Qui sont les Argentins passés par le Stade Français avant Pablo Matera ?
Qui sont les Argentins passés par le Stade Français avant Pablo Matera ?

Le Rugbynistère a besoin de votre soutien !

-70% de revenus pour le Rugbynistère avec l'arrivée du Covid-19. Aidez-nous à faire face à la crise !
Capitaine des Pumas, Pablo Matera arrive au Stade Français Paris. Pour marcher dans les pas de plusieurs légendes...

Quand j’avais quatorze ou quinze ans, les plus grands joueurs des Pumas jouaient ici. Pichot, Hernandez, Roncero, c’étaient les icônes du rugby argentin.” Capitaine de la sélection sud-américaine, Pablo Matera a donc débarqué dans la capitale, une fois la Coupe du monde terminée. En revêtant le maillot des Soldats Roses, le Puma perpétue la tradition et vient agrandir la colonie des joueurs argentins passés par le club aux 14 boucliers de Brennus.

Et peu importe si la situation du Stade Français Paris est plus difficile que prévu, comme il l’explique au Midi Olympique : “le défi est différent, mais il est peut-être encore plus grand, plus beau.

Battu par les flots, comment le Stade Français peut-il éviter de sombrer ?Battu par les flots, comment le Stade Français peut-il éviter de sombrer ?

Quel héritage Matera laissera-t-il chez les Parisiens ? Retour sur les Argentins qui ont porté le maillot du club.

Ils font partie des légendes

Quand il débarque à Paris, en 2003, Juan Martin Hernandez n’est pas encore El Mago. D’ailleurs, il ne joue pas encore ouvreur, mais arrière ou ailier. Très vite, il s’impose dans la rotation d’un club qui est alors la grosse référence du rugby français, avec Biarritz et le Stade Toulousain. Replacé à l’ouverture par Fabien Galthié (et Marcelo Loffreda sur la scène internationale), il explose définitivement, et quitte la capitale avec deux Brennus, et une finale (perdue) de coupe d’Europe.

Autre légende du club, Agustin Pichot. Celui qui est aujourd’hui le vice-président de World Rugby a également porté le maillot parisien de 2003 à 2009, avec une parenthèse d’une saison chez le voisin du Racing. Comme Hernandez, avec qui il forme une charnière 100% argentine, le n°9 compte deux Brennus, et une finale de coupe d’Europe perdue.

Troisième argentin à faire partie des joueurs emblématiques passés par la capitale : Rodrigo Roncero. Pilier gauche venu de Gloucester, déjà international, se doutait-il qu’il allait devenir par la suite l’un des meilleurs avants de l’histoire du club ? Champion de France en 2007, lui restera jusqu’en 2012, époque où les résultats du Stade avaient déjà commencé à chuter.

Avant ces trois-là, un Argentin faisait déjà des siennes pour une formation qui n’avait pas encore adopté le rose : Ignacio Corleto. L’arrière repéré par Narbonne arrive dès 2002, ce qui lui permet d’être sacré champion de France en 2003, 2004 et 2007. Nani prend sa retraite deux ans plus tard.

Enfin, difficile de ne pas citer Diego Dominguez. S’il est surtout connu pour avoir porté le maillot de l’Italie, le n°10 est né en Argentine, à Cordoba. Il a également représenté les Pumas à deux reprises, en 1989. Parisien de 1997 à 2004, il a été sacré quatre fois champion de France. Une icône. Né et élevé en Argentine de parents italiens, Sergio Parisse n’a jamais joué pour les Pumas.

Ils ont laissé de bons souvenirs

De 2008 à 2011, Juan Manuel Leguizamon aura connu plusieurs coachs : Ewen McKenzie, Jacques Delmas, Michael Cheika… Pas la meilleure période du club, mais des performances toujours régulières de sa part.

Comme Hernandez, Lucas Borges honore sa première sélection contre le Paraguay en 2003, victoire 144-0. Mais l’ailier doit attendre un an avant de rejoindre l’Hexagone. S’il part sur un titre de champion en 2007, Borges ne joue pas la finale, barré par Dominici et Arias. Il inscrit huit essais en trois saisons, assez peu pour un ailier qui n’aura jamais été un premier choix, et qui évoluera à Dax et Albi par la suite.

Frère du Clermontois Super Mario, Pedro Ledesma n’a pas laissé autant de traces que son aîné. Mais il aura finalement porté le maillot stadiste de 2006 à 2011, lui qui n’était pourtant venu que pour un an. En finale au Stade de France face à… l’ASM de Mario, lui est même titulaire au poste de pilier droit.

