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FRANCE - AUSTRALIE : la troisième ligne a-t-elle été la clé du match ?
XV de France : Numéros 6, 7 et 8, quelles différences ?

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La 3ème ligne a sûrement été la clé du match. Trois numéros 8 côté tricolore , trois flankers pour les Wallabies. On est loin de l'association traditionnelle.

Samedi soir, la France a livré une copie très intéressante dans le jeu face à l’Australie. Certes diminués, les Wallabies présentaient une équipe compétitive, digne de son troisième rang mondial au classement World Rugby. Pour la troisième fois consécutive, Guy Novès a opté pour trois numéros 8 au moment de désigner sa troisième ligne. Louis Picamoles a été aligné à son poste de prédilection, accompagné du Rochelais Kévin Gourdon et du Toulonnais Charles Ollivon.

En face, l’Australie a choisi l’option inverse : aligner trois flankers, avec David Pocock (utilisé d’habitude en 8), Scott Fardy, et le jeune Sean McMahon en troisième ligne centre, mais lui aussi flanker de formation.

Le sélectionneur des Bleus a pris cette habitude en équipe nationale lors de la tournée sud-américaine en Argentine, en associant Picamoles à Goujon et Gourdon. On peut même ajouter Damien Chouly à cette liste, présent sur le banc samedi et jouant au poste de troisième ligne centre. Dans sa carrière d’entraineur, ce n’est en revanche pas totalement nouveau pour le sélectionneur tricolore. A Toulouse, Novès avait régulièrement pris l’habitude de titulariser Louis Picamoles en 6 pour laisser le centre à Gillian Galan, et avait d’autres numéros 8 en seconde ligne, entre Edwin Maka ou Joe Tekori. Le profil type d’un troisième-ligne centre étant plus puissant et plus joueur que celui du flanker en général, le jeu toulousain et celui voulu aujourd’hui chez les Bleus s’y prêtent. Mais cette habitude fait presque figure d’exception dans le rugby international.

Openside et blindside

Dans la culture rugbystique française, les deux troisième-lignes ailes sont bien souvent substituables, les postes de 6 et 7 étant très similaires. Pourtant, dans la culture britannique et plus généralement anglo-saxonne, il s’agit de postes bien distincts. Nos amis anglophones appellent ainsi les deux postes « flanker openside », numéro 7 et « flanker blindside », numéro 6. La différence vient de leur position lors des mêlées fermées. Ainsi, contrairement à l’habitude en France, où le 6 joue côté gauche et le 7 côté droit de la mêlée, ce qui n’a finalement aucune incidence sur le déroulé de cette phase de jeu, les joueurs se positionnent en fonction de la position de la mêlée sur le terrain.

  • Le flanker openside joue donc, comme son nom l’indique, sur le côté ouvert, quand le blindside se charge du côté fermé. C’est donc le rôle du flanker côté ouvert, lors des phases défensives, de glisser le plus vite possible afin de défendre sur la ligne arrière adverse, et ainsi protéger son demi d’ouverture. Le rôle du 7, d’un point de vue offensif, est d’être le premier soutien, que ce soit pour recevoir une passe offload (après contact), ou le premier sur le regroupement pour assurer la conservation du ballon. Mais également sur les rucks adverses, pour ralentir les sorties de balles, obtenir des pénalités ou simplement récupérer la possession. Dans ce domaine, les références restent Richie McCaw, Michael Hooper, Sam Warburton ou Steffon Armitage durant les sacres européens toulonnais.

  • Le flanker blindside, plus focalisé sur le côté fermé, a un rôle moins tactique mais tout aussi important. Offensivement, il doit multiplier les charges et privilégier l’affrontement direct, et défensivement, plaquer à tour de bras. A ce petit jeu, Juan Smith, Jerome Kaino ou Peter O’Mahony sont certainement les meilleurs. Plus utilisé pour ses courses balle en mains, quand, au final, le 7 est précieux dans son jeu « sans ballon », le 6 a un rôle au final très proche du numéro 8, sans doute un peu moins technique et moins chargé des décisions tactiques. On parle ici des postes traditionnels, et non pas de la nouvelle tendance qui veut qu'il faut mettre des joueurs surpuissants en 8, en premier attaquant et non en leader tactique, comme peuvent l’être Kieran Read en Nouvelle Zélande ou Sergio Parisse en Italie.

