Pro D2. Comment s'organisent les clubs de Pro D2 avant les phases finales ?
Et si Grenoble créé la sensation et s'imposé à Biarritz ?

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Les phases finales de Pro D2 approchent à grand pas. L'occasion de faire un rapide état des lieux sur les équipes qualifiées, entre semaine d'avant-match, blessure mais aussi supporters.

Les phases finales de Pro D2 sont là ! Ce samedi, Oyonnax reçoit Colomiers et Biarritz Grenoble, pour les barrages de cette édition 2020/2021. Une semaine plus tard, Perpignan affrontera le vainqueur de la première confrontation et Vannes celui de la deuxième. La finale se tenant donc le 5 juin. L'occasion pour nous de faire un état des lieux, un tour sur les forces en présence du moment, les infirmeries mais également l'organisation pour pouvoir suivre les rencontres dans la ville. Tout ça club par club. 

Perpignan 

L'USAP est devenu sûrement LE candidat numéro 1 à la montée en Top 14. Ultra régulier tout au long de la saison, les hommes du duo Lanta-Arlettaz ont terminé la saison en tête du classement, forts de 24 victoires pour 1 nul et seulement 5 petites défaites. Le tout pour un total de 107 points. Solide. Les Catalans ont devancé de huit longueurs Vannes, avec qui ils ont longtemps mené un chassé-croisé haletant. Mais les Bretons ont accusé le coup lors des dernières journées et les Usapistes se sont imposés à deux reprises lors des confrontations directes dont la dernière il y a une semaine à Aimé Giral (30-17). Tout ça pour dire que les Catalans sont donc les grands favoris de ces phases finales. Côté infirmerie, quelques incertitudes planent encore sur la tête de certains joueurs. Dans des propos relayés par l'Indépendant, Patrick Arlettaz s'est d'ailleurs exprimé à ce sujet : ''certains ressentent encore des douleurs, il est encore trop tôt pour prendre des décisions''. Si l'indispensable Melvyn Jaminet, le solide Lucas Bachelier ou l'ouvreur Patricio Fernandez devraient être de retour à temps, rien n'est moins sûr concernant Davit Kubriashvili ou Charles Géli. Ce dernier pourrait manquer la demie mais être présent en finale si qualification il y avait. Autre nouvelle et non des moindres, si 1000 personnes seront autorisées à garnir les tribunes d'Aimé Giral dont seulement 500 du club (un tirage au sort sera effectué pour savoir quels supporters pourront assister au match), le maire de la ville Louis Aliot a obtenu l'autorisation de la préfecture d'installer cinq écrans géants dans la ville, le dimanche 30 mai prochain pour suivre la demie. La possibilité de voir des fanzones est réelle, avec cependant un contrôle des jauges. 

Pro D2. Pour sa demie, l'USAP n'aura que 500 places à distribuer entre supporters et partenairesPro D2. Pour sa demie, l'USAP n'aura que 500 places à distribuer entre supporters et partenaires

Vannes

Vannes la belle ''surprise'' (peut-on réellement parler de surprise au vu des dernières saisons probante) de la saison a accusé le coup en cette fin d'exercice. Les Bretons restent notamment sur trois défaites consécutives. Pas de quoi crier panique cependant. Car ces derniers ont surtout été frappé par une cascade de blessures et ont dû faire face à un calendrier infernal. Pour vous donner un ordre d'idée, lors de la réception d'Oyonnax, Jean-Noël Spitzer a dû faire sans 15 joueurs de son effectif. Et face à cette terrible cadence entre matchs reportés..., ce dernier n'a pas hésité à pousser un petit coup de gueule dans les colonnes de Rugbyrama : ''Demander de jouer moins de 72 heures après, ce n’est pas sérieux. On n’est pas des clubs de Top 14, on n’a pas la profondeur d’effectif pour le faire et déjà en Top 14, ça doit être compliqué. La réponse qu’on nous donne, c’est : "vous envoyez vos joueurs conventionnés qui ont 18 ans". Mais jouer à Perpignan qui va certainement aligner son équipe-type sur ce match-là… Il faut respecter les joueurs''. Voilà qui a le mérite d'être clair. Si Vannes espère retrouver des forces vives pour cette demie face au vainqueur de Biarritz-Grenoble, l'équipe bretonne profitera de ce week-end de repos pour recharger les batteries. Concernant cette demi-finale justement, le maire de Vannes David Robo espérait que 5000 personnes puissent prendre place dans les travées de La Rabine comme il le déclarait le 14 mai dernier dans des propos repris par Actu.fr : ''J’ai sollicité le préfet du Morbihan et le Ministère des Sports pour une dérogation de la jauge pour 5 000 personnes [...] Je ne sais pas si je serai suivi, cela va être compliqué, je le sais''. Et en effet, finalement il n'y aura que 1000 personnes présentes ce 30 mai. Comme à Perpignan, une fanzone avec écran géant pourrait être mise en place. Fait rare, les espoirs du club joueront également une demi-finale d'accession, la veille de celle de l'équipe première (29 mai). 

