Didier Codorniou : Un ancien joueur de Toulouse et du XV de France en course pour la Présidence de la FFR
Surnommé "le Petit Prince", l'ancien trois-quarts centre Didier Codorniou se présente à la présidence de la FFR avec des ambitions de rassemblement et de renouveau. Crédit image : Screenshot Youtube Midi EVENEMENTIELS
Le "Mozart du rugby", Didier Codorniou, se porte candidat à la présidence de la Fédération française de Rugby, espérant réunir et dynamiser le rugby français.

L’ancien international français Didier Codorniou a officiellement annoncé sa candidature à la présidence de la Fédération française de Rugby. L'élection, prévue pour le 19 octobre 2024, pourrait marquer un tournant majeur pour le rugby français. Codorniou, surnommé "le Petit Prince" par le célèbre commentateur Roger Couderc, a décidé de se lancer dans cette aventure après une longue réflexion, comme il l'a confié au Midi Olympique.

Né le 13 février 1958 à Narbonne, Codorniou découvre le rugby à Gruissan avant de revenir à Narbonne pour y débuter et terminer sa carrière de joueur. Il y côtoie des légendes comme Jo Maso et remporte deux titres de champion de France en 1979 et 1985. Il évolue également au Stade toulousain, avec qui il est sacré champion de France en 1989, et termine sa carrière à Villefranche-de-Lauragais. Ses exploits sur le terrain lui valent d'autres surnoms comme "Codor" et "le Mozart du rugby", ce dernier attribué par son ancien coéquipier Denis Charvet.

Codorniou a été sélectionné 31 fois en équipe de France entre 1979 et 1987, marquant de son empreinte les terrains internationaux. Sa première sélection a lieu contre les All Blacks en 1979, et une semaine plus tard, il contribue à une victoire mémorable contre la Nouvelle-Zélande en marquant un des quatre essais français. Son parcours avec le XV de France est couronné par un Grand Chelem dans le Tournoi des Cinq Nations en 1983.

Cependant, Codorniou a aussi connu des moments de tension avec la FFR, notamment en raison de désaccords avec le sélectionneur Jacques Fouroux et le président Albert Ferrasse sur la rémunération des joueurs. Cette brouille l’a privé de la première Coupe du Monde de Rugby en 1987, un regret persistant. Malgré cela, il revient dans le giron de la FFR comme manager des moins de 21 ans jusqu'en 2001.

Homme aux multiples casquettes, Didier Codorniou est aussi un homme politique chevronné. Maire de Gruissan depuis 2001, élu sous l'étiquette du Parti Radical de Gauche (PRG), il est également premier vice-président du Conseil régional de la région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, en charge de la Méditerranée. Son engagement en politique témoigne de ses compétences en leadership et en gestion, des atouts qu'il souhaite mettre au service de la FFR.

Lors de son interview au Midi Olympique, Codorniou a souligné son désir d'apaisement et de rassemblement pour le rugby français. Entouré de figures emblématiques comme Serge Blanco, Jean-Claude Skrela, Guilhem Guirado et Patrick Buisson, il reste discret sur les noms de ceux qui composeront son équipe. Néanmoins, il refuse de confirmer si des opposants à l'actuelle direction seront à ses côtés.

J’ai longtemps joué au rugby et, si j’aimais l’évitement, j’y ai quand même pris des coups. J’ai le cuir épais, je crois que je l’ai démontré dans mon parcours politique.

La candidature de Didier Codorniou apporte une nouvelle dynamique à cette élection cruciale. Fort de son expérience, tant sur le terrain qu’en dehors, il incarne une alternative solide pour ceux qui cherchent à insuffler un vent de changement au sein de la FFR. Les mois à venir seront déterminants pour le rugby français, avec en toile de fond la passion et l'expertise d'un homme qui a marqué l’histoire du ballon ovale.

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  • Pianto
    55054 points
  • il y a 3 semaines

comme avec Macron, on parle davantage du qui que du quoi...

Demander aux clubs ce qu'ils souhaitent c'est bien.
Ratisser dans tous les clans pour être rassembleur, c'est tactique, ça ne me touche ni dans un sens, ni dans l'autre.

J'attends de savoir pourquoi il veut se présenter.
C'est à dire, ce qu'il reproche à la direction actuelle, pourquoi il ne souhaite pas l'intégrer pour apporter ses idées et ce qu'il veut faire différemment.

Pour l'instant on a juste "je m'y vois bien."

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