Une liste montre que les commotions poussent de plus en plus de joueurs à raccrocher
Le Rochelais Jason Eaton a pris sa retraite l'an passé.
Le nombre de joueurs de rugby contraints de prendre leur retraite en raison des commotions est en augmentation depuis dix ans.

Leigh Halfpenny pourra-t-il reprendre la compétition cette saison après sa commotion ?Selon les dernières informations livrées par le staff des Scarlets, Leigh Halfpenny aura besoin de trois à cinq semaines pour retrouver les terrains. Pour rappel, l'arrière international gallois n'a pas rejoué depuis la tournée de novembre et un plaquage haut de l'Australien Kerevi. Il ne sera donc pas disponible pour le déplacement à Saint-Denis face au XV de France le 1er février dans le Tournoi des 6 Nations. Va-t-il rejoindre la longue liste de joueurs qui ont été forcés de raccrocher les crampons en raison des commotions ?Le témoignage bouleversant de Cameron Pierce, retraité forcé après une commotion cérébrale [Vidéo]Le site The blitz defence a listé tous les joueurs(ses) qui ont pris leur retraite en raison de chocs plus ou moins répétés à la tête depuis 2007. Une liste qui comporte 48 noms. L'année 2018 a été la pire puisque dix joueurs ont été contraints de mettre un terme à leur carrière en raison des commotions. Cela a été le cas de l'international irlandais Dominic Ryan. En France, une commotion a poussé le Rochelais Jason Eaton a raccroché l'an passé. Mais on peut aussi ajouter Petrus Hauman, passé par Brive, Jayden Spence (ex-UBB), Cameron Pierce (ex-Pau), Dan Waenga (ex-Biarritz), Nic Berry (ex-Racing 92).Pro D2 - Brive. Après plusieurs commotions Petrus Hauman dit stopDe 1 en 2007, on est donc passé à 10 en 2018 dont le Gallois Robson Blake à seulement 23 ans. En 2019, on compte déjà un retraité "commotionné" avec l'ancien centre des Ospreys Ben John (3 commotions en un an). Le Pays de Galles est particulièrement touché avec sept joueurs inscrits sur cette liste tout comme l'Angleterre avec 8. Mais on est loin des 17 néo-zélandais dont le quatrième frère Barrett, Kane, qui n'a plus joué depuis 2014 après un coup de coude reçu à la mâchoire à l'entraînement avec les Blues. Si l'augmentation n'est pas linéaire puisqu'il y a des années à 0, elle est réelle. Bien sûr, cette liste n'inclut pas les joueurs qui sont toujours actifs et qui ont subi de graves complications à la suite d'un traumatisme à la tête (Halfpenny, North, Sexton, Lambie, Brown, etc.), ni les joueurs qui n'ont peut-être pas été complètement honnêtes sur les raisons de leur retraite, explique le site. Quid des amateurs qui sont bien moins suivis ? Le chiffre de 48 est sans doute très loin de la réalité.

