Le coup d'envoi du Tournoi des 6 Nations des Amériques, « un moment historique »

Le coup d'envoi du Tournoi des 6 Nations des Amériques, « un moment historique »
Coup d'envoi du Tournoi des 6 Nations des Amériques.
Le Tournoi des 6 Nations des Amériques débute ce samedi et mettra aux prises l'Argentine, le Canada, les Etats-Unis, le Chili, l'Uruguay et le Brésil. Le Tournoi des 6 Nations a désormais un petit frère, le Tournoi des 6 Nations des Amériques. Comme son aîné, il débute ce samedi et mettra aux prises l'Argentine, le Canada, les Etats-Unis, le Chili, l'Uruguay et le Brésil. Une belle avancée qualifiée de moment historique pour ces nations qui peinent à progresser entre chaque échéance mondiale par manque de rencontres internationales. Après une Coupe du monde où les "petits" ont fait douter les "grands", c'est de bon augure pour le futur. Bien évidemment, l'objectif de chaque pays est différent.

L'Argentine favorite

Du côté de l'Argentine, qui participe déjà au Four Nations et très bientôt au Super Rugby par l'intermédiaire de sa franchise (les Jaguars), on va se servir de cette compétition pour lancer des jeunes. La première place leur semble cependant promise. "Les changements en Argentine sont importants, mais cela ne nous concerne pas seulement. Nous voulons tous que ce tournoi aide les autres à prendre le même chemin," a commenté Agustin Pichot, président de la Pan American Rugby Association. Il y a beaucoup de travail à faire, mais l'avenir semble prometteur."

Continuer sur la lancée du Mondial

À l'instar du Japon, qui peut s'étalonner régulièrement lors de l'Asian 5 Nations et de la Pacific Cup, les USA ou le Canada vont désormais bénéficier d'une nouvelle compétition pour se perfectionner. Déjà très en vue sur le circuit mondial de rugby à 7, cela ne peut être qu'un plus pour acquérir de la régularité afin de poursuivre sur la lancée du Mondial 2015 où les Canadiens avaient fait bonne figure contre l'Italie (18-23) et la Roumanie (15-17). Quand on connaît le réservoir de joueurs de ces deux pays, ça également pourrait aider à faire naître des vocations. Et c'est d'autant plus vrai pour le Brésil et le Chili. Au sein du premier, l'ovalie est en pleine croissance avec notamment la perspective de voir du rugby à 7 aux Jeux de Rio. Les gens se désintéressent petit à petit du football, devenu trop politique et corrompu, estime l'ancien manager brésilien Virgilio Neto via le site RugbyWorld. L'apprentissage sera difficile mais bénéfique.

Jouer plus régulièrement pour progresser

Inspiré par le Japon, les Chiliens veulent de leur côté poursuivre sur leur dynamique de victoires sur leurs voisins sud-américains. Désormais 24es au classement de World Rugby (le Canada est 19e), ils entendent bien donner du fil à retordre à leurs adversaires, notamment grâce à leurs trois joueurs basés en France : Pablo Huete (Bayonne), Sergio Valdés (anciennement Agen) et Ramon Ayarza (La Voulte-Valence). Avec Ormaechea (Stade Montois), Sagario (Munster) ou encore Berchesi (Carcassonne), l'Uruguay possède aussi des joueurs avec une expérience européenne et espère maintenir son statut de deuxième nation d'Amérique du Sud derrière l'Argentine. Contre les USA ou le Canada, se sera dure confie Ormaechea, auteur d'un des deux premiers essais uruguayens en Coupe du monde face aux Fidji. "Mais nous pouvons aussi apprendre en les affrontant." C'est tout le mal qu'on peut leur souhaiter.

Programme :

1re journée - Samedi 6 février

A Houston, Etats-Unis - Argentine
A Langford, Canada - Uruguay
A La Reina, Chili - Brésil