RUGBY. Maxime Médard garde un goût ‘‘amer’’ de sa dernière saison au Stade Toulousain
Maxime Médard a été pendant longtemps l’une des coqueluches d’Ernest Wallon. Désormais, il construit sa vie hors des terrains.

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Maxime Médard a été pendant longtemps l’une des coqueluches d’Ernest Wallon. Désormais, il construit sa vie hors des terrains.

S’il déclare laisser derrière lui une carrière “sans regret et sans rancune”, Maxime Médard a cependant livré un sentiment plus mitigé sur sa toute fin de carrière. Pour Rugbyrama, l’ancien joueur du Stade Toulousain évoque une dernière saison au goût amer. Au début hésitant, selon notre confrère, sur le “goût (que lui) laissera (sa) dernière saison” chez les rouge et noir, il déclare : “Si je dis ce que je pense, comme je l’ai toujours fait, il est un peu amer. Mais je préfère garder les bons souvenirs. J’ai réalisé la carrière que je souhaitais, sans regret et sans rancune.” Ensuite, il développe son sentiment en détaillant les craintes qui ont pu lui traverser l’esprit : “Mais pour la fin, tu peux te faire plein de scénarios. Il peut y avoir la blessure, la saison compliquée du club, des performances pas bonnes… Voilà, j’ai eu la chance de faire mon dernier match contre Biarritz. Le reste a été difficile. Mais j’accepte et j’avais surtout besoin de passer à autre chose, d’avancer.

TOP 14. Maxime Médard. ''C'est le dernier témoin de l'ère Guy Novès''TOP 14. Maxime Médard. ''C'est le dernier témoin de l'ère Guy Novès''

Pour son dernier exercice sous le maillot du Stade Toulousain, il a foulé le pré à 20 reprises. Parmi ces dernières, il a connu 15 titularisations toutes saisons confondues. Durant sa carrière en club, il aura porté les couleurs de la Ville Rose à 367 reprises et inscrit 114 essais sur l’ensemble des compétitions. Par ailleurs, le natif de Toulouse aura connu 8 titres majeurs avec son club (5 Brennus et 3 Coupes d’Europe). Il est également le quatrième joueur à avoir inscrit le plus d’essais en Top 14 avec 91 arrivées en Terre promise.

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La sortie dans le Rugby ou même le sport ce n'est jamais facile et il y a eu bien pire.
Allez Max nouveau départ, nouvelle vie eclate toi bien.

Parfois c'est la grosse blessure, parfois la saison de trop qui te pousse dehors
Il faut qu'il jette l'amertume au chiote et tire la chasse
Bravo à lui

  • AKA
    58569 points
  • il y a 1 mois

Si tu veux en savoir plus va acheter le journal jaune…

@AKA

Je n'ai rien trouvé dans le midol, à ce sujet.
Le journal jaune ?

@AKA

Pif gadget, je l'ai mais ils en parlent pas

  • AKA
    58569 points
  • il y a 1 mois
@LaGuiguille

Il y avait quoi comme gadget ???

  • Yonolan
    142293 points
  • il y a 1 mois
@AKA

oui et la totalité de l'article me donne le sentiment d'un Maxime pas du tout aigri
Au contraire heureux de sa carrière
Et il peut l'être

  • AKA
    58569 points
  • il y a 1 mois
@Yonolan

Merci, je le pensais ainsi et cela m’ évite d’ acheter le diario amarillo 😉

  • Yonolan
    142293 points
  • il y a 1 mois
@AKA

quelques extraits alors...

Quel goût vous laissera votre dernière saison ?



(Il hésite) Si je dis ce que je pense, comme je l’ai toujours fait, il est un peu amer. Mais je préfère garder les bons souvenirs. J’ai réalisé la carrière que je souhaitais, sans regret et sans rancune. Mais pour la fin, tu peux te faire plein de scénarios. Il peut y avoir la blessure, la saison compliquée du club, des performances pas bonnes… Voilà, j’ai eu la chance de faire mon dernier match contre Biarritz (dernière journée de la phase régulière, N.D.L.R.). Le reste a été difficile. Mais j’accepte et j’avais surtout besoin de passer à autre chose, d’avancer.



Vous avez dit avoir acté votre décision d’arrêter après le match à Castres (le 2 avril), un match où vous ne deviez pas être dans le groupe et pour lequel vous aviez fait le déplacement au dernier moment…



Oui, cela faisait quelques mois que j’avais émis l’idée de faire une saison supplémentaire et que j’attendais une réponse du club. Elle ne venait pas. C’est vrai que j’ai compris ce jour-là… C’est drôle, c’est à Castres que j’avais commencé avec le Stade toulousain (le 18 novembre 2004, N.D.L.R.) et c’est là-bas que j’ai eu le déclic pour prendre cette décision. Je suis lié au CO, c’est incroyable ! Mais j’avais le cul entre deux chaises depuis un certain temps.



