RUGBY. TOP 14. Cette fois-ci c'est la bonne pour l'UBB qui retrouvera Toulouse en finale !
Au Matmut Atlantique, Paris et Bordeaux se sont battus pour une place en finale ce samedi. Crédit image : Screenshot Canal +
Ce samedi, Paris et Bordeaux se sont disputés une place en finale au Matmut Atlantique. Après une série de demi-finales infructueuses, les Bordelais ont validé leur billet.

Qui rejoindra Toulouse en finale ? Ce samedi, Paris et Bordeaux s'affrontent au Matmut Atlantique. Après quatre demies de rang, les Bordelais allaient-ils enfin se qualifier ? En face, les Parisiens étaient décidés à les faire tomber devant leur public. Un peu de fébrilité dans les deux camps avec une pénalité concédée par les visiteurs. Puis un jeu au pied mal négocié par Garcia sans oublier l'en-avant de Buros. Et si Lucu a manqué les perches dès l'entame, la réponse de Segonds a été convertie (6e, 3-0). Une bonne défense suivie d'un ballon porté a permis à l'UBB de rentrer dans sa partie. En investissant le camp parisien, les Bordelais ont hérité d'une quatrième pénalité en leur faveur. Cette fois-ci, Lucu a ajusté la mire pour égaliser.

Des ballons portés efficaces

Au quart d'heure, Bordeaux a enfin pu lancer sa première offensive sur l'impulsion de Penaud puis de Bielle-Biarrey. Un temps fort que les Girondins ont choisi d'exploiter avec une pénaltouche. Une décision de Bru et des joueurs payante puisque le ballon porté des gros, aidés par les 3/4, a terminé derrière la ligne de craie. Lamothe s'écroulant pour le premier essai de la partie (16e, 3-10). A la mi-temps de cette première période, le Stade Français n'y est pas, joue dans son camp et les fautes s'accumulent. La guerre de l'occupation est remportée par l'UBB avec un second essai sur une action identique bonifiée par Lamothe (23e, 3-17). Loué pour sa conquête, Paris, qui n'a pas eu à passer par les barrages, est dominé.

Agressifs en défense, les Girondins ne veulent pas laisser leurs adversaires espérer. "Cette équipe du Stade Français se nourrit de pas grand-chose", commentait Bru au micro de Canal + à la 26e. 14 points d'avance, ça peut sembler beaucoup. Mais ce n'est rien, surtout avec autant de temps à jouer. Un message prémonitoire de la part du technicien puisque Paris s'est enfin retrouvé à quelques mètres de la Terre promise à la demi-heure. Et Briatte a été la conclusion après un bon travail des avants pour réduire l'écart en force (31e, 10-17). Une réaction que les hommes de Labit n'ont pas validée avec une touche concédée par Barré dans ses 22m. Heureusement, le lancer n'a pas été pas droit. Sans quoi, un troisième essai sur ballon porté pendait au nez des Parisiens.

Des Parisiens à la peine

D'un en-but à l'autre, il a suffi d'une belle course de Macalou pour que le Stade Français mette le feu à la défense bordelaise. Battu, Bielle-Biarrey a fait l'effort pour sauver la patrie. A la mi-temps, c'est l'UBB qui était devant, 17 à 10, malgré une très belle occasion parisienne devant la Terre promise. Pas flamboyant, mais dans le coup. C'est un peu le résumé de la saison du Stade Français. Si Segonds avant passé son drop dès la 43e, l'entame de la deuxième période aurait été idéale. Mais le poteau a sauvé les Bordelais. Lesquels ont ensuite mis la pression et poussé leurs adversaires à user du pied.

On ne sent pas les soldats roses inspirés en attaque. Mais ils ont annoncé la couleur toute l'année. Peu importe la manière, pourvu que la victoire soit au bout. Ils ont malgré tout tenté de mettre un peu de rythme, mais la défense bordelaise a continué de couper les extérieurs. Une résistance récompensée avant l'heure de jeu par Bochaton (56e, 10-22). Tout est parti d'une touche manquée du Stade Français dans les 22 mètres bonifiée par Moefana et Bielle-Biarrey. Quelque temps de jeu plus tard, le ballon a trouvé les mains de Penaud qui a pu donner au troisième ligne en tombant. D'aucuns auraient aimé revoir le plaquage sur Kockott à l'origine de l'action comme la passe de l'ailier du XV de France. Mais le corps arbitral a estimé que tout était en règle.

Bordeaux résiste et retrouve Toulouse en finale

Mené de 12 points, le Stade Français a refusé d'abdiquer. À l'heure de jeu, ils ont à nouveau cherché le défi physique comme en fin de première période. Cette fois-ci, l'efficacité a été au rendez-vous, Lucas Peyresblanques s'écroulant dans l'en-but quelques minutes après son entrée en jeu. Les finisseurs allaient-ils faire la différence comme l'avait annoncé Ghezal ? Une seule certitude à la 61e, la victoire n'avait pas choisi son camp. Et le poteau trouvé par Segonds sur la transformation donnait encore sept longueurs d'avance à Bordeaux sur ses terres. A moins d'un quart d'heure de la sirène, l'UBB se devait de laisser les Parisiens dans leur camp. C'est ce qu'a fait Lucu, replacé en 10, d'un sublime 50/22.

Dans les ultimes instants de cette demie, les Girondins ont affiché plus de sérénité que leurs adversaires. Il faut dire que ce n'était pas à eux de faire le jeu. Mais au Stade Français. Néanmoins, les Parisiens ont peiné à sortir de leur camp et à prendre la défense à défaut. Une constante dans cette partie. Après une longue séquence de deux minutes, c'est un en-avant qui est venu stopper l'offensive des joueurs en rose. Alors qu'ils ont eu une semaine de plus pour préparer ce match, les visiteurs semblent plus émoussés que leurs adversaires. Mais ils n'ont rien lâché et donné des sueurs froides aux supporters bordelais. Mêlée, touché, ballon porté, ils ont poussé et récolté une pénalité assortie d'un carton jaune. A 15 contre 14, ils ont envoyé Peyresblanques derrière la ligne en force. Mais la transformation de Segonds a fui les perches pour le plus grand bonheur des Girondins. Après un ultime baroude d'honneur, c'est l'UBB qui a composté son billet pour Marseille. Les Bordelais affronteront Toulouse en finale vendredi prochain.

Vous devez être connecté pour pouvoir participer aux commentaires
  • AKA
    72521 points
  • il y a 1 mois

Le Stade Français a été longtemps en tête du « meilleur championnat du monde »… il n’y aurai pas une sorte de dichotomie???

Derniers articles

News
News
News
News
News
News
News
News
News
News
Vidéos