Bataille dans les rucks et plaquages manqués

Nos adversaires du week-end dernier sont en général très conservateurs de cette tradition de la répartition des tâches. Avec la retraite internationale de Richie McCaw, Michael Hooper est sans doute le meilleur joueur du monde à ce poste, à seulement 25 ans. Son absence a d’ailleurs été soulignée par de nombreux spécialistes, tant son influence est grande chez les Wallabies. Mais la troisième ligne australienne est loin d’avoir failli samedi soir. Et si les joueurs du XV de France peuvent se targuer d’avoir été impériaux en conquête (100% en touche et en mêlée), les Bleus ont en revanche sombré dans les rucks, rendant de nombreuses munitions à leurs adversaires du soir.

C'est là tout le paradoxe de l’équilibre d’une équipe. Que ce soit Charles Ollivon, Kévin Gourdon ou Louis Picamoles, tous ont réussi leur match du strict point de vue individuel et statistique. En revanche, il manquait clairement d’un profil gratteur dans les rangs français, même si les deuxièmes lignes Vahaamina et Maestri sont très bons dans ce domaine. Contre des équipes qui ne sont pas spécialisées dans ces zones de combat, la configuration avec trois numéros 8 ne pose pas de problème. On en a eu la démonstration face aux Samoans ou contre des Argentins en préparation. Contre une équipe australienne rodée par le Rugby Championship - et avec déjà deux Tests Matchs dans les jambes - ce système de jeu a commencé à montrer ses limites. Non pas par les défaillances des joueurs mais par le manque d’équilibre de cette formation. Les Bleus ont ainsi manqué 18 plaquages (sur 101). Si les flankers n’ont pas spécialement tremblé (15/15 pour Ollivon, 17/20 pour Gourdon), leur manque de complémentarité a peut être forcé des joueurs moins bons plaqueurs à devoir s’exposer en défense, ce qui explique ce taux trop élevé (17,8%) de plaquages ratés.

>> La suite de l'analyse en p. 2 <<

Cheika fin stratège, recherche de complémentarité chez les Bleus

On peut ensuite sans doute féliciter la stratégie de Michael Cheika, qui avait certainement ciblé ce point faible en alignant cette association de flankers en troisième ligne. Fardy ou Pocock ont ainsi été de véritables poisons dans les zones de regroupement. En revanche, ce profil plus joueur s’est ressenti dans le jeu courant, avec pas moins de 26 offloads (passes après contact) réalisées par les Bleus, contre seulement 8 pour les Australiens. Noa Nakaitaci en a d’ailleurs réalisé 5 à lui seul. Pendant longtemps, en France, nous avons tenté d’associer un profil de plaqueur-gratteur à un profil de coureur-sauteur sur les ailes de la troisième ligne. Ce fut le cas à un moment de Serge Betsen avec Olivier Magne, puis de Thierry Dusautoir avec Julien Bonnaire. Dans l’esprit de Guy Noves, cela a d’ailleurs souvent coûté sa place à Yannick Nyanga lors des matchs à enjeu, préférant aligner Jean Bouilhou et Thierry Dusautoir, plus complémentaires. Alors que sur des qualités purement individuelles, l’actuel joueur du Racing aurait certainement mérité sa place.

La présence d’un joueur de touche parmi la troisième-ligne est ainsi primordial chez nous, alors que ce n’est que secondaire chez les Anglo-saxons. Les récentes compositions tricolores montrent une certaine évolution de cette pratique. Quelle solution adopter face aux Blacks le week-end prochain, et plus généralement dans les mois à venir ? La composition à trois numéros 8 propose de grands avantages de créativité et d’initiatives, mais présente des limites rédhibitoires à haut niveau. Problème, depuis la retraite internationale de Thierry Dusautoir, aucun flanker ne sort du lot. Aujourd’hui, Wenceslas Lauret, Alexandre Lapandry et Fulgence Ouedraogo semblent les seuls « 7 » disponibles, et n’ont pas l’air d’entrer dans les plans du staff tricolore. Dans le même temps, difficile de sortir un des hommes des récentes compositions, tant ils n’ont pas déçu sur le plan individuel.

