Top 14 - Les 5 points à retenir de la finale entre Toulon et le Castres Olympique (18-10)

Top 14 - Les 5 points à retenir de la finale entre Toulon et le Castres Olympique (18-10)
Top 14 - Les 5 points à retenir de la finale entre Toulon et Castres.
Vingt-deux ans après son dernier titre, le RCT a remporté la finale du Top 14 face à Castres (18-10). Les Varois réalisent le fameux doublé H Cup-Top 14. Finale du Top 14 - Toulon - Castres (18-10) du 31/05/2014

Toulon réussit l’impossible doublé©

Jamais un club n'avait réussi à remporter à la Coupe d'Europe et le Bouclier de Brennus depuis l'instauration de la poule unique. Un fameux doublé que beaucoup croyaient impossible. Un premier titre de champion de France depuis 1992 qui vient récompenser la très belle saison d'un groupe qui a connu des bas, avec notamment une défaite à domicile face à Grenoble, et des hauts avec un deuxième titre consécutif en H Cup. Si le CO a fait preuve d'opportunisme avec un essai sur une fulgurance de Max Evans en première mi-temps, les Castrais, courageux, n'ont pas réussi à perturber un Toulon serein collectivement malgré des approximations individuelles passagères. « C'était un rêve. On offre une belle sortie à Jonny, Danie et à Joe,» commentait Mathieu Bastareaud à l'issue du match.

Le RCT met (presque) les barbelés

Cette année, les hommes du duo Milhas-Darricarrère n'ont pas trouvé la faille dans une défense toulonnaise hermétique. La marque de fabrique du RCT qui, par la qualité athlétique de ses joueurs et leur puissance, a inéluctablement dégoûté leurs adversaires avec des plaquages appuyés et des joueurs comme Steffon Armitage ou Mathieu Bastareaud (72e). « On s'est retrouvé face à un mur. On voulait à tout prix marquer un essai mais on savait que face à eux, c'était mission impossible » confiait Rémi Talès sur Canal +. Les Castrais n'auront pas grande chose à se reprocher. Ils ont d'ailleurs réussi là où d'autres avaient échoué en marquant un essai par Evans. Un essai qui, s'il a poussé les Toulonnais à marquer, n'a cependant pas enrayé cette machine à gagner.

Toulon remporte la bataille en conquête

On attendait les Castrais en touche, et ils ont répondu présent sur leurs lancés. Cependant, le meilleur alignement du Top 14 au niveau du contre n'a pas réussi à perturber son homologue comme il avait pu le faire en demi-finale face au MHR. Si Toulon n'a pas forcément eu des ballons propres sur ses lancés, les Toulonnais ont pu s'appuyer sur une mêlée dominatrice, en dépit de quelques pénalités, pour imposer leur jeu. Ce qui a grandement facilité la tâche des arrières et notamment de Jonny Wilkinson, contrairement à Rémi Talès, transparent durant cette rencontre. Une domination des avants qui a permis au RCT de prendre le score (un CO beaucoup plus pénalisé en deuxième mi-temps) puis de gérer le match à l'image des longs coups de pied de Delon Armitage en deuxième mi-temps.

Rory Kockott passe à côté de sa finale

Si la défaite du Castres Olympique est collective, on ne peut cependant éclipser le fait que le demi de mêlée castrais Rory Kockott est passé à côté de son match, notamment au pied avec seulement 40% de réussite face aux perches. Neuf unités qui manquent alors que le CO s'est incliné de 8 points. « On n'a pas été bien tactiquement. Avec Rémi Talès, nous n'avons pas su gérer ça. Ils nous ont mis la pression et on n'a pas réussi à inverser cette pression, notamment en deuxième mi-temps » reconnaissait Kockott. Si le Sud-Africain a tenté d'insuffler du rythme dans le jeu des Tarnais, notamment en début de deuxième mi-temps après avoir beaucoup subi dans le premier acte, il n'a pas réussi à peser sur la finale comme il l'avait fait l'an passé. On retiendra également cette introduction pas droite en mêlée à la 60e alors que le CO était en position favorable.

Une fin de carrière idéale pour Jonny Wilkinson

En comparaison, son vis-à-vis Jonny Wilkinson a une nouvelle fois été parfait dans son rôle de buteur avec un 100%. Il a d'ailleurs inscrit 15 des 18 points de son équipe, avec notamment un drop du pied droit, le 11e la saison, juste avant la mi-temps. Comme souvent, l'Anglais ne s'est également pas dérobé en défense comme à la 27 face à la Claassen. Une partition parfaite qui met un point final à une carrière parsemée de blessures, mais aussi de titres pour un joueur qui aura marqué le rugby hexagonal et mondial. Cinq après son arrivée au Rugby club Toulonnais, Jonny Wilkinson offre à Toulon un titre qu'il attendait depuis 1992 après deux finales perdues.