Deux jours, deux nuits au tournoi de qualification de Sevens à Colomiers, c'était à faire !
Les Hongrois, élus meilleurs supporters du tournoi. (Crédit photo important : Thibaud Durroux)
Le week-end dernier a eu lieu le tournoi de qualification Hommes de rugby à 7 pour les Jeux olympiques. Nous avons passé 2 jours dans l’ambiance Sevens !

Un tournoi de qualification aux Jeux olympiques, à Colomiers ? Le Rugbynistère ne pouvait pas rater ça. Encore un évènement qui nous colle à la peau, tout comme mon acolyte Thibaud Durroux qui m’a collé à la peau pendant 2 jours et deux nuits. La France jouait un ticket pour Tokyo 2020, pendant que l’équipe féminine jouait également son passeport pour le Japon. Malheureusement, les deux équipes devront passer par un tournoi de repêchage. Le repêchage pour Le Rugbynistère se passera dimanche soir, après que mon acolyte de toujours, Thibaud Durroux regagnera des points auprès de sa dulcinée, me laissant seul. « Ça c’est pas sevens ! » C’est le vendredi soir que je rejoins mon acolyte de toujours, Thibaud Durroux, pour passer deux jours non-stop en sa compagnie. Ces deux jours m’ont d’ailleurs paru interminable, mais plus c’est long, plus c’est bon. Sois disant. Samedi matin, nous nous présentons à l’entrée où dès l’accueil, les sourires et la bonne humeur de recevoir un tel évènement à Colomiers nous mettent dans le bain. 

France - Hongrie, le meilleur duel de supporters du week-end.

Autour du stade 

Nous décidons de faire un premier tour du stade, avec quelques pauses tout de même, et la première chose qui nous frappe est l’accessibilité des joueurs et des équipes. Ils se baladent dans les travées du stade, souvent en crocs, mais qui sommes-nous pour juger ? « Ça c’est Sevens ! », après tout. Tout le monde avait accès à la préparation des joueurs et les entraînements sur le terrain annexe. Chaque équipe s’échauffe sur une moitié de terrain sans même se soucier des regards. S’échauffer, jouer, gagner ou perdre et se reposer. C’est le rituel d’une journée de joueur de 7. Tout ce que je sais, c’est que même si je fais le ballon à un échauffement de 7, je serais fatigué. Entre les matchs, ils se reposent dans des loges aussi grandes qu’un appartement de cadre parisien et tout ça sous l’œil des supporters. La proximité ne gêne pas, là où dans le XV, elle est souvent bannie. 

La rigueur anglaise à l'échauffement.

Les activités 

Derrière la tribune, des activités sont proposées aux supporters mais une nous fait de l’œil. Elle nous fera d’ailleurs que de l’œil puisqu’il s’agit de réalité virtuelle qui secouerait beaucoup trop nos corps engourdis par la veille. Mais le lieu de rencontres, comme chaque stade de rugby, a été la buvette. 80 fûts passés durant le week-end, soit 2400 litres de bières que nous pourrions attribuer aux supporters irlandais venus en masse. Parmi ces supporters, un certain Dan Leavy, international sous le maillot vert et puissant troisième-ligne aile qui adore la région toulousaine. Il a d’ailleurs préféré décaler son billet pour rentrer le lundi, plutôt que le dimanche. Un Irlandais ne quitte jamais le bateau sans avoir vidé les barriques de bières. Je n’avais jamais passé autant de temps derrière des tribunes depuis mes années collèges, que de souvenirs.

Les tribunes

La chaleur sonnant à la porte n’a pas empêché le public d’Occitanie de se déplacer. Ni même aux supporters espagnols, irlandais, lithuanien, français, mais surtout hongrois ! Ces derniers avaient décidé que puisqu’ils n’iraient pas aux Jeux olympiques, ils organiseraient leur propre JO. Une sorte d’Intervilles à la sauce Europe centrale. Chants, danses, encouragements. Quand la Hongrie jouait, les autres nations se taisaient. 

Les Français n'ont pas oublié leurs premiers supporters.

L’entrée des vestiaires

À la fin du tournoi, mais surtout la finale France-Angleterre, les supporters attendaient en masse la sortie des joueurs. J’ai vu ce qu’on ne voit que dans notre rugby de village : des joueurs qui traversent la foule de supporters. Une mention spéciale est à donner à Jean-Pascal Barraque, qui malgré la défaite a pris le temps de vider son sac devant les supporters. Et ce ne sont pas des mots, mais des affaires qui ont fait le plaisir de trois enfants pas plus haut que les barrières qui les séparaient. Et je pense que ça aussi, c’est Sevens.