6 et demi ?

Du côté des Anglais, référence du moment, la tendance actuelle est de faire jouer deux « 6 et demi », un profil alliant à la fois les qualités du flanker blindside et de l’openside, avec la présence de Chris Robshaw et James Haskell. Même si ce dernier est blessé pour les tests de cet automne, substitué par Tom Wood, il est aujourd’hui le titulaire dans l’esprit d’Eddie Jones. Les deux joueurs rigolent d’ailleurs de cette situation et de ce principe de « six and a half ».

Les performances anglaises actuelles, eux qui restent sur 11 victoires de rang, série en cours, sont sans doute aussi un peu liées à cette association qui fait des ravages. Reste à savoir dans quel état d’esprit est l’encadrement de l’équipe de France. S’inspirer de ce qui se fait de mieux tout en souhaitant créer sa propre identité en termes de jeu. Là encore, tout est question d’équilibre.

François Valverde
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Merci bcp pour cet article de qualité
Dans la meme veine, je vous suggère le site greenandgoldrugby.com , site australien avec qq analyses de qualité

@Fsonntag

Bon article obligé, je me suis replongé dans la lecture de celui-ci et j'ai vu ton com. Merci beaucoup, en effet le site à l'air génial !

  • Zejack
    16746 points
  • il y a 4 ans

Félicitations pour cet article !

  • Olmo
    13170 points
  • il y a 4 ans

Sinon c'est aussi vrai que notre configuration a finit par payer à la fin, quand on est arrivé à mettre notre jeu en place. Donc la solution c'est peut-être de surenchérir dans le même registre plutôt que de retourner à des plaqueurs-grateurs classiques et bourrins.

  • Olmo
    13170 points
  • il y a 4 ans

Très bon article ! Mais je m'offusque tout de même un peu de la non citation de Burban comme très bon 7 voire 6,5 ! Au moins au même titre que ceux cités dans l'article...

  • Pianto
    36954 points
  • il y a 4 ans

sinon, j'ai beaucoup apprécié l'article.

Un papier qui fait un état des lieux impartial et soulève le débat plutôt qu'il ne donne de réponse, ça appelle au débat et aux commentaires et ça fait plaisir.

Pour moi, l'idée de jouer avec trois 8 est très intéressantes et il faut en accepter les inconvénients et ne pas s'imaginer qu'en mettant d'autres profils de joueurs, on aurait le même jeu debout mais une plus grande qualité dans les rucks.

Ce qu'on gagne d'un côté, on le perd de l'autre.

On fait à peu près jeu égal avec le finaliste de la dernière coupe du monde dans cette configuration , poussons l'essai plus loin, faisons tout le tournoi dans cette config, avec Pica, Gourdon, Goujon, Ollivon et Chouly, on a cinq joueurs qui se déplacent et font jouer autour d'eux dans lesquels on va bien arriver à piocher.

Dans les prospects, il y a Camara, Macalou, Cancorriet mais aussi Cros qui est intéressant, il est encore très jeune mais ça augure de belles choses sur un poste qui traditionnellement un point fort en France.

Super initiative le Rugbynistère de faire écrire les lecteurs ! Analyse de qualité qui plus est. Gageons que ce soit le premier d'une longue lignée !

