Le plaquage sous la ceinture s'offre un test grandeur nature à Toulouse

Le plaquage sous la ceinture s'offre un test grandeur nature à Toulouse
Le plaquage sous la ceinture va demander des efforts de la part des joueurs.
Le plaquage en dessous de la ceinture et l'interdiction de plaquer à deux ont été testés durant un match entre deux équipes universitaires.

Les récents évènements tragiques survenus sur les pelouses de France ont poussé la Fédération à réfléchir sérieusement aux moyens pour renforcer la sécurité des joueurs. Outre l'instauration du toucher deux secondes chez les plus jeunes, et l'expérimentation du passage en force dans certaines catégories, c'est la hauteur légale du plaquage qui se retrouve au centre des préoccupations. Suite aux propositions de la FFR à World Rugby, deux équipes universitaires de Toulouse (INSA et INP) ont testé cette semaine le plaquage en dessous de la ceinture et dans une moindre mesure l'interdiction de plaquer à deux, rapporte L'Équipe.En vidéo, la FFR explique la nouvelle règle du passage en force à l'école de rugbyRésultat, le jeu semble plus fluide et il y a plus de mouvements. En effet, le porteur du ballon est plus libre de ses mouvements et peut donc faire vivre le cuir pour ses coéquipiers. Bien sûr tout n'a été parfait pour ce test grandeur nature et l'officiel fédéral désigné pour cette rencontre a dû donner de la voix. "Les joueurs doivent avoir une nouvelle attitude, gommer des réflexes, ils doivent être sensibilisés." Il faut en effet réapprendre à plaquer aux jambes, non seulement pour faire tomber rapidement son adverse mais aussi pour ne pas se blesser. Quand on se baisse on est en effet plus exposé aux chocs avec la hanche ou les genoux de l'attaquant. Quant à l'interdiction de plaquer à deux, elle demande beaucoup de communication et pose problème dans certaines zones comme devant la ligne d'en-but ou au près des rucks.Une liste montre que les commotions poussent de plus en plus de joueurs à raccrocherPour l'heure, le rugby en est au stade de l'expérimentation mais les Fédérations comme les acteurs de la discipline ont conscience que des efforts doivent être faits pour éviter de nouveaux drames. Contrairement à France, l'Angleterre n'a pas eu à vivre ce genre de situations dramatiques en 2018. Cependant, la RFU mène elle aussi un combat, celui contre les commotions. Le plaquage est au centre de la majorité des blessures, lesquelles sont de plus en plus graves. Outre-Manche, on pourrait ainsi expérimenter très prochainement la mise en place d'une ligne visible sur les maillots au-dessus de laquelle il est interdit de plaquer. De manière à rééduquer les joueurs. Une plus grande sévérité de la part des arbitres sera aussi demandée comme le préconise World Rugby.

Comment World Rugby veut changer les mentalités en matière de plaquage ?