Angleterre - France : Pourquoi les Bleus vont-ils réussir le casse du siècle ?

Angleterre - France : Pourquoi les Bleus vont-ils réussir le casse du siècle ?
Angleterre - France : Pourquoi les Bleus vont-ils réussir le casse du siècle ?
Oui oui, on a le droit d'y croire. Non ? Si ? On sera ridicule avec cet article dimanche soir ? On se lance quand même...

L’heure du Crunch est arrivée après une défaite (de plus) pour les hommes de Jacques Brunel. Face aux Bleus, les méchants Anglais qui viennent de rouler sur les Rouquemoutes. Et à Dublin, en plus. Autant dire que peu de bookmakers donnent les Tricolores vainqueurs à Twickenham ce week-end. Les réseaux sociaux non plus d’ailleurs. Depuis vendredi dernier, c’est une déferlante de critiques envers le XV de France. Il faut avouer que les supporters en ont aussi plein le dos de voir une équipe si talentueuse se vautrer de manière ubuesque à chaque fois.

Les vieilles gloires y sont allées aussi de leur petit papier pour alimenter la pile de scepticisme déjà bien haute sur l’échelle de la dépression. C’est très valeurs du rugby de tirer sur les copains déjà bien amochés par ces déconvenues. Certes, nous avons vibré en voyant ces Bleus sur le pré, mais aucun d’eux n’est champion du monde. Egalité du coup.

Mais là n’est pas le sujet. Dans ce pessimisme ambiant, un peu d’optimisme dans le ciel de Marcoussis ne serait pas de refus.  

C’est pourquoi nous vous proposons une liste non exhaustive des raisons pour lesquelles la bande à Guilhem Guirado va nous offrir le casse du siècle ce dimanche :

  • Les yeux rivés sur le Japon.

On pourrait vous ressortir une raison toute moisie des tiroirs en parlant du symbole que représente le Crunch, mais c’est du réchauffé. Par contre, on retrouvera les hommes d’Eddie Jones au Japon. Et force est de constater qu’au vu de nos dernières performances ils doivent s’en carrer gentiment les Anglish. Certains diront même qu’ils redoutent plus leurs homologues américains que nous. Autant les marquer d’un grand coup de boule dans les valseuses en allant s’imposer chez eux et montrer qu’on la veut cette 2ème place de poule. ON LA VEUT ! Oui bon j’ai dit optimiste pas utopiste.

  • Haters gonna hate.

Le train de tes insultes roule sur les rails de mon indifférence. Imaginez Vahaamahina balancer ça au micro de Cécile Grès après avoir marqué l’essai de la victoire après 40 phases de pick and go comme des gros bourrins. On a dit optimiste, pas qu’on allait jouer au rugby.

  • Swing low, sweet chariot.

Le swing low, sweet chariot. Tous les amateurs de rugby connaissent cet hymne entonné par les supporters du XV de la Rose. Surtout pour chambrer l’adversaire quand ils mènent par 8 pénalités et 12 drops de Jonny Wilkinson. C’est beau tout un stade qui chante hein ? Ben moi je déteste ce chant. Ça donne à nos rivaux une occasion de plus de montrer toute leur arrogance. Et surtout une énorme envie de casser la télé alors qu’il suffirait juste de couper le son (que voulez-vous, le rugbyman n’a pas la lumière à tous les étages). Alors on ne va pas se priver de leur boucler le museau un peu. Vivement que Yoann Huget installe la clim à Twickhenam.

  • Jacques Badass Brunel

Décrié, jugé, roulé dans la boue, Jacques, par ses racines gasconnes ne peut pas laisser piétiner son nom sans rien faire. Qu’importe la composition, la consigne est claire. On oublie le rugby le temps d’une rencontre et on leur marche dessus jusqu’à les renvoyer à grands coups de godasses sur le parking ! Pas brillant certes, mais ça va faire plaisir au peuple. Le Gersois pourra emporter la tête du sélectionneur anglais et l’ajouter dans sa collection des trophées de chasse.

  • Parce que Toulong.

On n’est pas toujours inspiré hein.

  • Andy Goode.

Andy Goode, cet ancien joueur à l’IMC d’un pilier de 3e série s’étant englouti 2kg de paté avant de rentrer sur le terrain. Même lui se permet de nous chambrer plus que lourdement... pardonnez-moi le jeu de mot. Allez hop, dans le même sac que leur chanson à la con.

  • Dimanche, jour saint.

Le match se déroulera un dimanche, jour saint pour le monde du rugby. Les vrais amateurs se tasseront au bord des talanquères pour contempler l’équipe fanion avant de se retrouver au club house, rejoints plus tard par les joueurs des deux équipes de la rencontre qui ne se seront même pas douchés pour ne pas louper les hymnes. Allez, que la fête soit belle, une victoire française leur permettra d’avoir une excuse pour lâcher les chiens, s’enfermer dans la boutique et jeter les clés. L’intendant du club leur ouvrira le lundi à l’aube. Quelle belle soirée !

  • Retournement de situation.

Gagner en Angleterre sera un signe fort lancé à notre principal concurrent qu’est l’Italie. Qui nous feront probablement redescendre sur terre lors de la dernière journée, mais on pourra dire qu’on a battu les Anglais qui eux, ont battu les Irlandais, qui eux-mêmes ont battu les Ecossais. On aura donc battu le boss du jeu en échouant à toutes les missions. Fort.

  • Parce qu’il n’y a pas que le Bleu.

Outre les déroutes du XV de France, d’autres Bleus s’illustrent. Les U20, champions du monde, où les Bleues qui ont récemment poutré les Blacks Fearns, rien que ça. Il serait peut-être temps de braquer les projecteurs sur leurs victoires plutôt que de pointer du doigt des défaites afin de balancer des jeux de mots cramés en une des journaux.

  • Du love en barre.

Les défaites sont toujours encourageantes, les Bleus arrivent à retourner des situations à leur désavantage et toujours de manière rocambolesque. Ils méritent toutefois tout le love qu’on puisse leur donner. Parce que mets-toi à leur place, quand ton prof principal de seconde t’a répété que tu n’arriverais jamais à rien avec ton 8/20 de moyenne au 1er trimestre. Il n’avait peut-être pas tort mais tu aurais sans doute aimé qu’il te soutienne un tantinet plus pour que tu aies ton diplôme. On a tous nos problèmes hein.

ALLEZ LES BLEUS !

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