Coupe du monde 2023. Ovale Masqué a imaginé les villes idéales pour chaque nation !
Ovale Masqué voit bien les Bleus du côté de Nice en 2023.
En 2023, les meilleures nations de l'ovalie s'installeront en France pour plusieurs semaines lors de la Coupe du monde. Quel serait leur camp de base idéal ?

Ça y est, le calendrier de la Coupe du monde 2023 a été révélé ! Avec, au menu, tout un tas d’affiches alléchantes aux quatre coins de l’Hexagone. Vous salivez déjà en imaginant votre road trip de deux mois, tandis que votre banquier, lui, commence peut-être à avoir des bouffées de chaleur. Mais vous n’êtes pas seuls à faire des plans sur la comète. Du côté des staffs des sélections nationales, on s’active aussi pour préparer l'événement de la meilleure façon possible. Avec une question : quel(s) lieu(x) choisir pour établir son camp de base tout au long de la compétition ? Pour rigoler un peu, nous avons essayé d’imaginer les différentes options possibles pour les 12 équipes d’ores et déjà qualifiées pour la compétition. Avec des raisonnements qui défient toute logique.[OFFICIEL] Calendrier de la Coupe du Monde France 2023 : Quelles villes accueilleront quels matchs ?[OFFICIEL] Calendrier de la Coupe du Monde France 2023 : Quelles villes accueilleront quels matchs ?

Afrique du Sud - Bobigny

Champions du monde en titre, les Springboks tenteront de faire le doublé sur des terres hospitalières pour eux : en 2007, c’est en France qu’ils avaient remporté leur deuxième trophée Webb-Ellis. À l’époque, les hommes de Jake White avaient établi leur camp de base à Noisy le Grand. Un choix qui peut paraître surprenant, mais si la Seine-Saint-Denis a parfois mauvaise presse, quand on a connu les townships d’Afrique du Sud, un séjour à Noisy-le-Grand passe probablement pour des vacances à Disneyland. En 2023, les Boks joueront la plupart de leurs matchs de poules dans le sud (Marseille à deux reprises, Bordeaux). Mais le choc de la poule B, face à l’Irlande, aura bien lieu à Saint-Denis. On a donc envie de penser que les Boks seront superstitieux et choisiront à nouveau le 93 comme terre d’accueil. Pour changer un peu, on les mettrait bien à Bobigny, cette fois. Une belle façon de rendre hommage à l'un des meilleurs clubs du département, qui a vu éclore un des joueurs favoris des lecteurs du Rugbynistère : l’immense Yves Donguy.

Angleterre - Brive

En 2007, les sujets de Sa Majesté s’étaient installés dans la cité royale de Versailles, ce qui ne les avait pas empêchés de garder la tête tout au long du tournoi et d’atteindre la finale. En 2023, changement de décor. On les imagine bien aller faire un tour du côté de la Corrèze. Une région réputée pour sa forte communauté britannique, et dont le club phare, le CA Brive, est présidé par l’Anglais Simon Gillham. Surtout, on ne résiste pas à l’idée de voir Joe Marler découvrir la culture locale, et s’ambiancer sur Le petit bonhomme en mousse.

Argentine – Paris

En 2007, l’Argentine avait réalisé une Coupe du monde magnifique, débutée sur les chapeaux de roues par une victoire face à la France en match d’ouverture et terminée sur nouveau succès sur les Bleus pour la 3e place. À l’époque, les Pumas s’étaient installés à Paris, choix plutôt logique vu que la moitié de l’équipe jouait au Stade Français. En 2023, les choses ne devraient pas être tellement différentes puisque Nicolas Sanchez, Pablo Matera ou Marcos Kremer portent tous fièrement le maillot rose. Et puis, Paris est une ville où ils devraient se plaire : gentrification, loyers hors de prix… un cocktail qui menace d’anéantir toute mixité sociale dans la capitale. Idéal pour ne pas être trop tenté de faire des tweets fâcheux.

Irlande – Bordeaux

En 2007, les Irlandais avaient posé leurs bagages à Bordeaux, une ville qui leur avait laissé un très bon souvenir malgré un Mondial complètement raté. Les supporters du Munster et du Leinster y ont également leurs habitudes, puisqu’ils étaient venus en nombre encourager les provinces face au Racing 92 et à Clermont lors des demi-finales européennes en 2012 et 2018. Le choix apparaît donc logique, d’autant plus que le XV du Trèfle jouera son premier match de poule au Matmut Atlantique. Petit bonus qui ne gâche rien : le service de neurochirurgie du CHU de Bordeaux est reconnu comme l’un des meilleurs d’Europe, ce qui pourrait être utile si Jonathan Sexton dispute la compétition.

Pays de Galles - Vannes

On le sait, le pays de Galles a beaucoup de points communs avec la Bretagne : une météo capricieuse, un patois local incompréhensible et une passion pour les breuvages alcoolisés. C’est donc en toute logique que le XV du Poireau devrait se sentir comme à la maison à Vannes. En plus, les supporters du RCV ont déjà l’habitude de chanter le Bro gozh ma zadoù, version bretonne du célèbre Land of my fathers.

Écosse – Clermont-Ferrand

Là aussi, c’est l’évidence. Les Clermontois et les Écossais ont beaucoup en commun, à commencer par un amour du beau jeu pas toujours très bien récompensé. Vern Cotter, Nathan Hines, Jason White ou Greig Laidlaw : nombreuses sont les personnalités ayant marqué à la fois le XV du Chardon et l’ASM. Et niveau ambiance, la ville de Clermont-Ferrand, rugueuse cité industrielle au charme discret, n’est pas sans rappeler la splendeur des faubourgs de Glasgow. Finn Russell et ses amis ne seront donc pas dépaysés.