Biarritz

Dire que la saison du BO fut mouvementée relève de l'euphémisme. Un vrai cyclone a soufflé sur la ville côtière entre délocalisation du club, imbroglio entre le président et la mairie, etc. Mais malgré cette année agitée, les Basques ont réussi à arracher une qualification. Troisième quasiment tout le long de la saison, ils n'ont jamais été inquiétés par leurs poursuivants directes mais n'ont jamais pu non plus embêtés les deux ogres de la Pro D2, la faute à une irrégularité chronique. Les Biarrots recevront donc Grenoble à Aguiléra ce samedi avec la plupart de leurs forces vives. Seule ombre au tableau, le poste de pilier droit où la blessure à la cheville de Luka Azariashvili est venue s'ajouter à celle de Giorgi Nutsubidze. Le BO devra donc composer avec seulement Guy Millar et Vakhtangi Akhobadze comme spécialistes du poste. La tâche ne s'annonce pas aisée face aux Isérois. Mais le BO pourra donc compter sur 1000 supporters qui viendront pousser derrière leur équipe malgré le temps maussade prévu ce week-end sur la côte basque. La rencontre devrait être également diffusé dans les commerces de la ville, bars, restaurants puisqu'aucune restriction n'a été annoncée. 

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Oyonnax

Là aussi donc Oyonnax a décroché une place pour les barrages de Pro D2. Un peu comme Biarritz, cette équipe s'est longtemps montrée irrégulière. Capable de coups à l'extérieur chez des grosses cylindrées (Vannes Biarritz), ou perdre des matchs qui semblaient à leur portée. À tel point que la qualification pour les phases finales a mis du temps à être acquise pour le club du Haut-Bugey. Mais l'USO peut se targuer d'avoir réalisé une fin de saison en trombe. Et pour cause, les partenaires de Lionel Beauxis restent sur une série incroyable de cinq victoires consécutives et ont raflé sur le fil cette quatrième place. De quoi aborder ce sprint final de la meilleure des manières. Alors cette rencontre face à Colomiers promet énormément et vaudra à n'en pas douter son pesant d'or. Oyonnax devra composer sans l'un des atouts majeurs et grand espoir du rugby français, Sacha Zegueur victime d'une rupture des ligaments croisés face à Grenoble en début d'année mais pourra compter sur ses hommes en forme du moment. Là encore, ''Oyo'' aura la chance de recevoir et retrouvera son public, puisque 1000 supporters seront présents pour pousser derrière leur équipe. 

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Colomiers 

Colomiers aurait sûrement rêvé meilleure préparation pour ce barrage. D'abord la saison de l'USC. Longtemps dans les quatre premiers, les Columérins ont semblé marquer le pas en cette fin de saison. En témoignent leur 3 défaites lors des quatre dernières rencontres. Et comme si cela ne suffisait pas, le dernier match de la saison prévu face à Mont-de-Marsan fut annulé, la faute à des cas de Covid-19 dans les rangs de l'équipe Haut-Garonnaise. Quand on vous dit qu'il y a mieux pour préparer un match de phase finale. Mais qu'importe, les coéquipiers d'Anthony Coletta ne se présenteront pas à Charles Mathon en victime expiatoire, loin de là. Le groupe en a profité pour recharger les batteries et se montre plus que jamais soudé comme le précisait Anthony Coletta à Actu.fr : ''Je pense qu'on est vraiment un groupe, personne ne se détache au-dessus du collectif, même si c'est moi qui suis le capitaine en ce moment. Les garçons sont prêts, on est préparés pour ça''. Les Oyomen sont avertis. 

Grenoble

Grenoble, c'est un peu la surprise du chef, l'équipe qu'on n'attendait pas là à mi-saison et qui pourtant a su arracher in-extremis sa qualif. Longtemps en lutte pour le maintien, les Isérois ont redressé la barre pour s'inviter dans les six qualifiés. Dans le sillage de leur arrière Ange Capuozzo sérial marqueur, ils ont enchaîné des séries de victoire. Et si le FCG fait figure d'outsider, il n'en reste pas moins un adversaire craint. Demandez au BO ce qu'il en pense. La victoire à Oyonnax le 7 janvier fut le détonateur de la saison du club. Et Grenoble longtemps pensionnaire de Top 14 compte bien poursuivre sur sa lancée pour arracher une montée qui serait incroyable. Côté infirmerie, le club a regretté l'énième blessure cette saison de l'ailier Lucas Dupont, touché à la cheville et aussi victime d'un ennui de santé cette saison. Le FCG reste globalement compétitif et se déplacera au Pays basque avec la plupart de ses forces vives, déterminées à frapper un gros coup. 

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