Tout ça est assez juste, même si en fin d'article, on reste dans le vague et sans réponses... Sur le match contre l'Australie, l'EdF a aussi été prise par une défense très haute, et très agressive, des Wallabies... Les avants ont souvent joué arrêtés et les 3/4, également à cause des passes mal ciblées de Machenaud ou Doussain, se sont la plupart du temps retrouvés avec le ballon et le défenseur en simultané... À l'inverse, la défense française, qui n'a pas été mauvaise, a laissé les mètres dont les Aussies sont friands pour prendre de la vitesse... Même s'ils finissaient par être bloqués, ils avançaient...
Le jeu que prône Novès demande de la vitesse, des hommes et du ballon... Les Français étaient présents dans les rucks, bien plus que les Australiens qui n'y allaient qu'à coup "sûr"... C'est aussi ce manque flagrant de vitesse (et d'expansivité) qui a permis aux Australiens de gagner des turnover...

@ginobigoudi

Surtout que là on parle de 3e ligne pas de charnièce.

  • Pianto
    36954 points
  • il y a 4 ans
@ginobigoudi

t'y tiens à ce problème de charnière, toi...
Les passes viandées étaient aussi dans des situations où ils étaient sous très forte pression...

Sinon, je suis d'accord, si on subis des gratteurs, ça ne signifie pas qu'il nous en faut un mais qu'il faut être plus présent au déblayage...

Si la France s'est fait gratté beaucoup de ballons dans les rucks ce n'est pas d'un profil de gratteur en 3e ligne qui lui manquait (pour gratter ses propres ballons ?) mais de présence dans les rucks!! Par ailleurs ces grattages australiens n'ont pas été l'oeuvre d'un seul joueur au profil de gratteur mais de nombreux joueurs différents (idem pour les ballons français grattés d'ailleurs). Donc on ne veut pas de gratteurs en edf mais des joueurs à même d'apporter de la fluidité dans le jeu comme ceux présents samedi dernier.

Oui, enfin pour un article jugé 'technique' c'est en fait le béaba du flanker aujourd'hui. Les trois no.8 de Novès cool mais limité, le modèle Dusau-Bonnaire d'antan, le double 6.5 Anglais, et blindside-openside...oui, d'accord, et après ?

@Rémi teLamettra

Bah après ça lance le débat en en définissant les limites et les termes tout simplement, le baba du dialogue constructif, donc essayes de l'être avec une contribution plus technique alors...

@George Smithwick's

Jvais pas pondre une analyse de 20 paragraphes ici, et j'ai le droit de faire le commentaire que cet article est totalement basique, laisse moi tranquille.

@Rémi teLamettra

T'as le droit, comme moi j'ai le droit de te dire que ton commentaire n'est pas constructif.

  • benny
    15373 points
  • il y a 4 ans
@Rémi teLamettra

Hein ?

On peut critiquer notre choix d'aligner trois numéro 8 et enchainer les débats sur l'utilité d'un vrai 6 ou 7 mais il faut aussi tenir compte de ce que l'on a en magasin.
Personne ne contestera l'utilité d'un Hooper, Pocock ou Kaino pour ne citer qu'eux, mais la vérité est qu'on a aucun flanker de ce calibre dans notre réservoir.

Donc pour ma part, il faut mieux prendre nos trois 8 qui apportent beaucoup dans d'autres secteurs plutôt que de prendre des joueurs moins bons mais censés apporter davantage dans un autre domaine. Prenons l'exemple de Lauret. C'est un gros gratteur en Top 14, nettement moins au niveau international. Il plaque en outre bien et saute en touche. Mais il n'apporte rien balle en main et ses talents de plaqueur/gratteur au niveau international n'ont rien de conséquent.

Doit-on se priver d'un joueur de niveau international correspondant à notre projet comme Ollivon ou Gourdon pour prendre un (très bon) joueur de club ne correspondant pas à notre philosophie ? Pour moi c'est clairement non. Le jour où on aura un Pocock ou un Hooper, on pourra se reposer la question.

Je me joint à tous pour saluer la qualité de l'article. Je reconnais au passage mes lacunes dans les domaines techniques un peu pointus, du coup merci pour l'analyse, mais aussi pour les commentaires qui ne font qu'enrichir ma culture rugbystique...