Fidji  Limoges

En 2023, les Fidji seront l’équipe que tout le monde voudra voir : qu’elle gagne ou non, on sait que le spectacle est toujours au rendez-vous. Et les Bordelais seront particulièrement gâtés, car ils auront le droit d’assister au choc face au Pays de Galles, et à un deuxième match de poule des Flying Fijians, probablement contre la Géorgie. L’occasion de revoir Semi Radradra au Matmut Atlantique, et sans que cela ne coûte un seul sac Vuitton à Laurent Marti ! Néanmoins, impossible de loger la délégation fidjienne en Gironde : la proximité des vignobles pourrait occasionner trop de dérapages extra-sportifs. On les mettrait donc plutôt vers Limoges, une ville pas réellement réputée pour la qualité de sa vie nocturne. Un plus : les Fidjiens connaissent déjà bien l’endroit, puisqu’ils avaient préparé l’Autumn Rugby Cup là-bas. Avec le succès que l’on connaît.

Italie – Lyon

Lyon et La Botte, c’est une belle histoire d’amour. L’immigration italienne est forte dans la cité de Gaules, et ce depuis deux siècles, et ce n’est probablement pas un hasard si la Squadra Azzura jouera deux fois au Parc OL lors du Mondial en 2023, dont un choc attendu face au XV de France. Et puis, d’ici là, on peut imaginer que Sergio Parisse, 39 ans, sortira d’une très bonne saison avec le LOU (qui a pour l’habitude de récupérer tout le club du 3e âge du RCT). Il pourra ainsi effectuer son retour en sélection pour disputer sa 6e et dernière (?) Coupe du monde dans sa nouvelle ville d’adoption. Le scénario rêvé.

Japon – Versailles

Le saviez-vous ? Un certain nombre de Japonais ont développé une passion étrange pour Marie-Antoinette, considérée comme une véritable icône au Pays du Soleil Levant. Cela est en partie dû au succès du manga La Rose de Versailles, publié pour la première fois en 1972, et qui a connu une adaptation en série animée (Lady Oscar, que vous connaissez peut-être car il a été diffusé en France). Il y a même eu un film Lady Oscar, produit par les Japonais et réalisé par un grand réalisateur français, Jacques Demy ! (qui avait là montré sa grande ouverture. Demy d’ouverture. Vous avez compris ?). Sachant cela, il paraît évident que les Japonais se plairont à Versailles, où ils pourront réviser leur Histoire de France et faire plein de photos. Je précise que je ne dis pas ça parce qu’ils sont Japonais : les touristes de tous pays aiment prendre des photos à Versailles, ne me prêtez pas de mauvaises intentions.

Australie  Biarritz

Dans la vie, on n’a pas toujours de la chance au tirage. C’est le cas des Australiens en 2023, qui vont enchaîner les destinations paradisiaques lors du premier tour : Saint-Denis, la banlieue lyonnaise, puis Saint-Etienne à deux reprises. De fantastiques lieux de tournage pour les films de frères Dardennes, certes, mais on est loin de la douceur de vivre à la française fantasmée par les étrangers. Pour éviter de plonger ces pauvres Wallabies dans la dépression, pas le choix, il faut les loger à Biarritz. Au moins, ils pourront y profiter de l’été indien et s’offrir quelques sessions de surf. Si la météo est clémente, ce qui n’est pas toujours garanti au Pays Basque (j’ai déjà vanné les Bretons là-dessus, pas de raisons que les autres ne prennent pas aussi).

La Nouvelle-Zélande  Toulouse

Comme à chaque Coupe du monde, tous les yeux seront tournés vers la Nouvelle-Zélande. Car, non-contents d’être la meilleure équipe de rugby du monde, les All Blacks sont aussi une véritable attraction touristique. Pour certains observateurs, cela leur avait coûté cher en 2007 : leurs obligations médiatiques (on se souvient de bains de foules à Marseille et à Toulouse) n’avaient pas aidé à garder les joueurs concentrés sur leur objectif de titre mondial. En 2023, le XV de France DOIT gagner sa Coupe du monde à domicile. Pour mettre un maximum de chances de notre côté et battre les Blacks dès le match d’ouverture, il faut donc essayer de les déconcentrer un maximum. Les loger à Toulouse, capitale française du rugby où n’importe quel joueur sera reconnu et harcelé de demandes de selfie dans la rue, semble donc être la meilleure option. Et si Byron Kelleher pouvait faire découvrir quelques bars à ses compatriotes, alors là, ce serait définitivement gagné. Puis qui n’a pas envie de partager quelques pintes avec Beauden Barrett à 4h du mat’ devant Le Ministère ?

France – Nice

Certes, le XV de France dispose d’un joyau avec le CNR de Marcoussis, véritable forteresse impénétrable du rugby français (l’actualité récente ayant prouvé qu’il était plus facile d’en sortir que d’y rentrer). Mais qui dit Coupe du monde dit évènement exceptionnel, et pour bien se préparer, les Bleus auront probablement besoin de casser la routine. Alors pourquoi ne pas aller à… Nice ! Ce serait original, Nice. Quoi de mieux que le climat doux de la Côte d’Azur pour bien se préparer ? En plus, Serge Simon est niçois (ainsi que médecin, même si ça n’a rien à voir) et connaît certainement des bons endroits où aller déguster des gaufres entre deux entraînements.

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Coron Avirus est rentré facile au CNR, lui !

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