Top 14. ''C'est un peu notre opposé, c'est le yin et le yang'' : Mola raconte la rivalité Toulouse-Castres
Ugo Mola a décrypté l'historique rivalité entre Castres et Toulouse.
Ugo Mola est revenu sur le derby désormais historique entre Toulouse et Castres. Qui de mieux que l'actuel entraîneur du Stade Toulousain, pour nous raconter cette rivalité, lui qui a porté les deux maillots.

S'il est aujourd'hui un entraîneur reconnu, Ugo Mola n'en a pas pour le moins été un excellent joueur. Invité du podcast ''La Cravate'', l'actuel manager des rouge et noir, est revenu sur son parcours. International tricolore à 12 reprises, formé à Toulouse, il rejoint Castres après un passage express à Dax. L'occasion pour lui qui a connu les deux clubs rivaux d'Occitanie sous les différents costumes (joueurs puis entraîneurs), de revenir sur un derby entre deux équipes qui se veulent diamétralement opposées : ''En tant qu'entraîneur, j'aime jouer contre Castres. Parce que tu sais à quoi t'attendre. C'est un peu notre opposé, c'est le yin et le yang. C'est chouette''. Avant d'énumérer les différences et dresser le parallèle entre les deux clubs. Si Toulouse se réfère comme étant le modèle à suivre, Castres va se vanter d'être l'irréductible village gaulois, qui résiste malgré de faibles moyens. Mola réfute cette hypothèse. ''Moi je crois beaucoup en ce que l'on pourrait appeler l'inconscient culturel. On ne joue pas au rugby à Toulouse comme on joue au rugby à Castres. Pour pleins de raisons. Je crois que l'élément majeur pour ne pas faire de comparaisons malheureuses, c'est que Pierre Fabre a été une personne incroyable qui a permis au club lorsqu'il végétait en Groupe B, de lui donner les moyens de se structurer et d'avoir par le biais du laboratoire ses premiers joueurs pluriactifs. Parfois le club investissait peut-être plus qu'à Toulouse, ça a été le premier club à avoir un centre d'entraînement digne de ce nom, il y avait un vrai confort.'' 

Par la suite, il loue les mérites du tandem Laurent Labit-Laurent Travers ainsi que le président Pierre-Yves Revol : ''Quand ce duo est arrivé, ils ont remis le club au centre de la ville et donc proche de ses supporters, proche du combat et l'âpreté du coin. Et c'est ça que je trouve génial. Ils ont respecté l'inconscient culturel de Castres. Et donc de l'opposer à Toulouse ça a toujours été le jeu, surtout de ces dernières années pour se réinventer une histoire.''

''Dire que le petit joue contre le gros, ce n'est pas la réalité des choses''

Mola s'est donc ensuite amusé à comparer économiquement les deux clubs, en précisant qu'il n'y avait pas tant de différences que celles que l'on pouvait essayer de faire croire : ''Pierre-Yves Revol est un président qui a marqué le rugby. Mais il y avait un respect des moyens. Les entraîneurs qui sont venus à Castres ne sont pas venus pour rien. Donc ils ont mis et mettent les moyens. Toulouse s'est ensuite structuré de manière différente, avec une autre économie, un autre mode de fonctionnement, mais dire que le petit joue contre le gros ce n'est pas la réalité des choses''. Une rivalité qui existe mais pas forcément comme on voudrait la faire entendre. Selon lui elle reste légèrement romancée afin de faire monter la sauce à l'approche de ces matchs souvent attendus. Toujours dans le podcast ''La Cravate'', il poursuit : ''Cela fait partie de ce que l'on aime bien romancer. Puis on aime bien que la petite ville attrape la grosse et que Castres batte Toulouse. Quand j'étais à Castres, la première fois qu'on a rejoué en phase régulière Toulouse à domicile, on les bat d'un point à l'époque à Pierre-Antoine. C'était un évènement.'' Un derby plus cher aux Tarnais qu'aux Haut-Garonnais Ugo ? ''On l'a toujours cultivé du côté castrais, comme on le cultive peut-être aussi du côté de Toulouse. Mais Toulouse a plus de mal à jouer des derbys parce qu'on ne se sent pas forcément dans cette dynamique-là. Mais je comprends pour l'avoir vécu de l'autre côté qu'on puisse le nourrir.'' Un derby malgré tout partie pour perdurer. 

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  • il y a 3 ans

Le petit contre le gros c'est sûr que c'est pas tant le cas que ça. Si on s'en réfère aux Budgets prévisionnels des clubs (ce qui n'est pas forcément le critère le plus représentatif en soi), on voit qu'il y a en fait Bayonne, Brive et Agen dont le budget est plus proche d'un Nevers en Pro D2 que du reste des clubs de Top14.

Pau et Castres sont bien au dessus de ces 3 là, mais en dessous de la moyenne des clubs de Top14. Ca n'en fait pas des petits poucets, mais ça n'empêche que le palmarès récent de Castres reste remarquable.

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