H Cup - RCT - Leinster. L'analyse de la presse britannique

H Cup - RCT - Leinster. L'analyse de la presse britannique
H Cup – RCT – Leinster. L'analyse de la presse britannique.
Dimanche à Mayol, le RCT a produit l'un de ses plus beaux matchs de la saison en dominant le Leinster en quart de finale de H Cup. L'analyse britannique. Dimanche à Mayol, le RCT a sans doute produit l'un de ses plus beaux matchs de la saison. Une prestation digne de l'adversaire qui se dressait sur sa route, le Leinster, province irlandaise plusieurs fois championne d'Europe et forte de ses internationaux récemment auréolés d'un titre dans le 6 nations. Malgré l'absence de Wilkinson, sorti prématurément sur blessure, Toulon a dominé son sujet, fait plier la défense irlandaise et marqué les esprits comme en témoigne l'analyse de la presse britannique.

L'Independent : « Toulon n'a montré que peu de points faibles »

« Hormis une faible défense sur les mauls, et une indiscipline en mêlée par moment, Toulon n'a montré que peu de points faibles ». Le journaliste note que le Leinster n'a pas su contenir les assauts toulonnais, « le dynamique talonneur » Craig Burden et « l'explosif » Danny Rossouw ont d'ailleurs fait beaucoup de dégâts dans le rideau défensif irlandais. « L'agressivité au contact des joueurs varois » n'a pas permis au Leinster de « voler les ballons comme ils savent si bien le faire ». Les Irlandais ont également été dépassés dans la conservation du cuir, Steffon Armitage se régalant au contest, et n'ont jamais pu développer de temps forts.

« Armitage a le physique parfait pour aller gratter le ballon au sol, avec de solides appuis et un centre de gravité très bas qui font qu'il est impossible à faire tomber. » Le travail de Mathieu Bastareaud est également souligné dans ce domaine. Aussi, les Irlandais « pouvaient s'estimer heureux » d'avoir grappillé 6 points au repos, notamment grâce à « la supériorité des avants en mêlée et en touche. » Le travail de sape du RCT, de plus en plus « clinique dans la zone rouge » a cependant payé dans le deuxième acte.

The Irish Time : Mathieu Bastareaud, « véritable boule de démolition humaine »

« En vérité, le Leinster a manqué de niaque et s'est montré bien impuissant ». Ce qui surprend encore plus l'auteur du papier, c'est la manière avec laquelle la défense a été enfoncée par un Mathieu Bastareaud, « véritable boule de démolition humaine » ou par un Juan Smith « revigoré ». Ainsi Gerry Thornley, pointe les 27 plaquages manques par les Irlandais, avec notamment cinq ratés par Brian O'Driscoll et trois pour son compère d'Arcy, « qui n'a pas été dans un grand jour ». Les titularisations de Richardt Strauss, Shane Jennings (auteur de trois fautes qui ont permis à Toulon de marquer sur pénalité) et Jimmy Gopperth n'ont également pas eu l'effet escompté par Matt O'Connor. « On peut penser qu'une autre sélection n'aurait sans doute pas fait mieux » note le site irlandais. « À un moment, j'avais l'impression que les joueurs du RCT avaient un poumon ou une jambe de plus » commentait le manager de la province irlandaise après la rencontre via Rugbyrama.

The Telegraph : Toulon a manqué de sang-froid

Le journal anglais s'attarde sur les chances de voir Jonny Wilkinson jouer la demi-finale face au Munster. Si Brian O'Driscoll a dit au revoir à l'Europe, pour l'Anglais, l'avenir reste encore incertain. « La saison est presque terminée et les occasions sont de plus en plus rares ». Sorti prématurément, Wilkinson a au moins eu la satisfaction de voir son équipe l'emporter. Sous un soleil de plomb et dans une ambiance de fournaise, Toulon a été dominateur dans de nombreux domaines et sur une longue période, mais a manqué de « sang-froid » pour achever un Leinster « accrocheur » mais « limité ». The Telegraph fait ici référence à ces quatre incursions en terre irlandaise qui se sont terminées sur une erreur au moment de faire la passe ou de faire la bonne course. À ce titre, Matt Giteau s'est illustré et révélé être une « menace constante » pour le Leinster de par « ses courses effrontées ».

Une ambiance remarquable

S'il est également un aspect de cette rencontre qui a marqué les Britanniques, et les supporters en général, c'est l'ambiance qui régnait autour de cette rencontre. Via blog-rct, l'ancien sélectionneur du XV de la Rose, Clive Woodward s'est dit impressionné : « J'en ai vu des publics fervents, mais là, je reconnais que cela dépasse tout ce que j'avais pu observer, même notre retour d'Australie en 2003 à l'aéroport d'Heathrow n'était pas aussi chaud. » Non retenu pour le match, Fédéric Michalak nous donne ici un aperçu de l'accueil réservé aux joueurs par les supporters.