Forletta, Ducuing, Vahaamahina... que deviennent les talents de l'USAP depuis leur départ ?
Le pilier Enzo Forletta a fait les beaux jours de l'USAP avant de s'exiler.

Le Rugbynistère a besoin de vous

Merci pour votre soutien
Formés à l'USAP, ils arpentent aujourd'hui les différents terrains de Top 14 avec des fortunes diverses. Que deviennent donc les enfants de l'USAP aujourd'hui devenus grands ?

Leader de la Pro D2, l'USAP affiche plus que jamais ses ambitions de remontée au sein de l'élite du rugby français. Club phare à l'aube des années 2010, la formation catalane a connu une suite compliquée, rétrogradant à l'échelon inférieur. Et hormis un retour express en Top 14 lors de la saison 2018-2019, Perpignan reste aujourd'hui en Pro D2, loin de son historique passé, à la recherche de son lustre d'antan. On n'oublierait presque que l'USAP est aujourd'hui un pourvoyeur des clubs de Top 14. Notamment l'ancien capitaine du XV de France Guilhem Guirado. Retour sur ces joueurs évoluant en Top 14 et qui ont fait le glorieux passé du club. 

1 : Enzo Forletta : Pilier (26 ans, Montpellier Hérault Rugby)

Lui c'est un vrai joueur du ''cru''. Né à Perpignan, Enzo Forletta fait ses premières classes au sein du club catalan. Avec son club de toujours, il s'affirme petit à petit comme un de ses rouages essentiels. Il se révèle lors de la saison 2014-2015, après la descente de son club en Pro D2. Alain Hyardet, manager du club lui accorde toute sa confiance alors qu'il n'a que 20 ans. Résultat, 21 feuilles de matchs et un essai pour l'enfant du pays. L'année de la révélation. À partir de là, Forletta valeur sûre à gauche de la mêlée catalane va exploser. Il est l'un des artisans du titre lors de la montée du club en Top 14 au cours de la saison 2017-2018. Durant l'exercice difficile traversé par les Perpignanais en Top 14, Forletta surprend son monde. Pisté par de nombreux de clubs de Top 14, où le nom de Clermont est en partie revenu avec insistance, le pilier décide de rester finalement au club, avec qui il vit la descente, preuve d'un amour inconditionnel porté aux siens. Il clame plusieurs fois l'attachement pour ses terres et devient une figure de proue du club ainsi que la coqueluche des supporters. Après un an en Pro D2, il décide finalement de s'engager en faveur de Montpellier l'été dernier à 26 ans. Las, Forletta à l'image de son équipe traverse une période compliquée. Barragiste le MHR connaît des heures sombres et le jeune pilier peine à s'imposer comme un titulaire à part entière à gauche de la mêlée Ciste. Il faut dire qu'il doit faire face à une concurrence rude, avec entre autre le géorgien Mikheil Nariashvili ou encore Grégory Fichten. Après les deux premières apparitions de son club où il fut titulaire, Forletta n'a plus connu les joies d'une titularisation excepté face aux Wasps en Champions Cup. S'il ne démérite pas loin de là, la tâche s'avère compliquée pour s'imposer. 

2 : Sébastien Taofifenua : Pilier (28 ans, RC Toulon)

Sébastien Taofifenua commence à être l'un des piliers expérimentés de notre championnat. On aurait tendance à l'oublier mais ce beau bébé d'1m78 pour 130 kilos a été formé au sein du club catalan. Il effectue ses débuts au cours de la saison 2011-2012 mais jeune, il doit faire face à la concurrence au sein d'un club qui truste encore sur les places qualificatives. La saison qui suit sera plus aboutie. Le jeune pilier dispute la bagatelle de 16 rencontres sous le maillot usapiste. Taofifenua prendra finalement son envol et rejoindra la gironde l'année suivante pour s'engager en faveur de l'UBB. Il est récompensé notamment en 2017 d'un début de saison tonitruant pour fêter ses premières capes sous le maillot Bleu, lui qui avait déjà connu les joies de porter le maillot d'une sélection nationale, avec les moins de 20 ans français. Après quatre ans de bons et loyaux services dans la cité girondine, le joueur né à Mont-de-Marsan, s'engage avec Toulon et va y connaître une forte concurrence. Il va être frappé de plein fouet par l'ascension du jeune Jean-Baptiste Gros, ou l'avènement d'Emerick Setiano à droite. Mais sa polyvalence reste précieuse et va lui permettre de prendre place sur le banc de Patrice Collazo. ''J'essaye de m'adapter. C'est important dans l'effectif au moins un joueur capable d'évoluer à droite et à gauche. Au début j'y allais à reculons car ça n'a rien à voir avec le poste de pilier gauche. Mais petit à petit j'apprends à aimer ce poste'', déclarait-il il y a peu à Rugbyrama concernant sa polyvalence. Il s'est d'ores et déjà engagé avec Bayonne pour la saison prochaine. 

3 : Sébastien Vahaamahina : Deuxième-ligne (29 ans, ASM Clermont Auvergne)

On ne pouvait pas passer à côté de ce grand colosse de plus de 2 mètres. L'un de ceux qui a connu l'une des carrières les plus riches. S'il fait les beaux jours de Clermont, c'est bien sous le maillot sang et or que s'est révélé Sébastien Vahaamahina. Touché par le virus du rugby sur le tard, c'est du côté de la Catalogne qu'il fait étalage de tout son talent. Natif de Nouméa, et après un passage éclair du côté de Brive, Vahaamahina saisit sa chance à Perpignan en 2011 où il va rester durant trois saisons. Ses performances majuscules vont le propulser au sein du XV de France. À seulement 21 ans, il prend part en 2012 à la victoire des Bleus face à l'Australie. Le début d'une riche carrière. Il quitte Perpignan en 2014, après sa descente en Pro D2 et rejoint Clermont. Il fait depuis, le bonheur de la formation auvergnate. Champion avec ces derniers en 2017, il est sélectionné entre autre pour participer à la Coupe du Monde 2019. Si son coup de coude sur le gallois Wainwright sonnera comme le dernier acte de sa riche carrière sous le maillot Bleu, Vahaamahina s'est forgé une réputation qui force le respect. 

