PRO D2 : Bourg-en-Bresse privé de montée par la DNACG ?

PRO D2 : Bourg-en-Bresse privé de montée par la DNACG ?
L'USBPA jouera-t-elle en Pro D2 l'an prochain ?
Pro D2
  • 18 Matchs joués
  • 8 Victoires
  • 15 Classement
  • 357 Points marqués
  • 438 Points encaissés
L'USBPA a gagné avec brio son billet pour la PRO D2 face à Rouen, mais le club bressan pourrait voir son horizon s'obscurcir : la DNACG aurait des doutes sur sa solidité financière.

Ce samedi soir, tout l'Ain exultait. En disposant de Rouen dans un stade Verchère en ébullition, l'USBPA venait de réaliser le rêve de tout le peuple violet et blanc : l’accession au second étage de l'élite de l'Ovalie. Passé les effusions en tout genre, et la légitime liesse populaire, l'état-major bressan va devoir, dès cette semaine, se plier à l’implacable exigence du haut niveau et du professionnalisme. Car le rugby moderne, ne laisse plus aucune part au hasard, rentrant de plein fer dans la nécessaire rigueur budgétaire, qui va de pair avec son développement.

Une expansion sportive plus prompte, que la structuration financière et administrative

La DNACG, gendarme financier de l'ovalie, en est un des régulateur. Au gré des années, elle en est devenue l'épée de Damoclès guettant nombre de clubs, qui ont eu une expansion sportive plus prompte, que la structuration financière et administrative de leurs entités. Les violets et blancs, selon nos sources, pourrait goûter à cette amère potion, du fait de finances pas en adéquation avec les canons de la LNR, implacable sur le sujet. Alors que la victoire face à Rouen est venue concrétiser l'éclosion d'une génération talentueuse et l’avènement d'un projet sportif ambitieux, les lendemains bressans pourraient être bien moins chevaleresques. Car un bruit monte depuis 48H : la DNACG aurait prévenu Dax, relégué en Fédérale 1, de monter un Budget Pro D2 au cas ou l'écueil financier de la ligue ne soit insurmontable pour l'USBPA.

Quid de l'équité sportive ?

Selon nos informations, le club de l'Ain aurait un trou de trésorerie d'environ 500 000 euros, quand d'autres sources parlent de 1,2 million de sponsoring non encaissé en sus, ce qui ne serait pas une paille. Les dirigeants bressans vont devoir courir après le temps, car la DNACG et la Ligue - qui doit préparer les modalités d'organisation de la saison 2018-2019 de ProD2 - ne peuvent se permettre le luxe de jouer la montre.

Fédérale 1 Elite - Bourg-en-Bresse bat Rouen et accède à la Pro D2En outre si l'USBPA ne pouvait pas répondre au cahier des charges financier de l'organisme de contrôle de la ligue, une question pourrait se poser : quid de l'équité sportive ? Car le Rouen Normandie Rugby, finaliste malheureux de la phase d'accession en Pro D2, pourrait être le dindon de la farce. Les Normands pourraient se sentir lésés, du fait de jouer une finale contre un candidat qui aurait floué son monde, et l'empêche d'accéder à son rêve d'accession historique en ProD2.

Dax dans les starting-blocks

Les instances du rugby étant prévoyantes, elles auraient déjà demandé à Dax d'être dans les starting-blocks, et de préparer un budget Pro D2. Au cas où, pour ne laisser aucune part au hasard. Mais côté dacquois, l’algorithme est plus complexe qu'il n'y paraît : le club a subi une hémorragie sans précédent de départs à l'issue de la relégation, et va avoir beaucoup de mal à bâtir une équipe pour la Pro D2. Coté finance, un des hommes fort du club, Gilbert Ponteins, est en train d'activer ses réseaux pour remettre à flot le bateau landais. Il serait quand même cocasse que l'US Dacquoise soit encore sauvée des eaux, une cinquième fois en dix ans, ce qui en ferait une subtilité rugbystique.

Autre hypothèse : repêcher Narbonne, mais le club audois est empêtré dans un cercle loin d'être vertueux depuis quelques saisons. Et si au bout du compte, le RNR, club qui dispose de l'ensemble du territoire normand au soutien, d'une surface financière colossale, ainsi que d'un groupe calibré Pro D2, était l'heureux élu ? En Normandie, on préférerait, une montée acquise sportivement, mais à défaut de passer par la grande porte, s'il fallait passer par la fenêtre : on ne le refuserait sans doute pas, bien sûr !


Contacté pour répondre à nos questions, l'USBPA n'a pas donné suite.