  • Dich67
    20065 points
  • il y a 4 ans

Tout est dit, on peu rajouter un Cancoriet qui est dans un profil semblable à Camara et Macalou ( même si pour moi, c'est ce dernier qui à les plus grosses qualitées, il manque juste de la constance )
Sinon on peut dire que la compo de troisième ligne dépend également du reste du pack : si on à un gratteur comme guirado, sans oublier l'absence de Ben Arous et les bonnes qualités de Chat dans ce secteur également, pas besoin d'être 36. Le point est surtout d'avoir des joueurs efficace dans les déblayages et donc un bon timing dans le soutien.

Le problème que je remarque souvent ( et vu lors de France-Australie) c'est que certains joueur compensent leur retard par un gros tampon sans réfléchir 2 secondes, alors que si tu prend la demi-seconde pour gérer ton pas et voir où sont les mains de l'adversaire, tu peux te focaliser sur la partie de ses mains au lieu de te jeter comme un mulet, l'épaule en avant et au risque de blesser ton coéquipier ( c'est du vécu, et le coéquipier c'était moi )

Personnellement, je crois que Sekou Macalou a le potentiel pour devenir le prochain n°6 ou 7 (je le vois plus en 7, en suivant la logique de ton analyse) en France. Il est très mobile, c'est une redoutable plaqueur, un coureur hors-norme (il a aussi joué à l'aile en formation) et en plus, il gratte. D'ici la Coupe du Monde, et si le Stade Français le laissait plus jouer, je pense qu'il pourrait compléter cette troisième-ligne actuelle et lui donner la dose de complémentarité qui lui manque. Sous le mandat de Saint-André, la troisième ligne était vraiment le plus gros soucis. On ne rivalisait jamais. Dussautoir n'a jamais retrouvé son niveau de 2011 sur les quatre ans suivants et derrière, c'est pas Leroux qui m'aura convaincu...

@Borderlands

À l'aise, ce joueur a tout pour être LE flanker de l'EdF... Problème, il joue peu avec le SF... Why ?... Il faudrait poser la question à Quesada... En outre, même si je ne suis pas dans le secret des coulisses, je ne comprends pas que les clubs n'essayent pas de le faire venir...

Je suis d'accord avec ton analyse, mais est-ce que la présence de Ben Arous/Poirot, Guirado/Chat ou Picamoles (qui a gratté quelques ballons précieux sur ce match) et qui sont tous de gros gratteurs ne compense pas l'absence d'un plaqueur-gratteur en troisième ligne aile ?

  • VivaRCF
    18539 points
  • il y a 4 ans
@Borderlands

L'absence de piliers gratteurs, censés compenser les manques de cette troisième ligne à 3X8 c'est clairement fait sentir c'est vrai... C'est pour ça que Ben Arous est n°1 à mes yeux à gauche

  • dusqual
    31803 points
  • il y a 4 ans
@VivaRCF

poirot est pas aussi rapide mais il est quand meme diablement efficace, participe plus au jeu courant et tiens mieux la melee.
j etais un des 1ers a defendre ben arous quand certains disaient qu il avait pas le niveau, mais poirot se pose pas de question et enchaine les perf. ce sera dur de le sortir je pense.

  • VivaRCF
    18539 points
  • il y a 4 ans
@dusqual

Les deux ont leurs place et sont peu ou prou interchangeables... Je préfère Ben Arous pour deux raisons : 1) dans les rucks, il a pas d'égal ; 2) il est racingman 😉

  • dusqual
    31803 points
  • il y a 4 ans
@VivaRCF

ah c est sur qu il est vif!!
apres le club c est pas important au final. je veux bien qu il y aie pas un seul bordelais si c est la formule magique 😉

  • VivaRCF
    18539 points
  • il y a 4 ans
@dusqual

Disons que ça fait toujours plaisir (sauf quand il y en a 12 de chez soi haha)

  • dusqual
    31803 points
  • il y a 4 ans
@VivaRCF

c est vrai ca fait plaisir, ca me rend fier de ces joueurs d autant que c est noves aux commandes et que j ai un profond respect pour le monsieur. mais ca me fait plus plaisir pour les joueurs encore.