4 : Filimo Taofifenua : Troisième-ligne (27 ans, Aviron Bayonnais)

Encore un Taofifenua me direz-vous. Sûrement le moins connu de la fratrie mais pas moins talentueux. Cousin germain de Sébastien, ou encore Romain ou Donovan, Filimo a également été formé à l'USAP. La différence avec ses confrères cités au dessus, c'est qu'il n'y aura pas connu les joies de porter le maillot des professionnels. Natif lui aussi de Nouméa, il rejoint l'USAP en 2012, passe deux saisons au centre de formation avant de s'envoler pour les Landes et Dax. C'est dans la cité thermale que le jeune troisième ligne va prendre du galon et taper à la porte des professionnels. En Pro D2 et malgré son jeune âge, il va peu à peu s'affirmer comme un espoir en devenir. En 2018, Filimo Taofifenua s'engage à une cinquantaine de kilomètres plus loin, puisqu'il rejoint alors l'Aviron Bayonnais. Depuis, il est un élément essentiel de l'effectif basque. Capable également d'évoluer en numéro huit, il est doté d'un bagage technique conséquent. Presque une anomalie dans une famille où le nom de Taofifenua, avant l'éclosion de Donovan, rimait avec combat. ''Quand on parle des Taofifenua, on se dit que ça cartonne, bouchonne et pousse. Le nôtre, il est très technique et intelligent dans le jeu et a de grosses qualités rugbystiques'' précisait en 2019, Joël Rey pour Rugbyrama. 

5 : Nans Ducuing : Arrière (29 ans, Union Bordeaux-Bègles)

On tient là un sacré numéro, et un drôle d'oiseau. Outre ses qualités rugbystiques indéniables, Nans Ducuing profite de son temps libre pour nous régaler sur les réseaux sociaux, via des sketchs ou anecdotes toutes plus loufoques les unes que les autres. Formé à Saint-Lary Soulan d'où il est originaire, Nans Ducuing s'expatrie à Bayonne, avant de rejoindre la Catalogne en 2013. Après une année en espoir, il intègre à l'instar d'Enzo Forletta, sous la houlette d'Alain Hyardet, l'équipe première. Ducuing impressionne malgré son jeune âge et quitte Perpignan pour rejoindre l'UBB en 2015. Le début de son ascension. Capable d'évoluer aussi bien à l'aile qu'à l'arrière, il va être sélectionné par Guy Novès pour participer à la tournée en Afrique du Sud en 2017. Un an plus tard, il est de nouveau titulaire dans le fond du terrain pour affronter les Blacks et les Springboks pour le compte de la tournée d'automne. Aujourd'hui blessé, sa saison n'est pas aussi bonne que les précédentes la faute à ces multiples pépins. Mais soyons en sûr, Nans Ducuing ne manquera pas d'enflammer les pelouses de Top 14 une fois de retour sur les près. 

Autres joueurs : Guilhem Guirado, Sofiane Guitoune, Armand Batlle, Romain Taofifenua

Vous devez être connecté pour pouvoir participer aux commentaires
  • mic4619
    1987 points
  • il y a 1 mois

Vahaamina (né à Nouméa et Originaire de Wallis et Futuna) pour info il a commencé à Brive (et mème au Mont Dore) en junior et senior, c'est Perpignan qui est venu le chercher...donc pour lui Perpignan n'a ét qu'un passage, rétablissons la vérité

  • Kees
    12647 points
  • il y a 1 mois

Vahaamahina ça sonne pas trop Catalan pour un enfant de l'USAP.

  • Rupeni
    4252 points
  • il y a 1 mois

Au lieu de parler de ces joueurs de seconde zone, cet article aurait pu parler du devenir de Rudy Cheron

Et qu'est devenu le petit Daniel Carter? Il n'avait pas beaucoup joué l'année du titre mais il m'avait fait plutôt une bonne impression.

@Team Viscères

Pfiou...Réussira jamais, joueur sans talent. 😉

Forletta pour une première saison en top14 au d'une équipe en difficulté, est plutôt une bonne satisfactions !!!!
Sur le poste de pilier gauche il débute certes moins souvent de rencontres que Nariashvili ou Fichten mais ils a néanmoins pris une place sérieuse dans la rotation entre les 3, et termine très régulièrement Les rencontres.
Pour le coup il prend par mal de temps de jeu.
Je pense que l'ensemble des supporters du MHR sont plutôt satisfait de ses prestations.

Ce que je sais, c'est que ça fait longtemps que Vahaamahina se mouche dans le coude...

@Amis à Laporte

En periode de covid, est-ce bien raisonnable ? 😳 😬 😀

@Amis à Laporte

Meuh non, il mouche les autres dans son coude.

@lelinzhou

--- 😜 ---

@lelinzhou

Il est sympa ce Vaha, toujours prêt a rendre service...Son bon coeur le perdra.

Derniers articles

Transferts
Ecrit par vous !
News
Sponsorisé News
News
News
News
News
News
Ecrit par vous !
News
Vidéos
News