TOP 14. Le Stade Toulousain aurait-il un intérêt à devenir un “club de socios” ?
L'idée commence à faire son trou mais qu'est-ce que cela signifie réellement ?
Un article paru dans la Dépêche du Midi dresse la possibilité d’un Stade Toulousain “appartenant à ses supporters”. Fantasme ou réalité ?

Ce dimanche 19 septembre, un article de la Dépêche du Midi rapporte une parole du président du Stade Toulousain, Didier Lacroix, datant d’il y a une dizaine de jours. Ce dernier explique en conférence de presse qu’il envisage “une recapitalisation du club pour renforcer les fonds propres.” Il cite même un modèle économique bien particulier issu du monde du football et qui a tendance à en faire rêver certains, celui des “socios”. Cependant, si l’idée d’être financée par ses propres supporters peut sembler être idéale, elle réserve parfois quelques mauvaises surprises. Dans l’article de la Dépêche du Midi cité ci-dessus, Christophe Lepetit, économiste du sport, explique plusieurs détails liés à ce modèle. Il dit notamment : “C’est proposer des actions “Stade Toulousain” au grand public, à un tarif accessible. Mais c’est aussi, mécaniquement, et si les autres actionnaires ne renforcent pas leur position, faire diminuer l’influence des acteurs privés ou associatifs. [...] Faire entrer les supporters, c’est introduire un nouveau contre-pouvoir.”Le Biarritz Olympique lance une augmentation de capital et sollicite ses socios pour rester en Pro D2Le Biarritz Olympique lance une augmentation de capital et sollicite ses socios pour rester en Pro D2

Si ce modèle semble familier pour certains, le mot socios doit sembler bien barbare à d’autres oreilles. Mais alors, que représente ce mot ? Le terme définit un modèle économique pratiqué par plusieurs clubs de football, majoritairement ibériques et latino-américains. Il consiste en l’implication d’un certain nombre de supporters, cela peut aller jusqu’à plusieurs centaines de milliers, au sein de la gouvernance d’une entité sportive.

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  • Yonolan
    180967 points
  • il y a 2 ans

Socio
Pour ma part ça me rajeunit et me rappelle un de mes vieux profs Bernard Cathelat et les sociostyles ..
A l’époque des sacrosaintes CSP (catégories socio professionnelles), il avait imaginé une classification de population en fonction de leur style de vie ; et pas simplement statique mais avec des tendances évolutives en fonction des vagues .. une belle ouverture de réflexion
Alors parler de socios pour les terres de rugby ça a du sens
Et surtout que les vents risquent dans le futur d’être contraires aux terres de rugby
Il n’aura échappé à personne qu’un combat se joue et l’aspect sportif étant au deuxième plan
Qu’est-ce qui doit générer les plus de revenus : les équipes nationales ou les clubs ?
Avec toutes les conséquences au niveau des différents championnats
Au niveau mondial c’est même presque une opposition Nord Sud
En France les clubs sont aussi des marques et certains des marques très fortes
Est-ce passéiste que de penser que le rugby doit ancrer ses racines et puiser sa force dans ces terres de rugby ? et comme tout bon jardinier de continuer à défricher et semer sur d’autres terres ?
Et rester dans une forme d’économie réelle et ne pas être juste le réservoir d’une équipe nationale, ou la danseuse d’un milliardaire en quête d’ego ou de reconnaissance (même si certains clubs y sont déjà) ?
Alors impliquer plus dans les clubs ces anonymes pour qui le rugby fait partie de leur vie, me parait de nature à fortifier ces racines locales
Mais ce modèle est-il compatible avec la voracité financière et expansionniste des instances mondiales qui ne peuvent jurer que par les équipes nationales ?
Et augmenter l’attractivité mondiale (et donc la valeur financière ) des compétitions et l’intérêt des diffuseurs et des annonceurs ?
Si je devais mettre une petite pièce, ce serait pour certains clubs et pas pour une équipe nationale
Pour continuer à voir cet engouement de ces terres de rugby ; pour continuer à voir ce lien intergénérationnel ; pour continuer à écouter ces histoires de joueurs ou de matchs que les vieux racontent aux gamins
Parce que pour moi la vraie mondialisation c’est comprendre que tu ne peux t’exonérer de vivre sur la terre, quel que soit ton pays ; mais que tu ne peux oublier tes racines car c’est là aussi que tu puises ta force ; même si tes racines ne te condamnent pas à vivre toujours au même endroit ; et même si tu as créée tes propres racines

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