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Nolann Le Garrec, jeune Breton à la conquête du Racing
Nolann Le Garrec, jeune Breton à la conquête du Racing.

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Titularisé à la mêlée ce samedi face à Antoine Dupont, Nolann Le Garrec grappille de plus en plus de temps jeu avec le Racing 92.

Le rugby et Nolann, c’est une vielle histoire. Il commence le rugby à Vannes, sa ville natale, à l’âge de 8 ans. À l’époque, il jouait au handball, mais le rugby a vite remplacé ce dernier. S’il décide de se diriger vers le ballon ovale, c’est avant tout grâce à son héritage familial. Son grand-père a été éducateur sportif du club vannetais durant de nombreuses années. Une passion transmise à son fils, puisque le papa de Nolann, Goulven, est un ancien joueur de Vannes, passé par Bordeaux. Et après avoir été l’entraîneur du club breton, il en est désormais l’entraîneur de la charnière.

Alors qu’il n’a que 14 ans, le jeune demi de mêlée décide de quitter le cocon familial pour partir au pôle espoir de Tours. Un épisode éphémère, puisqu’un an plus tard, il rejoint le Racing 92 et son centre de formation, en 2017. Il y poursuit sa formation, jusqu’à faire ses grands débuts en Top 14 cette saison. Le 22 novembre 2020, c’est le jour de gloire pour Nolann. Il connaît sa première apparition en championnat à Marcel-Deflandre, lors d’une défaite face à La Rochelle. Depuis, le jeune pouce de 18 ans ne cesse de grappiller du temps de jeu, et de progresser. Il compte actuellement 11 feuilles de match en Top 14 pour 247 minutes jouées, et un match de coupe d’Europe.

Pas mal, à seulement 18 ans, n’est-ce pas ?

Son entraîneur au Racing, Laurent Travers, le voit d’ailleurs comme une étoile montante et espère le voir évoluer chez les Bleus pour la prochaine coupe du monde : « C'est un diamant. À nous de faire ce qu'il faut pour bien le polir et pour que dès 2023, il puisse rapidement postuler au plus haut niveau, » avait-il déclaré pour Rugbyrama. Un avis que partage volontiers Sébastien Piqueronies, manager des équipes de France de jeunes, toujours pour Rugbyrama : « s'il arrive à mettre à profit les quelques années à venir et à bonifier les secteurs de son jeu, il pourra s'affirmer avec des compétences comparables à celles des meilleurs du monde ». 

Concurrence positive

Mais pour le moment, Nolann Le Garrec est encore en concurrence au Racing, avec des joueurs comme Maxime Machenaud et Teddy Iribaren. Interrogé à ce sujet par Café Crème Sport, Nolann voit cette concurrence comme du positif :

M’entraîner avec eux tous les jours déjà, c'est génial, ce sont deux très grands numéros 9. Chacun avec leur personnalité, ils vont m’apporter des choses différentes, que ce soit des petits détails techniques ou un peu de leur vécu. Ils me parlent de leur expérience, comment ils abordaient leurs premiers matchs ou comment gérer des situations tendues.

D’ailleurs, son principal concurrent, Maxime Machenaud, ne tarit pas d’éloge à son sujet. Il avait déclaré pour Rugbyrama : « On se demande s'il ne dort pas avec un ballon ! Il a envie de réussir, est prêt à beaucoup de choses et ne lâche rien malgré son jeune âge ». Un phénomène de précocité, qui le pousse aussi à jouer son premier Tournoi des 6 Nations U20 en 2020, à seulement 17 ans !

Les études, aussi

Un précoce du rugby, mais aussi des études. Et oui, Nolann, c’est aussi une tête bien faite ! Il compte une année d’avance dans ses études après avoir sauté une classe en primaire. Diplômé d’un Bac S en 2019, Nolann a poursuivi ses études en école de commerce, à l’EDHEC, en parallèle du rugby. Une sorte d'assurance pour son avenir, disait-il, encore, pour Café Crème Sport : « C’est très important d’avoir un plan B. Je vais l’apprendre à personne, la carrière de rugbyman n’est pas très longue ». Un discours qui fait écho à celui de Gabriel Lacroix, ancien ailier de La Rochelle et tout jeune retraité, qui regrettait, récemment, ne pas avoir fait d’études pour préparer son avenir, une fois sa carrière finie.

Mais pour le jeune Breton, la carrière est loin d’être terminée, et le meilleur reste certainement à venir.

Théophane Le Bourgeois
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  • etutabe
    22746 points
  • il y a 6 mois

@Théophane Le Bourgeois
c'est parce qu'il ne paraît pas très grand sur la photo que tu le traites de "pouce" ? faut pas pousser même si un demi c'est moins grand qu'un entier.
@manu
Et vive la mafia bretonne quand elle sort de futurs bons joueurs ! Si on (Vannes) pouvait gagner la finale de Pro D2...Glav hepken, Breizh atav (pluie souvent, Bretagne toujours)

Un joueur prometteur avec un profil plus "classique" pour un 9. La marche Toulousaine était un peu haute pour lui samedi!

  • Manu
    15021 points
  • il y a 7 mois

après la mafia cassoulet qui gangrène toute l'ovalie professionnelle, voilà la mafia Kouign-amann.
Elle vont être difficiles nos digestions de 3ème mi-temps avec un tel menu plat/dessert

@Manu

meuh non, un chti verre de pinard pour faire descendre le cassoulet et une bolée de cidre pour faire glisser le kouign amann et tout ira bien.
quelques kg de plus et on sera de retour aux années ou le rugby était amateur.
et puis, c'est beau la rencontre des cultures!

  • CEVEN
    187486 points
  • il y a 7 mois
@Le Haut Landais

«on sera de retour aux années ou le rugby était amateur.»
Merdum, il ne l'est plus ?!
En considérant les instances qui le régissent / dirigent, y'a matière à en douter.

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