Joueurs retraités 
à cause de commotions
Joueurs
2019 1 - Ben John (Ospreys)
2018 10 Aaron Carpenter (Coventry, Plymouth Albion, Cornish Pirates, London Welsh,  Doncaster, Canada)
Adam Hughes (Dragons, Bristol, Exeter)
Robson Blake (Dragons, Bedwas)
Jayden Spence (Otago, UBB)
Reggie Goodes (Wellington, Hurricanes)
Jason Eaton (Hurricanes, La Rochelle, Nouvelle-Zélande)
Shane Christie (Highlanders) 
Dan Bowden (Blues, Highlanders, Crusaders)
- Dominic Ryan (Leicester, Leinster, Irlande)
- Petrus Hauman (Brive, Stade Aurillacois, Boland Cavaliers)
2017 8 Mouritz Botha (Sharks, Saracens, Newcastle, Angleterre)
Ben Marshall (Leinster, Connacht, Emerging Irlande)
Lee Allan (Otago, Highlanders)
David Briggs (Taranaki, Chiefs, Tonga)
Sean Polwart (Auckland, Blues, Chiefs) 
Mark Reddish (Harlequins, Wellington, Hurricanes, Highlanders) 
Ben Bolger (Émirats arabes unis) 
Cameron Pierce (Pau, Canada)
2016 5 Matthew Pewtner (Dragons)
Alistair Hargreaves (Sharks, Saracens, Afrique du Sud)
Dan Waenga (Chiefs, Biarritz)
- Nathan White (Waikato, Connacht, Irlande)
- Dave McSharry (Connacht)
2015 8 Finlay Barnham (Leicester Tigers Academy, Nottingham)
Declan Fitzpatrick (Ulster, Irlande)
Kevin McLaughlin (Leinster, Irlande)
Ben Afeaki (Chiefs, Nouvelle-Zélande)
James Broadhurst (Taranaki, Canterbury, Hurricanes, Nouvelle-Zélande) 
Ashley Smith (Dragons)
Jonathan Thomas (Ospreys, Worcester, Pays de Galles)
Rory Watts Jones (Cardiff Blues)
2014 5 Shontayne Hape (Bath, London Irish, Montpellier, Angleterre) 
Andy Hazell (Gloucester, Angleterre)
Kat Merchant (Angleterre féminine)
Marie-Alice Yahe (France féminine) 
Kane Barrett (Taranaki, Blues) 
2013 4 David Jackson (Nottingham)
- Cillian Willis (Leinster, Connacht, Ulster, Sale)
- Craig Clarke (Chiefs, Connacht)
- Shane Cleaver (Taranaki, Chiefs) 
2012 3 Jon Pendlebury (Gloucester, Leeds Carnegie) 
Michael Lipman (Rebels, Bristol, Bath, Angleterre)
Nic Berry (Wasps, Racing 92, Queensland Reds)
2011 0
2010 3 - Leon MacDonald (Canterbury, Crusaders, Nouvelle-Zélande)
- John Fogarty (Leinster, Irlande)
- Bernard Jackman (Connacht, Leinster, Sale, Irlande)
2009 0
2008 0
2007 1 Steve Devine (Auckland, Blues, Nouvelle-Zélande)
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  • Bobby64
    8412 points
  • il y a 5 mois

Il y a un sacré paquet d'Irlandais dans le lot!!

pourrait on avoir les stats du nombre de matchs joués par an ces joueurs ?

pour savoir si -au dela du rugby direct actuellement pratiqué- le nombre de match joué augmente aussi le nombre de commotions (statistiquement c'est evident que c'est proportionnel mais a un certain moment, le manque de recuperation doit jouer encore plus)

  • Cbobo
    582 points
  • il y a 5 mois

Où j’apprends que Bernard jackman a arrêté suite à des commotions... je comprends maintenant mieux pourquoi on est descendu en pro d2 il y a 2 ans...

Eux pratiquent un rugby de mouvement, nous un rugby de rentre dedans, nous on fait 30 matchs par saison eux seulement 20, le top 14 est réputé traumatisant contrairement au super rugby



Mais 17 NZ contre une française ont arrêté le rugby à cause de commotions cérébrales, soit on a un cerveau beaucoup plus résistant que le leur soit on nous cache quelque chose de grave.
2 solutions, soit nos joueurs jouent alors qu'ils devraient arrêter leur carrière, mais pas souvenir d'un joueur français ayant pris 4 ou 5 commotions dans sa carrière donc j'y crois moyen, soit les NZ ont une potion magique qui attaque le cerveau

@fabien81

Fritz a ses 5 commotions haut la main, il est loin d'être le seul (Cudmore en a connu un paquet aussi par exemple). L'année dernière le capitaine de Massy qui avait été écarté des terrains plusieurs semaines après une commotion déclarait en avoir déjà subi 5 ou 6 dans sa carrière alors qu'il avait moins de 30 ans.
La différence c'est qu'avant on n'en parlait pas et les joueurs continuaient à jouer sans avoir conscience des risques.

Et attention à ne pas confondre joueur français et joueur de Top14/ProD2. Par exemple Sexton avait subi 4 commotions en 9 mois quand il jouait au Racing et avait été écarté des terrains pendant 3 mois. Cameron Pierce, Petrus Hauman, Eduard Coetzee (étrangement absent de la liste, il avait subi 3 commotions en 5 semaines en 2011) ont dû arrêter leur carrière alors qu'ils jouaient en France et on en trouverait plus en creusant un peu sur le net.
Par contre c'est en effet possible qu'on tende à minimiser les choses en France en arrangeant les chiffres et les versions. Il suffit d'entendre Laporte parler des accidents graves pour constater ce phénomène.