Perso je serais pour persévérer dans l'optique actuelle du 3x8. Il n'y a pas de formule magique qui permet de gagner à coup sûr, il y a juste des projets de jeu. Ce que tu perds d'un côté, tu le gagnes de l'autre. Par exemple ce qu'on a perdu dans les rucks, on l'a gagné dans le jeu avec une troisième ligne puissante et mobile. En sortant un de nos 8 et en rentrant un 7 pour avoir un plaqueur-gratteur-pourrisseur, on aurait peut-être moins souffert dans les rucks. Mais peut-être qu'on aurait davantage souffert dans le jeu. Rien ne dit qu'on aurait gagné le match avec un 7, on l'aurait peut-être même perdu plus largement. Ce n'est pas gagné qu'un 7 esseulé aurait pu remettre en question la domination dans les rucks de trois 7, encore plus quand notre 7 aurait été un "bon" 7 alors qu'en face on avait un "bon" 7 et deux "monstrueux".

Le choix des joueurs doit se faire en fonction du projet de jeu global mais aussi des profils disponibles. En attendant que Macalou et/ou Camara explosent au plus haut niveau, il semblerait que l'on dispose surtout de profils de 8. Il est alors logique de chercher à créer un projet avec une troisième ligne 3x8. Si dans 1 ou 2 ans Macalou et Camara ont percé, peut-être qu'on aura intérêt à aligner une 3ème ligne avec deux 7. Mais ce n'est pas le cas aujourd'hui. Vouloir faire comme les autres c'est bien, mais encore faut-il le pouvoir. Il ne suffit pas de mettre des bulles dans une bouteille avec une étiquette rouge pour faire des milliards de dollars.

Cheika a eu le même phénomène dans l'autre sens. Pas de 8 qui se détache vraiment mais beaucoup de flankers de talent. Il a décidé de sortir des schémas classique et a aligné une troisième ligne avec seulement des flankers. Quand il a commencé cela en a fait rire certains qui prédisaient que le manque de puissance vouait ce choix à l'échec. Quand sa 3ème ligne a été l'arme majeure pour emmener sa sélection en finale du Mondiale, il ne devait plus rester grand monde pour rire.


Sinon c'est chouette de voir des articles de fond comme celui-là.

  • Kad Deb
    30656 points
  • il y a 4 ans
@Team Viscères

Tutafait ! 😉
Et comme le match s'est joué à 2 points près... Le drop de Lopez passe et on aurait pu avoir un article sur le choix judicieux de 3 n°8 qui font avancer l'équipe.
Pocock et Fardy ne sont pas des poulets du jour, alors que Gourdon et Ollivon ont encore peu de sélections. Or je les trouve plutôt épatants dans le jeu et très adroits balle en main. Je peux me tromper mais je pense que ces joueurs ont encore une belle marge de progression.

Lapandry en 7 crédible, Artillon l'avait senti. Je m'incline, moi qui ne le voit pas à sa juste valeur dirait-on !

Article génial !
Juste un petit bémol pour la Choule dont la vraie place aujourd'hui n'est pas 8 mais 6. Il est utilisé en 8 à Clermont lorsque les titulaires du poste sont absents.
Pur la troisième ligne, il y a deux joueurs potentiellement géniaux qui vont pas tarder à pointer le bout de leur museau. Camara et surtout Macalou, qui vont offrir des solutions trèèès intéressantes pour Noves.
D'ailleurs, pour Macalou, Azema peut bien essayer de le débaucher, vu que Savare laisse le SF partir ses pépites sans le moindre remords...