Talent sous coté, Martin Rodriguez Gurruchaga aura eu le malheur d’évoluer à Paris à une période sombre du club. De 2010 à 2013, l’arrière ou centre buteur aura pourtant laissé un bon souvenir. Comme pour son premier match de Top 14 au Stadium de Toulouse, où il inscrit un essai, et tous les points de son équipe. Bémol : aucun trophée à se mettre sous la dent, avant un retour au pays dans l’anonymat. Dommage.

Un échec

Même poste que Roncero, mais pas la même destinée pour Ramiro Herrera. L’ancien Castrais, revenu au bercail pour représenter les Jaguares en Super Rugby, n’a par la suite jamais vraiment retrouvé son niveau à Paris, entre 2017 et 2019. Avant de se voir indiquer la porte de sortie par Heyneke Meyer.

De la même génération que Rodriguez Gurruchaga, Gonzalo Tiesi a débarqué au même moment, mais n’aura joué que deux ans, à l’époque de Michael Cheika. Centre venu des Harlequins, il ne dispute que 18 matchs sous le maillot parisien. A son départ, Lisandro Gomez Lopez le remplace, mais ce dernier ne joue que trois rencontres de Challenge, avant de prendre la direction de Bobigny et la Fédérale 1. Arrivé la même année, le 2e ligne Juan Cruz Guillemain (neuf matchs) en... trois saisons. Il joue aujourd'hui en Espagne.

Légende du rugby parisien, Felipe Contepomi est malheureusement arrivé en fin de carrière (2011/2013). Sans pouvoir apporter à un collectif alors en perdition. On se souviendra de son drop face au Stade Toulousain, finalement inutile pour la victoire, Paris étant mené… de six points. L’Argentin est docteur, mais pas en mathématiques.

Nicolas Sanchez est arrivé comme un sauveur, mais symbolise les errements de la direction stadiste. Attention : l’ouvreur est un bon joueur, expérimenté sur la scène internationale. Mais mérite-t-il de faire partie des 20 plus gros salaires du monde, alors que Paris possédait déjà deux internationaux (Steyn, Plisson) à son poste ? Pour le moment, son apport sportif n’est pas en adéquation avec l’investissement des All Pinks. Mais il pourrait être décisif dans la course au maintien. Et basculer lui aussi dans la légende ? Tout ce qu'on lui souhaite !

Vous devez être connecté pour pouvoir participer aux commentaires
  • Max G.
    68 points
  • il y a 6 mois

Diego Dominguez !!!!! Ce mec était aussi fort que Wilkinson au pied et excellent gestionnaire !!!! Et puis surtout quelle classe !!!! Fallait le voir avec les gamins !!!! J'le verrai bien manager l'année prochaine !!

Vais je oser...
Parise !

Diego Dominguez parce que c'est la classe à l'état pur.
Ignacio Corleto parce que j'ai toujours aimé le joueur (le genre de joueur fidèle qui marque les supporters).
Juan Martin Hernandez parce que punaise ce qu'il a pu nous faire souffrir à l'époque (et que s'il ne s'était pas mis dans la tête que son vrai poste était ouvreur, il serait aujourd'hui considéré comme un des meilleurs arrières de l'histoire).

Malheureusement il y a peu de chances de voir des joueurs marquer autant le club à l'avenir, parce que le club est loin des sommets mais surtout parce que le rugby et le Stade Français ont terriblement changé depuis.

@Team Viscères

Je ne sais pas, je l’ai toujours trouvé fantastique, en 10, en 12, en 15, la grande classe

  • breiz93
    54988 points
  • il y a 6 mois

Diééégo, Diééégo!
C'était quelque chose quand on scandait son nom!
Ce n'est pas demain que Nicolas Sanchez aura le même soutien du public.

@breiz93

J’ai rarement autant aimé un joueur étranger, comme Sergio en fait. Bizarre que ces deux joueurs aient joué pour le SF et l’Italie. D’immenses joueurs tous les deux

  • breiz93
    54988 points
  • il y a 6 mois
@Le Haut Landais

Sergio un Capitaine qui manque cruellement au Stade aujourd'hui...

Aaaah, le drop de Contepomi ! Je comprenais pas ce qui se passait, et lui non plus d'ailleurs !

@Yann Béli

Si je devais faire un classement des dix plus grands moments du championnat depuis que je le suis, ce drop serait dedans. Même en écrivant le scénario d'un match à l'avance personne (pas même Ovale Masqué) n'aurait pu imaginer un tel bouquet final, apothéose de comédie et de tragédie mêlées.

Derniers articles

News
News
Transferts
News
News
News
Vidéos
News
News
News
News