C’est-à-dire ?



Je sentais que c’était le moment. Vous savez, l’institution est plus grande que les objectifs personnels. J’ai annoncé que j’arrêtais, sans regret. J’ai pris cette décision avant qu’on me dise stop. Ça, j’en suis content. Tout comme je suis heureux de mon parcours. J’ai rencontré des gens incroyables, j’ai joué avec les meilleurs joueurs du monde et j’ai de belles choses à accomplir encore en-dehors des terrains.



Avez-vous senti ces dernières semaines la trace que vous laisserez dans ce club ?



(Il attend plusieurs secondes) Je ne sais pas. J’ai eu une belle sortie contre Biarritz. Je suis heureux. C’étaient les derniers moments pour Joe (Tekori) et pour moi. Lui a passé deux pénalités. Moi, je suis entré et j’ai marqué. Il n’y a pas que moi. Joe restera un monument du Stade toulousain. J’étais plutôt un leader discret alors que Joe est quelqu’un qui rassemble énormément. Ce mec est hors normes dans un groupe. Il lie les gens : les avants, les trois-quarts, les Français, les étrangers. Humblement, je pense que la trace de son absence dans le vestiaire sera encore plus grande que la mienne.

Vous avez vécu les sept ans de disette de Toulouse entre 2012 et 2019…



En 2012, je ne me doutais pas forcément qu’on devrait attendre sept ans. (Il réfléchit) Mais passer derrière Guy (Novès) n’a pas été évident. Ni pour Ugo (Mola), ni pour Didier (Lacroix) qui est arrivé à la présidence un ou deux ans après. Il y avait tellement de choses à changer… Un tel entraîneur, avec un tel palmarès. Son empreinte était immense. Il y a eu un coup de mou. Il a fallu reconstruire un vestiaire, réécrire une histoire, retrouver l’ADN du club qui avait été parfois bafoué. Mais les saisons difficiles ont peut-être été les plus belles en fait.



Ah bon ?



Oui, c’est là où je l’ai appris. On a vu dans ces instants la qualité des hommes. Dans la difficulté, nous sommes allés chercher les ressources pour s’en sortir. Moi, je n’ai pas voulu partir. Parce que c’est mon club et que c’était difficile de m’imaginer ailleurs. Mais aussi parce que le défi de rester au Stade et de le ramener au sommet était excitant. J’en suis fier.



Vous aviez failli signer à Toulon…



Oui, j’étais à deux doigts. (Il marque une pause) On dit souvent que c’est bien de partir pour sortir de sa zone de confort. Mais le Stade toulousain n’est pas une zone de confort. Il ne l’a jamais été. Alors, y rester n’avait rien de confortable. Ici, il faut s’employer tous les jours et se réinventer toutes les semaines. Il y a tellement d’histoires qui ont été écrites dans ce club et tant d’autres à écrire encore. La pression pour le laisser en haut est très forte. Mais c’est ce que j’aime.



« Il faut s’employer tous les jours et se réinventer toutes les semaines. Il y a tellement d’histoires qui ont été écrites dans ce club et tant d’autres à écrire encore. La pression pour le laisser en haut est très forte. Mais c’est ce que j’aime. »





Pourquoi votre attachement à ce club est-il si viscéral ?







Pour moi, le rugby, c’est défendre son clocher. C’est comme en Cadets avec tes potes, peu importe le niveau auquel tu évolues. Et mon clocher, c’était le Stade toulousain.



Mourad Boudjellal, qui vous a invité dans un établissement étoilé pour vous convaincre à l’époque, dit aujourd’hui que vous lui devez un resto !



J’ai vu ça. Mourad est quelqu’un que j’apprécie, qui avait respecté mon souhait à l’époque. Il m’avait effectivement emmené dans un bel endroit pour me séduire. C’était chouette. Mourad, je t’emmènerai aussi dans un beau resto un jour, c’est promis. Je te le dois.



Comment décrire le lien qui vous unit à Guy Novès ?



Je manquais de rigueur et de travail quand je suis arrivé en pro. Il m’a rongé, comme il savait le faire (rires). Guy Novès savait me faire monter au rideau. C’était un management un peu à la dure mais il savait parfaitement s’y prendre avec moi. Cela m’a construit et m’a fait grandir. Je voulais toujours lui montrer que je pouvais être bon et progresser. Il testait le mental des jeunes au départ. Avec moi, ça a bien marché. Guy est très important dans ma carrière. Nous sommes liés pour un bon petit moment encore.



Vous est-il arrivé de lui en vouloir ?



Non. Enfin, quand tu joues, tu ne lui en veux pas. Mais quand tu ne joues pas, tu lui en veux. Ton entraîneur, tu l’aimes comme tu le détestes (sourire). Ce n’est jamais un long fleuve tranquille. J’ai toujours respecté mes éducateurs et entraîneurs mais j’ai aussi toujours eu du mal à leur parler.


