Le rugby, la chance d'une vie meilleure pour les jeunes aborigènes d'Australie
Australie : Kurtley Beale rend visite à de jeunes joueurs aborigènes.

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Découvrez comment une association fondée par le premier aborigène wallaby, Lloyd McDermott, aide les jeunes aborigènes d'Australie à travers le rugby.
Kurtley Beale, Wendell Sailor, Jim Williams, Mark Ella et son frère Glen ainsi que la fratrie Fainga’a, qui évolue chez les Reds, ont tous eu l’honneur de défendre les couleurs de leurs pays, en l’occurrence l’Australie. Une fierté pour n’importe quel joueur de rugby qui revêt ici une symbolique encore plus grande. En effet, tous ces joueurs sont d’origine aborigène. En Australie, ce terme regroupe les personnes dont les ancêtres étaient présents lors de la colonisation par les Européens, et notamment les indigènes du détroit de Torrès, dont est originaire Sailor. A la différence des Aborigènes, ces derniers sont mélanésiens, et par certains aspects, leur culture s'apparente plus aux traditions de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Il faut savoir qu’être une personne de couleur en Australie ne veut pas forcément dire que l’on est apparenté à ces populations. C’est d’ailleurs le cas de l’un des plus célèbres joueurs de rugby d’origine aborigène, Lloyd McDermott, dont la peau est blanche.

Si McDermott, connu également sous le nom de Mullenjaiwakka, est en quelque sorte une légende, c’est parce qu’il a été le premier joueur aborigène à représenter son pays mais également le premier avocat aborigène d’Australie. S’il n’a porté le maillot des Wallabies qu’à deux reprises, son passage a laissé une empreinte indélébile dans l’histoire de son sport. Ailier aux principes forts, il a refusé de prendre part à la tournée en Afrique du Sud en 1962, en choisissant de ne pas jouer en tant que « blanc » dans un pays où sévissait l’apartheid. Icône forte pour le mouvement aborigène, il a décidé de créer en 1992, le Lloyd McDermott Rugby Trust dont la devise est « donner à la jeunesse aborigène et originaire des iles du détroit de Torres un futur grâce au rugby ». Un défi à la hauteur de la situation dans laquelle se trouvait cette population, aux conditions de vie précaires et encore trop souvent discriminée.

La déscolarisation, un fléau majeur

C’est donc par le sport, vecteur important d’intégration sociale, que ce fond, devenu la Lloyd McDermott Rugby Development Team Inc en 1995 s’est employé à essayer de donner un avenir à la jeunesse aborigène. En étroite collaboration avec la fédération australienne de rugby, la LMRDT prend sous son aile des lycéens et des lycéennes et leur inculque les valeurs du rugby avec l’espoir que cette discipline leur permettra de gravir l’échelle sociale. Il faut savoir qu’en Australie, le rugby est historiquement le sport des classes sociales supérieures et qu’il se pratique dans des établissements privées que ne peuvent bien évidemment pas se payer la plupart des Aborigènes. Jouer au rugby est donc un moyen de poursuivre une scolarité dans des lieux prestigieux, notamment grâce à un système de bourses scolaires. Une manière pour cette association de lutter contre la déscolarisation, fléau majeur de la population indigène. De fait, ceux qui ne percent pas dans le rugby ont également la chance de passer des diplômes pour accéder à l’université ou à un emploi.

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Très bel article.. mais il faut préciser qu'on parle de joueurs métis... il est trop tard pour tendre la main au peuple Aborigène "😜ur" puisque celui ci se laisse mourir depuis des décennies en ne se reproduisant plus...
ça n'enlève rien à ces actions qui vont dans le bon sens pour les démunis!!
(désolé pour cette digression extra-rugbystique..)

super article top!bonne initiative

  • agenox
    53220 points
  • il y a 6 ans

Bravo et merci pour cet excellent article trés intérréssant , complet et bien documenté.

Superbe article. Si on parle souvent de ce problème pour l'Afrique du Sud, c'est bien la première fois que j'en entends parler pour l'Australie.

  • TPhib
    47835 points
  • il y a 6 ans

Merci pour la relecture Alabonnaire 😊

Superbe article , en dehors des terrains le rugby est un vrai moteur social et culturelle . On en a la preuve ici même

Bravo pour l'article, c'est passionnant ! D'accord avec Mr rov.
Juste quelques petites coquilles :
- "intégration social" => 'intégration sociale"
- 'Il n'y a qu'à avoir" => "Il n'y a qu'à voir"
- "des rendez-vous plus traditionnels et culturelles" => "des rendez vous plus traditionnels et culturels

  • TPhib
    47835 points
  • il y a 6 ans

Merci Cedirak, petite coquille en effet.

  • Charly
  • il y a 6 ans

Yes super article! Le mélange est effectivement plus réussi en Nouvelle Zélande qu'en Afrique du Sud et en Australie... Fallait pas s'attendre à autre chose quand on voit ce que ces derniers ont fait en arrivant! Et je me souviens de Andrew WALKER qui est un aborigène qui a la particularité d'avoir joué aussi bien en équipe australienne à XIII qu'à XV 😉 Un ancien des ACT Brumbies

  • Cedirak
    20477 points
  • il y a 6 ans

ça ne serait pas plutôt Mark Ella? Glen je connais mais pas Mike...

Ça fais plaisir à lire, mais j'ai du mal à comprendre comment on peut avoir une équipe nationale à l'origine "blanche" dans un pays "coloré"
Comme dirait Cartman: "ça trou l'cul"

  • mr rov
    21375 points
  • il y a 6 ans

félicitations, le rugbynistere, c'est pas que de la déconne et des beaux essais en vidéo, c'est du sérieux aussi. On apprend plein de truc!
Super les gars.

Tres bon article. C'est une bonne nouvelle pour le rugby et pour les jeunes démunis. Le rugby n'est pas une fin, mais un moyen. Ce n'est pas la seule solution, mais c'en est une.

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