RUGBY. VIDEO. La Légende Pierre Villepreux devient entraineur… en 8ème division !
Pierre Villepreux est revenu dans son village natal de Pompadour en Corrèze, pour conseiller le club de Régionale 1.
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La Légende Pierre Villepreux, ancien grand entraineur du Stade Toulousain et de l'Équipe de France, est désormais un consultant au club de son village natal.

Arnac-Pompadour, situé en Corrèze dans la région Nouvelle-Aquitaine, village natal de Pierre Villepreux. D'abord grand entraineur du Stade Toulousain, avec qui il a été champion de France en 1985, 1986 et 1989 (un certain Guy Novès était sous ses ordres lors des deux premiers sacres). Puis sélectionneur du XV de France de 1995 à 1999, avec qui il réalisa le Grand Chelem dans le Tournoi des 5 Nations en 1997 et 1998, avant de battre la Nouvelle-Zélande en demi-finale de la coupe du monde 1999 pour atteindre la finale face à l'Australie. Une carrière riche qui lui a valu l'honneur d'intégrer le Temple de la Renommée de World Rugby en 2018.

Pierre Villepreux intronisé au World Rugby Hall of FamePierre Villepreux intronisé au World Rugby Hall of Fame

Outre ce magnifique palmarès, c'est l'humilité qui décrit à merveille l'homme. À tel point qu'il est revenu à ses racines de Pompadour, pour conseiller le club du village, qui évolue en Régionale 1 (ex Promotion-Honneur, 8ᵉ division). Le président du Club Athlétique Pompadour (CAP), Charles Rolland, ne cache évidemment pas sa fierté dans la nouvelle série de France Télévision "Depuis le Début" : 

Pierre, c'est l'enfant du village, c'est le nom du stade depuis 1987. Le Monde entier du Rugby le connait.

L'entraineur du CAP Ali Guerraoui de rajouter : " Je suis avide d'expérience. Avec une personne comme Pierre, je ne trouverai pas mieux ".

Le monde du Rugby connait Pierre Villepreux notamment pour sa vision révolutionnaire à son époque de ce sport, où il avait considéré que le ballon devait rester en vie le plus longtemps possible, et les joueurs être capables de s'adapter à n'importe quelle situation. La fameuse "Intelligence Situationnelle " (c). En témoigne ses conseils aux joueurs à l'entrainement : "Je m'en fous du numéro que vous avez dans le dos ! Il ne faut pas attendre que le demi de mêlée arrive. Vite ! Je fais jouer ". Le French Flair approuve ces propos pleins de bon sens.

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  • stef7
    46101 points
  • il y a 4 mois

@Kyb
en fait que des cheveux blancs.......

  • Kyb
    11633 points
  • il y a 4 mois
@stef7

ah ! 😀

  • Kyb
    11633 points
  • il y a 4 mois

Une pensée pour Dédé Puildébut, regretté membre du Nistère, disparu trop tôt derrière un comptoir...

  • AKA
    57364 points
  • il y a 4 mois
@Kyb

Pensée, regretté, disparu??? je ne comprends pas 😐

  • Kyb
    11633 points
  • il y a 4 mois
@AKA

beh je ne le vois plus erré ci et là sur le forum. Alors je suppose qu'il cuve et décuve quelque part 😀

  • AKA
    57364 points
  • il y a 4 mois
@Kyb

Il faudrait aller voir à la cave s' il n' est pas coincé entre 2 barriques 😃 😃 😃

  • Kyb
    11633 points
  • il y a 4 mois
@AKA

😀
(* errer)

Il fut pour moi le meilleur arrière du monde, ex aequo avec JPR Williams. Ils ont vraiment inventé le rôle de l'arrière moderne.Mais il reste inégalé comme théoricien du rugby, un théoricien avec un sacré palmarès quand il a mis ses idées en pratique. Mais voilà il n'était pas de la mafia des gros pardessus et ils le lui ont fait payer.

  • Yonolan
    138444 points
  • il y a 3 mois
@lelinzhou

Pour compléter ton propos, voici un itw de Pierrot il y a 3 ans qui donnra aux plus jeuns une idée du bonhomme :

C’était comment, le XV de France, en 1968 ?

Bon enfant. On arrivait deux jours avant la rencontre, on s’entraînait une ou deux fois, et on jouait le match dans la foulée. Les joueurs décidaient seuls du contenu des entraînements, et chacun apportait à la sélection nationale la culture de jeu propre à son club. Moi, comme je m’occupais des lignes arrières au Stade Toulousain, je faisais de même en équipe de France.

Vous aviez 24 ans à l’époque. Le jeu d’évitement, le plaisir, le mouvement, étaient-ils déjà vos marottes ?

Bien sûr. Mes études d’éducation physique m’avaient permis de rencontrer un homme extraordinaire, René Deleplace (enseignant, mathématicien et théoricien du rugby français, ndlr.), et d’assimiler sa méthodologie d’enseignement du jeu. En 68, je passais mon Capes d’Éducation physique, et j’avais une vision déjà claire du sport en général et du rugby en particulier.

Quel souvenir gardez-vous du Grand Chelem 68 ?

Un souvenir excellent, même si je n’ai participé qu’au match contre l’Irlande. Fin 1967, pendant un test-match, un Néo-Zélandais m’avait fracassé quatre côtes et la plèvre, et j’avais du mal à m’en remettre.
À l’époque, les joueurs avaient les clefs du camion.

Un choc à la régulière ?

Disons qu’aujourd’hui, pour un geste similaire (un grand coup de pompe que je reçois alors que je récupère difficilement un ballon à genou), il aurait été expulsé et suspendu avec pertes et fracas.