  • Yonolan
    4560 points
  • il y a 5 mois

Les commotions cérébrales ? surement le poison lent du rugby ... ou pourrait ‘on dire une épidémie silencieuse comme les qualifie le docteur Dave ELLEMBERG au Canada ?
Juste pour planter le décor : Ellemberg préconise de mettre fin à la pratique sportive d’un joueur après trois commotions sévères…. Glaçant
Mais c’est quoi une commotion cérébrale ?
Notre cerveau est mou et est protégé par une boite : la boite crânienne
Lorsqu'ils sont heurtés ou secoués, ces tissus mous du cerveau peuvent se déplacer à l'intérieur du crâne et se cogner contre les os durs.
Il peut s'ensuivre des ecchymoses, la rupture de vaisseaux sanguins et certaines lésions aux cellules nerveuses.
Les tissus s’étirent puis se rétractent et peuvent se déchirer
Une commotion cérébrale est un traumatisme cérébral si grave que la fonction cérébrale se trouve modifiée pour un bref moment. D’où le protocole commotion qui a pour but de vérifier si le joueur a eu ce traumatisme
Bon heureusement qu’avec du repos le cerveau va se reconstituer avec pu ou prou de séquelle Huit à douze jours plus tard, il sera comme neuf… ou presque, puisque son cerveau demeurera plus fragile qu’il ne l’était. On calcule qu’une personne qui a subi une première commotion est cinq fois plus à risque d’en vivre une deuxième. Le cerveau est néanmoins capable d’absorber un second trauma, même si la récupération est plus lente et les séquelles un peu plus graves que précédemment.
D'entrée on comprend bien que les casques actuels, s’ils protègent la boite crânienne …ne protège en rien le cerveau contre les commotions cérébrales
Pour en revenir à nos commotions cérébrales elles sont classées en 3 catégories : légère, modérée, sévère ou grave
Au début la définition de la commotion reposait uniquement sur la présence de la perte de connaissance et/ou de l’amnésie post-traumatique. Nous savons aujourd’hui que la perte de connaissance survient dans moins de 15 % des commotions cérébrales, et que l’amnésie post-traumatique est décrite dans moins de 30 % des cas
Chaque année en Europe un million de ces traumatismes nécessitent une hospitalisation. Ce chiffre atteint presque le double aux Etats-Unis –un pays où l’on pratique fréquemment des sports plus « violents » que sur le Vieux Continent.
Et oui nous avons un référentiel utile dans ce domaine : le football américain
Mille coups à la tête, c'est le nombre moyen d'impacts qu'un joueur de football scolaire ou universitaire peut subir chaque saison, selon la publication Journal of Athletic Training.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser les instances dirigeantes ( NFL) ne font pas de la lutte des commotions cérébrales leur priorité depuis longtemps
Et même ont mis pendant des années des avocats pour éviter que le lien soit fait entre ces chocs et l’encéphalopathie traumatique chronique (ETC ) car cela signifiait procès et sous sous…
Chose faite en ..2016
Les scientifiques ont montré qu’une dégénérescence cérébrale était détectable chez la quasi-totalité des anciens footballeurs américains.
L’autopsie de plus d’une centaine de cerveaux d’anciens joueurs professionnels de football américain a révélé que la quasi-totalité d’entre eux souffraient d’une dégénérescence cérébrale chronique liée à des chocs répétés sur la tête. L’étude, publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), est la plus étendue réalisée à ce jour sur ce sujet.
Au total, les scientifiques ont analysé les tissus cérébraux de 202 anciens joueurs de foot américain ayant pratiqué à titre professionnel (aux États-Unis et au Canada), au lycée, à l’université ou en tant que semi-professionnels. En moyenne, les joueurs avaient pratiqué ce sport pendant près de quinze ans.
Les joueurs de haut niveau plus touchés
Une encéphalopathie traumatique chronique (ETC) a été diagnostiquée chez 177 joueurs, soit 87% d’entre eux. De même, sur 111 joueurs ayant fait partie de la célèbre National Football League (NFL), un seul ne présentait pas de dégénérescence. Autrement dit quasiment 100% des joueurs de très haut niveau étaient atteints par cette pathologie qui se caractérise par une difficulté à gérer ses émotions, des comportements agressifs etc.
Par ailleurs, la sévérité de cette ETC était nettement plus marquée chez les joueurs professionnels, que chez les amateurs - comme ceux ayant joué au lycée-, ont noté les chercheurs de l’université de Boston. 56% des ex-joueurs universitaires et semi-professionnels souffraient des formes les plus aiguës. Une proportion qui atteignait 86% chez les anciens professionnels.
Des symptômes neurologiques
Pour déterminer si les joueurs de football présentaient des symptômes de leur maladie à la fin de leur vie, les chercheurs ont mené, entre autres, des entretiens avec leurs proches. Au total, les manifestations cliniques ont été analysées chez 111 personnes décédées, dont 27 avec une forme modérée de la pathologie et 84 présentant une forme sévère.
Parmi les 27 sujets souffrant de la forme modérée, 96% présentaient des troubles du comportement ou de l’humeur (dépression...), 85% avaient des problèmes cognitifs (difficultés de concentration) et 33% montraient des signes de démence. Chez les 84 anciens joueurs ayant une forme sévère, 95% avaient des problèmes cognitifs et 85% des symptômes de démence.
La cause la plus fréquente du décès chez les personnes souffrant de la forme modérée était le suicide (27% des cas) et ceux qui présentaient la forme la plus sévère étaient le plus souvent morts d’une maladie neurodégénérative (par exemple lié à la démence ou à Parkinson dans 47% des cas).

