Leo Cullen : « Ma foi dans le système a changé »

Leo Cullen : « Ma foi dans le système a changé »
Le capitaine de Leinster ne comprend pas.
Leo Cullen ne comprend pas l'absence de sanction envers son compatriote, Paul O'Connell. Une décision qui remet en cause sa confiance dans le système disciplinaire. La polémique enfle sérieusement en Irlande suite à l’absence de suspension envers Paul O’Connell, pourtant coupable d'un coup de pied à la tête de l'ailier du Leinster Dave Kearney le week-end dernier. En effet malgré la rudesse du geste et ses conséquences (K-O pour Kearney), la commission de discipline a décidé, par l’intermédiaire de son officier lors du match, de ne pas citer le capitaine du Munster au motif que cela « résulte d’une négligence non intentionnelle. » La pilule est donc dure à avaler pour certains de ses compatriotes, à commencer par Leo Cullen (35 ans 32 sélections), ancien coéquipier de O’Connell sous le maillot flanqué du Trèfle, via l'Independent :

Je suis vraiment déçu par la tournure qu’a pris cet incident. Un joueur a clairement été assommé par un autre joueur alors qu’il était au sol. Je ne vois pas comment il pouvait avoir le ballon sans heurter sa tête. Je ne suis pas certain du caractère intentionnel du geste mais c’était clairement imprudent.


S’il n’a pas vu l'action de ses yeux, le capitaine du Leinster en a tout de suite fait part à l’arbitre de touche après en avoir été informé. « Mon premier instinct est de protéger mes joueurs mais l’arbitre ne l’avait pas vu également, sinon il serait allé voir l’Officier à la citation. » Cullen, inquiet, émet aujourd’hui de sérieux doutes quant à la validité du processus disciplinaire :

Les joueurs doivent avoir foi dans le système mais pour ma part celle-ci a changé. Cet incident aurait clairement dû être examiné à un niveau supérieur – sous-entendu la Commission de discipline ndlr – mais ça n'a pas été le cas pour je ne sais quelle raison. Cela renvoie une très mauvaise image de notre sport. J’ai peur de l’effet que cela pourrait avoir sur les parents. Imaginez que ce soit votre enfant qui ait été assommé par un coup de pied. Vous hésiteriez sérieusement avant de le laisser rejouer au rugby.