On dit parfois que le French flair* est né en 1968. C’est vrai ?

Ce serait oublier un peu vite les générations de rugbymen français qui, comme les frères Boni, jouaient avec cet état d’esprit bien avant nous. Et puis, on ne peut pas dire qu’il y a eu de grandes envolées pendant le Tournoi 68 ! Ce sont les petits exploits individuels qui ont fait la différence. Ça ne nous a pas empêchés de battre tout le monde et de rentrer dans l’histoire. Par contre, la tournée d’été aux Antipodes a consacré le French flair en Nouvelle-Zélande et contribué à la légende du rugby français.

Vous avez pourtant perdu tous vos matchs…

Oui, mais en restant fidèles au French flair qui a enthousiasmé les publics français et néo-zélandais.

Comment est venu le déclic entre le Tournoi et la tournée ?
On a simplement décidé qu’il était temps de jouer autrement.

Simplement décidé ?

Parfaitement. À l’époque les joueurs avaient les clefs du camion. Vouloir, c’était pouvoir.
Pourquoi changer de façon de jouer alors que vous veniez de remporter le Grand Chelem ?
Parce que le résultat n’est pas lié à la manière de jouer. Pas plus, d’ailleurs, qu’à la façon d’enseigner le jeu ou de le concevoir.

Comment résumer la conception du jeu de ce XV de France de 68 ?

Refuser de s’emmerder sur le terrain. Entreprendre, jouer et créer les conditions du jeu de mouvement. Il y avait parmi nous des joueurs comme Maso, Trillo ou Dourthe, qui étaient très doués pour ça. On rentrait sur le terrain avec cet esprit-là. On n’avait pas besoin de grands discours. On n’avait pas la conception actuelle de l’entraîneur tout-puissant. On faisait tout au feeling et à l’envie.

50 ans plus tard, la culture du résultat a pris le pas sur le feeling et l’envie…

La culture du résultat qui s’est imposée dans le rugby pro est liée aux aspirations de ses hommes. Les joueurs ont besoin de résultats pour gagner plus d’argent, les entraîneurs et les présidents pour exister et gagner eux aussi plus d’argent. Cette conjoncture conduit à se soucier du résultat et un peu moins de la manière.

Est-ce irréversible ?

Non, à condition d’avoir des couilles au cul. Et particulièrement les entraîneurs ! Au Stade Toulousain, je n’ai jamais fait du résultat le nec plus ultra de la réussite. Et si les All Blacks continuent de gagner, c’est d’abord parce qu’ils ne bradent pas la manière.

@lelinzhou

98 % d accord, pour les 2% dans les arrières de légende, j ajouterai Mike Gibson et John Irvin pour moi le joueur écossais décisif.

@Passovale

Mon cher Passovale, avec tout le respect que je te dois, il faut arrêter de boire ! 😊
Je ne connais qu'un seul John Irvin un peu célèbre à condition de lui ajouter un"G" c'est l'auteur de "Le Monde selon Garp" et autres romans à succès. Et il était un lutteur de haut niveau, pas un rugbyman. Une intense réflexion m'a conduit à penser que tu voulais parler d'Andy Irvine, certes un très grand arrière écossais mais qui a fait carrière après que les deux inventeurs de l'arrière moderne ait raccroché les crampons.
Quant au grand Mike Gibson, il ne fut qu'un arrière intérimaire, l'essentiel de son parcours ayant été effectué comme centre ou demi d'ouverture.

@lelinzhou

👍YES pour Andy
Mais tu es très dur pour Gibson.

@lelinzhou

Un temps que les moins de cinquante ne peuvent pas connaître...

@Roger Coudenlèrc

Nostalgie...
Et pour être juste, en ce qui concerne son brillant palmarès d'entraîneur il faut lui associer J-C Skrela. Et pour les avoir connus personnellement j'ajouterais que c'étaient, humainement, parlant deux hommes rares.

@lelinzhou

Comme tu dis... Nostalgie... C'est avec ces joueurs-là que j'ai découvert le rugby minot...

Par contre, je te trouve dur quand tu dis "que c'était, humainement parlant..." Comme s'ils n'étaient plus là... ;o)
Sinon, oui, Villepreux, malheureusement, est devenu peut-être un peu tard entraîneur de nos bleus (sans doute parce que toulousain).

Bravo Pierrot

Joublirais jamais ce quil a reussi a faire au ST avec l'apport de la section sport etudes Rugby Jolimont
Et Gajan aussi et Déde Granereau qui est à Madagascar maintenant.
Seul bemol il a apprit aux Anglais a jouer a la main.

Au Panthéon, Pierrot!

  • stef7
    46101 points
  • il y a 4 mois

Et toujours la passion du rugby.......

  • stef7
    46101 points
  • il y a 4 mois

La première fois où j'ai vu le stade Toulousain jouer, une demie Béziers-Toulouse, il jouait à l'ouverture..... C'était déjà une légende.... Ce match là m'a fait aimer le jeu pratiqué par le stade.....
Une élégance, une classe balle en main et une pénalité sur le poteau qui amena l'essai d'un dénommé Noves......... Nostalgie......Un grand monsieur du rugby Français... Merci.......

  • Kyb
    11633 points
  • il y a 4 mois
@stef7

Eh beh ça rassure de voir un autre tout-neuf sur le Nistère 😀 Combien de cheveux blancs de ton côté ?

Pour parodier l'Hymne au soleil d'Edmond Rostand :
"ô Pierrot ! Toi sans qui le rugby ne serait que ce qu'il est..."
D'ailleurs en tant que (ex) coq Villepreux est certainement plus connu que Chantecler

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