[10 ANS] : Comment le Rugbynistère est-il né ?

[10 ANS] : Comment le Rugbynistère est-il né ?
[10 ANS] : Comment le Rugbynistère est-il né ?
Le Rugbynistère fête ses 10 ans cette semaine. Dernier article de notre série consacré à la naissance du site.

Les co-fondateurs

Le Rugbynistère, c'est d'abord l'histoire d'une rencontre, celle de Max et Nico... à Stockholm ! Le premier "avait pour objectif de travailler dans le sport, et encore mieux, dans le rugby" après un cursus en management. Un stage décroché au sein de la Fédération suèdoise de rugby, et c'est le grand saut. Le second, fraîchement diplômé, "cherchait sa voie" et s'est retrouvé à Stockholm pour un stage de fin d'études, avant de travailler trois ans pour un grand réseau de sites suédois, dans l'affiliation. "Je ne savais pas exactement ce que je voulais faire, mais j'aimais l'indépendance que permettait le travail sur internet. C'est grâce à cette expérience que j'ai appris ce qui m'a permis de monter quelques petits sites pour m'amuser un peu, même un site de karaoké ce que j'assume plus ou moins (Rires)." Parmi ces sites, l'un qui a pris plus que les autres : Le Rugbynistère.

Le rugby

Issu d’une famille très rugby, Max baigne dans ce milieu depuis sa tendre enfance, accompagnant son père sur les bancs d’entraîneur depuis l’âge de 8 ans. A l’âge adulte, il joue le samedi et arbitre le dimanche, "ce qui m’a permis d’avoir cinq ans d’expérience avant de présenter ma candidature à la fédération suédoise pour développer l’arbitrage." Il joue aussi quelques matchs avec le club d’Attila, et arpente le pays pour arbitrer des matchs tous les week-end, "surpris par le niveau de jeu des équipes locales composées de nombreux étrangers."

Nico, lui, a joué à Blagnac (31) de 1996 à 2003, puis à Pau avec Ovalesc de 2003 à 2007, pour trois titres à la clé.  Ensuite ? La 1ère division... suédoise, entre 2008 et 2010 dans le club champion de Suède : Stockholm Exiles, "où le niveau est vite devenu difficile à suivre en équipe Une, composée par plus de Sud-afs, Australiens, que de Suédois". Il confie : "j'ai arrêté le rugby en 2010, même si j'ai bien failli reprendre pour quelques matchs cette année, avec l'ami Michel du Ministère."

La rencontre

La parole à Nico : "C'est l'excellent Jean-Jacques Zander, qui est à l'origine de notre rencontre. Un personnage haut en couleurs, et que Max et moi adorons. Je l'ai rencontré pour ma part dans les pubs irlandais de Stockholm, où nous nous retrouvions pour suivre en particulier le Tournoi des 6 Nations. Il se trouve que cet avocat de renom, arrivé en Suède à l'âge de 19 ans, était aussi vice-président de la fédération suédoise de rugby, et qu'il a pris Max en stage pour développer l'arbitrage en Scandinavie. La première fois que j'ai rencontré Max, c'était en allant le chercher à l'aéroport de Stockholm Arlanda avec Jean-Jacques."

L'idée du Rugbynistère

Devenus collocs, les deux ont l'idée de créer un site pour "dépoussiérer un peu l'actualité rugby, et surtout de créer un espace en ligne où on pourrait retrouver les valeurs et émotions qu'on a pu connaître via ce sport." Max rentre en France, et monte un blog. "Les images de rugby sont bien plus importantes que le texte à mon humble avis, et j’étais assez loin de toutes les jurisprudences des droits TV à l’époque."Mais objectivement, c'était tout pourri," lance Nico, qui poursuit : "j'ai vu qu'il n'écrivait pas que des aberrations pour un arbitre (!), et je lui ai proposé de lui faire un vrai site, et de travailler avec moi. C'est comme ça qu'est né le Rugbynistère. On a pas mal été inspirés par ce que faisait notre ami sudaf de Rugby Dump à l'époque, qui lui, pour le coup, était un très gros blog, avait un angle moderne, et très axé sur la vidéo."

Le mot de la fin pour Max : "J’ai pas été long à convaincre, vous imaginez, m’associer avec le célèbre éditeur du site de karaoké ?"

Le nom

Le pourquoi du comment du Rugbynistère, c'est... :

On y pense souvent en se disant qu'on n'a pas été très inspirés sur le nom ! On a décidé de se laisser une semaine pour choisir le nom, et acheter le nom de domaine. On a pas mal échangé, on voulait absolument qu'il y ait "rugby" dedans. Le Rugbynistère, c'était un mix entre rugby et ministère. On a voulu créer le "Ministère du Rugby". Aujourd'hui encore, soit 10 ans après la création, beaucoup de lecteurs écorchent le nom : RugbyMinistère, RugbyMystère, RugbyFinistère, la Fistinière, on a droit à peu près toutes les variations possibles. Disons au moins que ce nom a l'avantage de ne ressembler à rien de ce qui existe !