Bleu, Blanc, Rouge.

"Ça c'est Sevens !"

C'est une phrase que vous pouvez entendre dans chaque tournoi de sevens de France et de Navarre. Avant de vivre ces deux jours à Colomiers, je ne comprenais pas cette phrase, ce n'était qu'une ratatouille qui permet de mettre tout beau geste sur le terrain pour s'approprier le rugby. Un peu comme ton meilleur ami qui vante les mérites de son portable Wiko devant ton Iphone X (je n'ai pas d'Iphone X, j'ai préféré ne pas céder à la pression sociale et j'ai pris le XSmax plutôt). Les gens clamaient cette phrase à tout-va, à chaque action, chaque passe, chaque geste. On pouvait entendre cette phrase même à l'extérieur du terrain ! Un jeune homme en Bob ? "Ça c'est sevens !" Un jacuzzi en bord de terrain avec des supporters alcoolisés ? "Ça c'est sevens !" Des bières plus que de raison ? "Ça c'est sevens !" Une petite fille qui tombe sur le sol ? Non ça c'est pas sevens. Le sevens serait donc un ensemble plus qu'une particularité ? J'étais déjà perdu le samedi matin à ce propos. 

Mais ce tournoi m'a permis de mieux comprendre l'esprit sevens et l’engouement visuel qu’il peut y avoir autour. Le comité Occitanie était en charge du tournoi et ils ont fait les choses en grand avec une organisation digne de la fête nationale. Malgré le résultat, la fête était bien là et les familles venues en nombre ne me contrediront pas. Aujourd’hui, je comprends l’esprit sevens. Mais je ne comprends toujours pas les crocs. Désolé.

Les ramasseurs de balles étaient sûrement les plus heureux !

Les chiffres

  • 80 : fûts de bières qui ont été consommés avec modération par les Irlandais 
  • 160 : le nombre de « HUNGARIA » scandé dans les tribunes
  • 7 : le nombre de places assises restantes dans les tribunes durant la finale
  • 5 : le nombre d’assiettes consommées par Thibaud Durroux chaque midi
  • 1 : le nombre d’enfants né durant le tournoi, celui de Jean-Pascal Barraque et sa compagne Jordane
  • ? : le nombre d’enfants qui ont passé le week-end au contact de leurs idoles.
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  • dusqual
    27094 points
  • il y a 1 mois

après le 3e "mon acolyte thibault durroux" en 5 phrases dont 2 "mon acolyte de toujours thibault durroux" en trois lignes, j'ai pas pu continuer.
la lourdeur de l'intro ainsi que sa construction digne de numérobis ont eu la peau de ma curiosité.

  • Revahn
    8166 points
  • il y a 1 mois
@dusqual

En gros le Sevens c'est cool, Jean-Pascal Barraque est cool, les Hongrois sont cools, et les crocs c'est pas cool.

@dusqual

Ca c’est seven...

  • dusqual
    27094 points
  • il y a 1 mois
@Bachibouzouk

ça dépend de quoi tu parles. s'il s'agit de mon chambrage, en effet.
si tu parles de l'intro, ça fait plutôt top 14. entre la lenteur de la construction, l'anarchie qu'elle dégage, le manque de finition dans le détail, en plus du fait que le coach doit pas être ravi du contenu... clairement, c'est top 14 ou edf à la limite, par prolongement

  • Ahma
    76232 points
  • il y a 1 mois
@dusqual

Il y a aussi 14 "Sevens", mais ça il n'y a probablement que moi que ça dérange.

@Ahma

Qu'est-ce qui ne va pas avec "sevens" ? C'est comme ça qu'on dit en anglais, même si on voit souvent "seven" dans les textes en français.

  • Ahma
    76232 points
  • il y a 1 mois
@Fufu Brindacier

C'est justement ce qui ne va pas avec Sevens : c'est comme ça qu'on dit en anglais. Et là c'est un article en français sur un site français, il n'y a absolument aucune raison de ne pas parler de rugby à sept ou de sept.

  • dusqual
    27094 points
  • il y a 1 mois
@Ahma

ah? peut être. j'ai pas été plus loin que la saga de l'alcoolyte, ça a pas pu me déranger

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