Alors oui c’est une bombe à retardement et nous aurons de plus en plus de joueurs qui devront cesser leur carrière sous peine de gacher leur vie post-rugbystique
Les études récentes montrent que le facteur le plus aggravant est la vitesse des protagonistes lors du choc
Va-t’on s’emparer de ce sujet au niveau de la FFR ?
Je suis sceptique
Bernie en visite en Corse hier a eu cette belle formule ; "Mais le Rugby ne tue pas. Ce sont des accidents…
Celle là elle est forte
Vous savez quoi ? la voiture ne tue pas …il ne s’agit que d’accidents

Rugby grand sport malade ....

@Yonolan

"Mais le Rugby ne tue pas. Ce sont des accidents…" Elle est énorme vous avez raison.
Mais il faut tenir compte du nombre de commotions qu'a dû subir. Il a des troubles de la mémoire, il ne raconte que des conneries, son jugement est altéré au vu des décisions prises, bref il a une ETC. Une seule solution qu'il arrête le rugby avant qu'il ne soit trop tard.

  • Yonolan
    4560 points
  • il y a 5 mois
@duodumat

Oui une piste intéressante à creuser ...et dans le même registre peut-être que Jean-Baptiste Lafont accumule les inepties à force d'en prendre ...pas forcement les mêmes d'ailleurs ....
mais êtes-vous sur qu'il n'a pas arrêté de s'occuper du rugby ..et qu'il s'occuperait plutôt de lui et de ses amis ?

J'ai l'impression de lire un monument aux morts... Sinon il manque pas Warburton ? Je croyais que c'était une commotion qui l'avait poussé à arrêter.

  • Jako33
    12439 points
  • il y a 5 mois
@Fufu Brindacier

Warburton c'est cervicales et genou (Plus toute la liste des blessures lourdes qu'il traine).
Son corps a dit stop, les commotions c'était plutôt Georges North, mais lui il joue toujours!!

@Jako33

Ok, merci pour ta réponse 🙂

A t'on encore besoin de preuves pour s'en convaincre? Ah si c'est vrai World Rugby ne prend les choses aux sérieux que si elles sont prouvées statiquement. Les commotions sont des blessures très sérieuses qui poussent certains a arrêter et laisseront probablement des séquelles plus tard (y a qu'à demander à S.Delpuech). Et on ne parle pas des nombreuses autres blessures qui font que de nombreux joueurs arrêtent ce sport de plus en plus jeunes et qui feront de nous de vilains vieux

Très très très peu de Français … OUF Chez nous on est épargné !!

@batelier

Oui, on considère que Florian Fritz joue toujours mais qu'il s'appelle à présent Romain Ntamack

Les commotions auraient un impact important sur la santé des joueurs sur le long terme? Les bras m'en tombent... mais en même temps on ne pouvait pas savoir. C'est un phénomène très très très récent et jamais aucun autre sport n'y a été confronté, du coup aucune étude sérieuse n'a jamais été réalisée sur le sujet. En plus personne (notamment dans aucun médecin ou spécialiste) n'a jamais tiré le signal d'alarme, forcément on ne pouvait pas le voir venir.

  • Jak3192
    46340 points
  • il y a 5 mois
@Team Viscères

"... En plus personne (notamment dans aucun médecin ou spécialiste) n'a jamais tiré le signal d'alarme, forcément on ne pouvait pas le voir venir."
Ça va changer...
on a Herr Doktor à la fédé.
Il va prendre les choses en main.

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