On pourrait parler de l'épine dorsale de l'équipe aussi 2,8,9,10,15,qui n'a pas eu un réel impact comme attendue,mais n'a pas sombré non plus...le coaching m'a semblé tardif aussi,surtout pour Serin qui a permis d'épuiser les austraiens sur la fin de match,mais qui aurait dû à mon sens rentrer plus tôt..Machenaud m'a semblé carbonisé assez vite en seconde période...enfin,qu'ils gardent cette envie de jouer quel que soit le titulaire...c'est avant tout l'équipe,et ça pour moi,c'est primodial

@pascalbulroland

Je suis assez d'accord sur le coaching trop tardif, du sang frais un peu plus tôt aurait déstabiliser les aussies en les obligeant à s'adapter à un nouveau style de jeu alors qu'il était bien en place, particulièrement la 3eme ligne

  • dusqual
    31803 points
  • il y a 4 ans

le flanker coureur/sauteur de noves c est camara, qui est indisponible.
on peut penser qu il va vouloir continuer sa 3x8 et tenter des reglages plus precis en fonction des equipes au fur a mesure.
on dit que cette option a montré ses limites dans le jeu au sol. c est tout a fait vrai. neanmoins le match meme s il est perdu a prouvé qu on rivalisait. entre les 7 points laissés (contre 2 ou 3, je sais plus) au pied, le drop manqué, l essai accordé a tord...
il y a eu enormement de dechet, on aurait pu les poutrer si on avait pas fait un complexe d inferiorite.
mais ce genre de match prouve qu on est dans le vrai, et doit montrer au joueur qu il n y a pas de complexe a avoir, que le systeme marche, que l equipe est au niveau et qu il faut travailler en ce sens pour que le dechet disparaisse de notre jeu.
je ne crois pas que la bataille des rucks nous a empeche de gagner ce match. la precision, la confiance, la serenite en fin de match, ca oui

  • Kad Deb
    30656 points
  • il y a 4 ans
@dusqual

Bien vu. Chaque option tactique a sa logique et ce qui importe est que ça fonctionne. Ce qui n'a pas fonctionné contre l'Australie est une première mi-temps trop attentiste. Avec 3 n°8, l'EdF doit conserver la balle et jouer debout, dans le mouvement. Si elle rend le ballon au pied ou fait des petits tas, c'est plus compliqué.
Mais il ne faut pas avoir la mémoire courte, est-ce que l'EdF dominait les rucks lors du dernier tournoi avec des flankers de formation ? Est-ce que les 3e lignes créaient beaucoup de brèches balle en main ?
Il ne faut pas non plus oublier l'absence de piliers gratteurs comme Ben Arous ou Poirot : un pack, c'est un tout...

Vu mon niveau, les 3 èmes lignes doivent être identiques : tous les trois plaqueurs, gratteurs et bons ballon en main. Tout simplement parce qu'il arrive que l'un ou plus des trois soit consommé et du coup, on l'attend en attaque ou en défense.. C'est un peu réducteur comme rôle. Que le 8 soit un poil plus stratège et puissant, OK mais pas plus. Les 3 doivent être interchangeable pour apporter du danger n'importe quand.
On va pas mettre non plus des 3èmes lattes en centre pour découper tout ce qui essaye de passer et percer... (quoique Nyanga en centre, ça doit piquer sévère).

Woputain, ça c'est de l'article de qualité ! Bravo à l'auteur, et félicitation au Rugbynistère d'avoir l'intelligence de faire contribuer vos lecteurs ! Merci pour votre boulot 🙂

Super article !
Même si on gagne pas le prochain le mondial Noves et son staff auront eu le mérite de proposer un projet innovant plaisant à regarder.
En tout cas ce week end on va voir si nos bleus vont servir de sparring partner ou si ils vont se sortir les doigts du cul !

Très bon article qui met bien en avant le casse-tête auxquels sont confrontés le staff tricolore. Le problème français, outre le fait d'un surplus de match et le manque de temps de jeu sur les terrains du top 14, est que il y a des joueurs de grande qualités à certains postes, des joueurs qui se rendent indispensables mais qui font que l'équipe doit se construire autour de eux. A l'opposé, d'autres postes n'ont pas ces joueurs sortant du lot (notamment à l'ouverture) et c'est ce qui empêche l'edf de rejoindre le niveau des plus grande équipes. Mais ce n'est là que mon avis perso qui ne vaut rien.
P.S: ce genre d'article est vraiment super, j'espère que d'autres suivront.

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