Les meilleurs moments 

  • la Coupe du monde en 2011 dans notre petit campervan vert en Nouvelle-Zélande : une aventure de malade
  • se déguiser en morphsuit bleu - blanc - rouge pour le match France vs Nouvelle-Zélande… et se rendre compte qu’on est placés en présidentielle
  • Un arrêt dans un petit village de pirates maoris pour regarder Géorgie vs Roumanie. Se retrouver ainsi dans un bar clandestin (ou un hangar comme vous préférez) et discuter tranquillement des raisons pour lesquelles tous les clients du bar avaient fait de la prison. Des Maoris aussi surpuissants que généreux qui voulaient pas qu’on parte et qui ont finalement fait un Haka improvisé pour notre départ
  • L’appel d’Ovale Masqué pour nous dire qu’il a supprimé toute la base de données d’articles du site. #CeNestPasUneBlague - Des grandes minutes de stress avant le sauvetage de notre hébergeur web qui a sauvé notre voyage
  • les apéros rugby en 2013 : "l'après-match quand y'a pas match", où nous sommes allés passer de super moments avec la communauté dans toutes les villes où nous avons trouvé des bars partenaires : Toulouse, Paris, Toulon, Clermont, Bayonne, Lille. Apéros Rugby qui ont donné naissance au Ministère à Toulouse, avec Julien à l'époque qui tenait le bar qui accueillait les Apéros de la Ville Rose
  • le lancement du Ministère en 2014 : encore un projet avec des copains Julien et Mika, ce dernier que j'ai d'ailleurs rencontré par Max à Stockholm lorsqu'il était venu jouer avec nous au tournoi international des Stockholm Tens
  • le lancement de La Copine, la bière créée avec Mika et le Ministère il y a 2 ans
  • le lancement de notre tournoi, le Rugby No Limit qui est un week-end de good vibes de malade, on y prend vraiment conscience de la force de notre communauté, on fait vraiment le plein d'amour sur ces deux jours, les gens sont adorables, et on y fait une des plus belles bringues que j'ai vécues
  • de très belles rencontres avec des lecteurs, certains nous suivent depuis le début. On ne se voit pas forcément très souvent, mais j'ai eu la chance de manger avec Ced il y a encore quelques semaines, et de rencontrer Kadova lors de sa venue au No Limit
  • et bien sûr aujourd'hui la satisfaction d'avoir mis en place une super équipe sur qui on peut vraiment s'appuyer, composée de neuf personnes passionnées. 

L'anecdote croustillante

... de Nico : 

"Je pense que je peux raconter la raison de ma rencontre avec Mika. Il venait d'atterrir à Stockholm, et Max devait l'héberger. Mika, personnalité discrète par nature, ou pas, est arrivé affublé d'un shorty en jean, et d'une casquette en cuir rose du meilleur goût. Pour bien visualiser le rendu en mini-short en jean, il faut savoir que Mika jouait à la pile à l'époque, en Fédérale 1 si je me souviens bien cette année là. J'ai oublié le haut qu'il portait, mais ça devait certainement être un débardeur dégueulasse, ou quelque chose du même acabit. Au moment d'aller récupérer son nouvel appartement, Max sonne donc à la porte de la propriétaire, une dame suédoise, qui voyant arriver une troupe d'aztèques Max, Mika et son style bien à lui, ainsi que l'individu Cayenne, jeune talonneur de talent, tous accompagnés de leurs grosses valises, et parlant un anglais approximatif pour les meilleurs d'entre eux, a immédiatement refermé la porte sans plus d'explications. Les campeurs n'ayant pas d'endroit où dormir, j'ai récupéré tout le monde à la colloc. Les ayant vu arriver à ma porte dans leurs tenues décapantes, j'ai reconnu l'esprit bien de chez moi, et qui nous manquait parfois en Suède. J'ai refermé la porte, mais après les avoir laissé entrer, on a commencé une amitié, qui on ne le savait pas encore, mais nous amènerait plus tard à ouvrir le Ministère."

... de Max : 

"Si je ne m'étais pas fait virer de l’appartement suédois, aurions-nous créé Le Rugbynistere ? Certainement pas ! Nous sommes maintenant associés avec Mika, qui est le gérant du bar (et des prochains) ouverts sous la bannière Le Ministère. Merci Mich Mich."

... de Max (bis) :

"On s’est rendus compte que le père de Nicolas a entraîné mon père, qui était talonneur au TOAC (Toulouse). Il y a même une photo du père de Nico qui trône dans le salon des Rouquié depuis des années. On s’est aperçus de cette anecdote que neuf ans après notre coopération.Mais Nico…. c’est le fils ROUSSE !!!!!???