Il y a vingt ans, le Castres Olympique soulevait le bouclier de Brennus

Il y a vingt ans, le Castres Olympique soulevait le bouclier de Brennus
Laurent Labit a déjà soulevé le Brennus avec le Castres Olympique.
Pour Laurent Labit, la finale de samedi aura forcément quelque chose de spécial. Il y a 20 ans, il soulevait déjà le Brennus avec le Castres Olympique. Le 5 juin 1993, il y presque vingt ans jour pour jour, le Castres Olympique remportait le 3e bouclier de Brennus de son histoire en battant Grenoble 14 à 11. A quelques jours de la grande finale du Top 14 opposant le CO au RC Toulon, nul doute que ce match évoquera quelque chose à Laurent Labit. L'actuel entraîneur des arrières castrais était l'arrière de l'équipe sacrée cette année-là championne de France au Parc des Princes. Un titre remporté dans la confusion, la validité de l'essai castrais étant contestée par les Grenoblois.

A la réception d'une chandelle de Francis Rui, le capitaine du CO, le demi de mêlée grenoblois Franck Hueber semble aplatir dans l'en-but avant de relâcher le ballon. Pour l'arbitre de la rencontre, Daniel Salles, c'est un en-avant dont profite Gary Whetton, le deuxième-ligne All Black qui aplatit à son tour. Salles reconnaîtra treize ans plus tard son erreur. Cet essai fait basculer la partie en faveur des Tarnais malgré la transformation manquée de Laurent Labit. Grenoble ne reviendra plus et voit s'envoler ses rêves de bouclier...

En remportant ce titre, le CO met fin à quarante-trois ans de disette en championnat de France. Une éternité ! Le héros de cette rencontre n'est autre que Gary Whetton, sacré champion du monde avec les All Blacks six ans plus tôt. Il est le premier joueur néo-zélandais à soulever le bouclier de Brennus. Mais vingt ans après, Whetton ne sera pas au Stade de France... Invité par son ancien club, il a préféré décliner l'invitation pour pouvoir fêter les vingt ans de son fils... né en France ! Laurent Labit, a tout de même signalé que son ancien coéquipier enverrait «un message vidéo avant la finale.» Un joli clin d’œil.

Voici en vidéo l'essai polémique de Gary Whetton :