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VIDEO. Adopté par Toulouse et la France, Trevor Brennan est fier de voir ses fils avec le maillot bleu
Trevor Brennan a construit sa vie en France et à Toulouse.

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L’ancien 2e ou 3e du XV du Trèfle et du Stade Toulousain, Trevor Brennan parle de son amour pour Toulouse et évoque sa fierté de voir ses gamins réussir dans le rugby français. 

En 2002, le colosse Irlandais Trevor Brennan a débarqué sur la pointe des pieds au Stade Toulousain, en provenance du Leinster. Les premiers mois de son arrivée dans la ville rose, ont été compliqués en termes d’intégration, notamment à cause de la barrière de la langue. Mais c’était sans compter sur des joueurs comme William Servat, qui l’ont aidé à mieux s’intégrer au club. En effet, Brennan explique que « la Buche » lui parlait souvent en anglais, et qu’il l’invitait parfois à des barbecues chez lui. Et que c’est grâce à ce genre de petites choses, que Brennan s’est senti mieux dans le club et qu’il s’est mis au français, pour s’intégrer davantage : "Une fois par semaine, pendant deux heures, je suivais des cours de français sur mes jours de repos, et je suppose que ça m’a aidé". 

Deux ans plus tard, Trevor se sentait si à l’aise, qu’il a ouvert son Pub Irlandais à Toulouse, en 2004, Le « De Danu ». "Le samedi, j'étais au rugby et le lundi au Pub pour servir des Pintes", se souvient-il pour "Le French Rugby Podcast". C’est devenu le point de ralliement des supporters toulousains et certains de ses anciens coéquipiers. "Des mecs (ses anciens coéquipiers) viennent encore dans mon bar pour manger et boire pendant la semaine et le week-end, après les matchs". S'il a depuis cédé son entreprise, il aurait été heureux de recevoir des joueurs chez lui, notamment les étrangers comme Charlie Faumuina ou Pita Ahki car il sait comme il peut être difficile de s'intégrer. "À l'époque, il y avait peu d'anglophones. Il y avait bien les frères Maka mais ils parlaient surtout tongien. Alors quand Gareth Thomas est arrivé en 2005, j'ai enfin eu un compagnon de bar et quelqu'un avec qui parler anglais."Top 14. Quand le Stade Toulousain s'amuse avec la signature de Daniel BrennanTop 14. Quand le Stade Toulousain s'amuse avec la signature de Daniel BrennanUne intégration parfaite, qui l’a rendu amoureux de la ville et du pays, comme il l’a pu le confier à Benjamin Kayser : "Je suis chanceux, car le Leinster et l'Irlande m'ont donné ma première chance. Mais j'étais été encore plus privilégié, car Toulouse et la France m’ont offert une seconde chance". Alors qu'il avait signé pour deux ans, il y a finalement prolongé pendant cinq ans. Il poursuit en expliquant qu’il est plus supporter français qu'irlandais. "Je suis tombé amoureux du club, et de cette ville et des Toulousains. Je suppose que c'est parce que c'est la première fois que je me suis senti accepté comme joueur de rugby." En Irlande, où il a commencé à jouer dans un petit club, il s'était toujours senti jugé car il n'avait pas suivi un chemin tout tracé. "Ma famille m'a finalement reconnu comme joueur de rugby quand j'ai signé à Toulouse."France U20 - Contacté par le Munster, Daniel Brennan a choisi la France, aux dépens de l'Irlande ?France U20 - Contacté par le Munster, Daniel Brennan a choisi la France, aux dépens de l'Irlande ?Depuis qu’il a rejoint les Rouge et Noir en 2002, sa vie se passe dans la Ville rose. Sa passion pour le rugby et le Stade Toulousain, Trevor l’a transmis à ses enfants, sans pour autant leur mettre la pression. "Je n’ai jamais vraiment mis de pression à mes enfants pour qu’ils fassent du rugby. Ils ont fait un peu de tout : du judo, de la boxe, en passant par le football et finalement le rugby, un peu par erreur. Ils ont commencé dans le village où je vis et ils ont été finalement détectés par des sélections." Son premier enfant, Daniel a été formé au Stade Toulousain et est aujourd’hui au CA Brive. Il a porté à plusieurs reprises le maillot des U20 au poste de pilier et faisait notamment partie de la génération dorée qui a remporté le Tournoi et la coupe du monde de la catégorie en 2018 aux côtés des Carbonel, Barassi, Ntamack… Tandis que son second enfant, Joshua né en 2001, a lui, signé son premier contrat pro avec le Stade Toulousain en tant que deuxième ligne, à l’été 2020. Il joue également avec les moins de 20 ans depuis 2020, et a plusieurs fois été capitaine de cette équipe. La réussite de ses gamins, Trevor en est très fier et y voit une belle histoire :

Je serai un père très fier de les voir porter le maillot français, ce serait fantastique. C’est une belle histoire, car j’ai joué avec l’Irlande et mes enfants ont suivi mes traces, mais ils portent évidemment le maillot bleu. Mais cela a du sens, car la France nous a adoptés en tant que famille.

Pour revoir l'intégralité de l'émission (en anglais), c'est par ici :

Théophane Le Bourgeois
Théophane Le Bourgeois
Cet article est rédigé par Théophane Le Bourgeois, un grand merci pour sa contribution ! Vous pouvez proposer des textes de deux manières :
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Et oui ce qu’on appelle une chance pour la France !

L'avait le sang chaud le Trevor, valait mieux ne pas trop lui courir sur le haricot, même en tribune...

@lelinzhou

Sur le terrain c'était la chasse au Trévor ???

@Amis à Laporte

Je dis OUI!

@Amis à Laporte

Aujourd'hui il a acheté une île.

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