Ugo Mola disait l’an passé que, sur le strict plan du rugby pur, vous étiez certainement le meilleur joueur qu’il ait entraîné. Vous avez eu cette image de l’attaquant ultime et doué…

(Il patiente) Je ne sais pas. J’ai toujours joué comme chez les jeunes. Je ne peux pas dissocier le rugby de l’amusement. C’est un jeu, qui peut s’avérer fragile et costaud. Sur un terrain, je n’ai jamais menti et je n’ai jamais essayé de passer pour ce que je ne suis pas. J’ai été formé à Blagnac, puis au Stade toulousain. J’avais forcément cette fibre du jeu offensif. Mais, je ne sais pas…

Vous ne savez pas quoi ?

Les compliments, c’est sympa mais particulier. J’ai toujours eu du mal à les accepter, comme les critiques d’ailleurs. C’est peut-être bizarre, j’en ai conscience. Mais, en fait, je voulais juste qu’on me laisse jouer au rugby.

Vous avez souvent expliqué être un éternel insatisfait, quelqu’un qui s’est beaucoup questionné et remis en cause, parfois même à l’excès…



C’était aussi une façon de me nourrir, d’alimenter ma motivation. C’est cela qui m’a permis de me surpasser. Au début, c’est facile parce que, quand tu arrives, tu as envie de manger tout le monde. Mais, avec le temps, c’est différent. Il faut s’adapter, trouver les leviers pour avancer. C’étaient les miens. Sur mes premières saisons, j’étais trop inconstant. J’ai travaillé sur moi. Durant ma carrière, j’ai toujours eu cette envie de m’améliorer, d’apporter quelque chose de supplémentaire dans mon jeu. Être plus régulier, avoir une meilleure hygiène de vie, avoir un jeu au pied plus efficace, être plus performant sous les chandelles… C’est l’obsession de progresser qui m’a guidé.

@Yonolan

Merci!

@Yonolan

Merci !

  • AKA
    58569 points
  • il y a 1 mois
@Yonolan

Merci pour l’ article, génial et l’ on voit encore que ce n’ était (encore) qu’un titre racoleur!!! Une question: tu as recopié ou il y a une autre technique???

  • Yonolan
    142293 points
  • il y a 1 mois
@AKA

copie collé classique mais comme tu le vois il y a des espaces parce qu'il y avait des photos
Si tu veux un truc plus propre, tu fais un copié-collé sous word et ensuite après avoir fait la mise en forme , tu colles ici
enfin c'est la méthode que je connais

  • AKA
    58569 points
  • il y a 4 semaines
@Yonolan

OK je vois mais moi je voulais prendre un article d’ un journal (papier) pour le mettre ici et à part le recopier je ne sais comment faire! Peut être faire une photo??? C’ est chaud, non?😬

  • Yonolan
    142293 points
  • il y a 4 semaines
@AKA

Peut-être le scanner et ensuite utiliser un logiciel OCR ( reconnaissance des caractères) qui va le transformer en texte et rectifier ensuite les quelques erreurs
Apres je ne sais pas si il existe de tels logiciels en ligne et gratuit et si cela fonctionne avec des formats style jpeg ( photo)

  • AKA
    58569 points
  • il y a 4 semaines
@Yonolan

Ouf!!!! Je vais essayer d’ écrire directement… mais il faut que je me motive…

  • Yonolan
    142293 points
  • il y a 4 semaines
@AKA

j'ai vu qu'il y avait des logiciels ocr gratuit en ligne
reste plus qu'à avoir un scan....

  • Yonolan
    142293 points
  • il y a 4 semaines
@Yonolan

c'est quel article ? après tout il existe peut etre enligne

  • AKA
    58569 points
  • il y a 4 semaines
@Yonolan

C’ est un article du Canard donc rien en ligne à priori… Autre chose qui m’ a atterré un pote de là bas m’a envoyé ça : https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/angers-49000/parmi-les-trois-jeunes-tues-au-coeur-de-maine-deux-etaient-des-enfants-du-club-de-rugby-d-angers-352c4a58-0521-11ed-8a81-42fa9cc69cd5

  • Yonolan
    142293 points
  • il y a 4 semaines
@AKA

c'est toujours d'une horrible tristesse ce genre de nouvelles

  • Yonolan
    142293 points
  • il y a 4 semaines
@Yonolan

repris par rugbyrama

  • AKA
    58569 points
  • il y a 4 semaines
@Yonolan

J’ ai été boire un coup avec des potes à cet endroit c’ est sympa au bord du fleuve… Mais tout bascule vite maintenant!😕

  • AKA
    58569 points
  • il y a 4 semaines
@Yonolan

Notre monde va vraiment mal…😞

@Yonolan

Merci pour l'article.

Je lui souhaite bon vent pour la suite

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