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Autumn Nations Series. La force géorgienne au défi des Bleus avant les Blacks
Les Géorgiens espèrent mettre en difficulité le XV de France.

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La Géorgie et son armada de joueurs du Top 14 arrivent à Bordeaux avec la ferme intention d'affronter les Bleus. Les Lelos nous offriront un gros combat comme à leur habitude.

La Géorgie est considérée comme une nation émergente du rugby depuis... 2007. Cette notion "d'émergence" perd son sens au fil des années, même si la progression de cette équipe est incontestable. De même que sa domination du "6 Nations B", ou le Rugby Europe Championship. Depuis 2008, à l'exception de l'année 2017, les Lelos ont remporté toutes les éditions de la compétition. La plupart de ces joueurs évoluant en Europe (et notamment en France), profitent, à l'instar des Argentins au début des années 2000, des infrastructures des plus grands clubs pour progresser. La réputation des Géorgiens en mêlée ou dans le combat n'est plus à démontrer de fait. Une réputation dont les grandes nations apprécient la disponibilité pour se tester en match international. Ainsi, l'Afrique du Sud avait choisi la Géorgie pour préparer la venue des Lions britanniques et irlandais en juin dernier. Une opposition musclée qui a permis aux Springboks de se régler en conquête et en défense, pour derrière prendre la mesure des Lions (deux victoires à une).

Entre deux divisions

La Géorgie domine de la tête et des épaules le Rugby Championship depuis une dizaine d'années. Mais il faut dire que la différence est avant tout physique. La plupart des équipes affrontant les Lelos s'écroulent dans les 20 dernières minutes, face à la puissance pure géorgienne. Ce n'est pas dans le 6 nations B que nous visualiserons les progrès des coéquipiers de Mikautadze mais plutôt lors de leurs précédents tests matchs. Face aux Sud-africains par exemple, on a vu un plan de jeu très simple. Des cellules d'avants au milieu du terrain pour relancer le jeu, et un renversement appelé par le numéro 10 ou un trois/quart centre. En somme rien d'extraordinaire. Mais des Sud-africains bousculés en mêlée et dans les mauls tout de même. Idem l'an dernier lors de l'Autumn Nations Cup. S'ils ont fait illusion face à l'Irlande (défaite 23-10), les Géorgiens étaient limités dans le jeu malgré une charnière prometteuse (Vasil Lobzhanidze et Gela Aprasidze en numéro 9 et Tedo Abzhandadze en numéro 10). Mais ils n'ont pas souffert la comparaison quand il s'agissait de l'affrontement.INTERNATIONAL. La Géorgie veut devenir une grande nation du rugby et fait tout pour !INTERNATIONAL. La Géorgie veut devenir une grande nation du rugby et fait tout pour !

Le jeu et la vitesse pour déborder la Géorgie

Là où la Géorgie a été dépassées, dans la vitesse et le jeu. Déjà lors de la coupe du monde 2019, les Fidji avaient surclassé leur adversaire avant de récidiver une année plus tard, au contraire de l'Australie qui les avait péniblement gagné. L'un a joué sur la vitesse et a proposé du jeu, l'autre a joué petit bras et a voulu affronter la Géorgie sur ses points forts. De même pour les Springboks en juin dernier. Dès que le ballon était déployé sur les extérieurs, les Géorgiens étaient très vite débordés. Une équipe friable dès que le jeu s'accélère donc. Et ce n'est pas faute de posséder des trois/quarts de qualité. En plus de la charnière briviste citée plus haut, du capitaine Sharikadze numéro 13, ou encore de l'ailier Tabutsadze, il y a de la qualité derrière. Du potentiel qui s'exprime facilement quand son paquet d'avants domine le match, mais qui se fait plus silencieuse quand l'adversaire est plus coriace. C'est là les axes de progrès des Lelos.

À l'Ouest rien de nouveau

Alors, qu'attendre de cette équipe de Géorgie dimanche ? Du combat évidemment, un rideau défensif compact qui recule rarement. Un jeu restrictif, mais qui grâce à la puissance naturelle géorgienne peut faire illusion. Une charnière inspirée cependant qui mettra en valeur les individualités de la ligne d'attaque. Un excellent test pour l'équipe de France, qui devra être forte en conquête et dans la conservation du ballon. Pour gagner, jouer petit jeu comme face à l'Argentine en théorie peut suffire, mais le score risque d'être assez étriqué. Cela reste une excellente préparation avant de défier les All Blacks une semaine après. Car pour battre la Nouvelle-Zélande il faut avant tout rivaliser dans le combat et l'agressivité. Les Gallois en savent quelque chose.

Baptiste Elisabelar
Baptiste Elisabelar
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Il y a des entraînements sans opposition ou avec, faite votre choix pour le match contre la Géorgie...
OK, je sors...

Les Gallois se sont surtout fait bouffer par les Blacks parce que leur système offensif n'est pas maîtrisé par les cadres historiques et par conséquent ils se sont fait contrer par Barrette

@Nicolas Sans Chaise

As usual, Calepied a commencé à nous vendre ce match avec un adversaire redoutable et que gna gna gna etc... Brèfle si l'on gagne c'est qu'on aura été superbons, sinon les meilleurs du monde.
En réalité tout le monde sait que le seul suspense ici c'est de savoir comment on va gagner, quel jeu on va montrer. Ce qui est étonnant c'est qu'on puisse encore depuis des décennies continuer ce baratin sans craindre le ridicule.

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