Rabah Slimani ont principalement été la cible de messages d'une violence inouïe. "'Vos parents sont-ils handicapés ?', "subissez une terrible blessure et ne jouez plus jamais pour nous"... tel est le genre de messages privés qu'a reçus Alivereti Raka, sur son compte Instagram", nous apprend ainsi La Montagne.

L'ASM a rapidement pris position, condamnant ces agissements avec fermeté, rappelant que la passion ne doit jamais rimer avec haine. Le rugby est une histoire de partage, de respect, de convivialité. Quand cette ligne est franchie, c'est l'âme même de notre sport qui est atteinte.

Comme vous, l’ensemble du club ne peut se satisfaire des prestations sportives de l’équipe. Ainsi, nous pouvons entendre vos reproches, votre déception, votre colère et même vos sifflets. Mais nous n’accepterons pas le déversement de haine et les insultes d’une très faible minorité de personnes que nous ne reconnaitrons jamais comme des supporters et encore moins des membres d’une Yellow Army qui fait notre fierté depuis des dizaines d’années.

Alivereti Raka, en particulier, a ressenti de plein fouet cette onde de choc. Attaqué personnellement, sur sa famille, le joueur a été plongé dans un désarroi profond, témoignant de l'impact dévastateur de tels propos.

Selon nos confrères, l'ancien joueur du XV de France aurait pensé à tout arrêter. "Il a un peu repris ses esprits depuis face aux témoignages de soutien. Mais le mal est fait, c'est trop tard maintenant.Heureusement, les messages de soutien ont effet afflué, dessinant un autre visage du rugby, celui de la fraternité et de l'entraide.

Dans ces moments compliqués à traverser pour l’ensemble du club, nous sommes persuadés que la solidarité et le soutien sont nos meilleurs alliés. Jamais nous ne chercherons à censurer votre passion. Elle est la signature et l’âme de notre club … tout comme le respect auquel nous sommes profondément attachés.

Si les critiques font partie de la vie d'un sportif de haut-niveau, le cyberharcèlement n'a lui pas sa place à l'instar des insultes proférées dans le stade. "Des insultes et menaces sont tombées des tribunes (dépassant le cadre habituel des réseaux sociaux où ils sont devenus coutumiers à défaut d’être ordinaires) dépassant de loin ce que nous pouvons accepter", explique le club dans son communiqué. 

Pour rappel, cyberharcèlement est passible de condamnations par la justice. Si l'auteur est majeur et que la victime a plus de 15 ans, l'auteur d'un harcèlement en ligne risque 2 ans de prison et 30 000 € d'amende. Ce n'est pas la première fois que le rugby vit ce type de situation. Lors de la Coupe du monde en France, plusieurs arbitres avaient été la cible de cyberharcèlement. Des procédures judiciaires avaient ainsi été lancées dans plusieurs pays.

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Finissons en avec l'anonymat, cela mettra fin a ce genre de lâcheté pratiquée par des médiocres et des frustrés !

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