Trois fois plus de plaquages, 500% de rucks en plus, l'évolution inquiétante du rugby
De plus en plus de rucks dans le rugby moderne.

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Alors que le monde du rugby est dans la tourmente, des statistiques sur l'évolution des phases de jeu et révélées par le Guardian s'avèrent plus qu'évocatrices.

Ce sont des statistiques ultra-évocatrices que vient de révéler le Guardian via Twitter et qui confortent l’impression visuelle que donne l’évolution du jeu. D’après ses sources et sans surprise, le nombre de chocs par match a tout simplement explosé entre la balle ovale ancestrale et le rugby moderne. Le journal britannique d’avancer que le jeu est passé d’une moyenne de 104 plaquages par rencontre dans les années 70 et 80 à plus du triple en 2019 ! On comptait en effet 322 gestes défensifs en 80 minutes en moyenne lors du Tournoi des 6 nations de l’an passé. Des chiffres confortés également par la comparaison entre la première finale mondiale de l’histoire (84 plaquages en 1987) et la dernière (256 en 2019). Idem pour les rucks et autres phases de maul qui sont passés d’une petite quarantaine dans les 80’s à plus de 210 lors du Tournoi 2019, soit une augmentation de plus de 500% en 30 ans environ. Gigantesque.70 anciens joueurs veulent poursuivre leurs fédérations suite aux commotions70 anciens joueurs veulent poursuivre leurs fédérations suite aux commotionsEt c’est bien là que l’on voit que la croissance du nombre de ces phases de jeu à complètement bouleversé l’évolution du jeu. Alors qu’à l’époque des illustres Jean-Pierre Rives et Eric Champ le rugby se concentrait essentiellement sur une succession de mêlées et de touches (alors plus de 100 par rencontre en moyenne, contre une trentaine aujourd’hui), depuis l’apparition de professionnalisme en 1995, il n’a cessé de connaître une multiplication des phases de mêlées ouvertes notamment, jusqu’aux chiffres cités plus haut. Pas un hasard d’ailleurs si le temps de jeu effectif avait lui quasiment doublé entre 87 et 2011 d’après les chiffres du Monde parus en 2014. Le reste est élémentaire : des chocs de plus en plus durs et nombreux n’ont fait qu’augmenter la quantité de commotions et de conséquences physiques et psychiques a posteriori.

Une enquête qui fait froid dans le dos

En ce sens, l’enquête du Guardian publiée ce mardi est on ne peut plus évocatrice. D’après le journal, 1% des joueurs anglais et gallois âgés aujourd’hui de 30 à 44 ans et ayant été professionnels lors de ces 15 dernières années souffre désormais de démence... Et encore, des statistiques à prendre au bas mot puisque celles-ci ont été calculées uniquement sur la base des joueurs qui ont rendu leur diagnostic public, eux qui seraient officieusement près de 10 fois plus nombreux d’après le journal britannique. Tout ça alors que dans la même tranche d’âge de la population globale, les symptômes touchent seulement 0,01% des gens, soit… 100 fois moins !

Si les liens directs n’ont pas encore été établis, ils paraissent pourtant évidents. La maladie autrefois connue sous le nom de démence pugilistique est maintenant reconnue comme un problème qui va bien au-delà de la boxe. Elle n’est pas forcément causée par ces quelques gros chocs qui déclenchent une commotion cérébrale, mais le plus souvent par le nombre important de coups répétés à la tête, y compris les impacts « sous-commotions » quasiment innombrables que nous constatons dans le rugby moderne. "L’idée qu'il faut perdre connaissance pour que des dommages soient causés est une idée reçue, explique le professeur Damian Bailey de l'Université du Pays de Galles du Sud toujours pour le Guardian. Cela ne fait que semer la confusion. Tous les impacts sur le corps, sans parler de ceux directement au niveau de la tête, ont le potentiel de provoquer un certain degré de modification fonctionnelle ou structurelle du cerveau. Plus de 90% des commotions cérébrales n'impliquent pas de perte de conscience."Victime de démence précoce, Steve Thompson ne se souvient pas d’avoir été champion du mondeVictime de démence précoce, Steve Thompson ne se souvient pas d’avoir été champion du mondeEt si depuis plusieurs années les instances mondiales ont pris la prévention des commotions à bras le corps, les impacts, eux, ne sont souvent pas évitables. Et au-delà des moeurs et de l’état d’esprit guerrier des rugbyman qui a toujours entraîné à repousser leurs limites et prendre parfois des risques inconsidérés, il nous a ému d’apprendre qu’un garçon comme l’ancien talonneur du XV de la Rose Steve Thompson ne se souvenait plus d’avoir soulevé la coupe du Monde en 2003. Tandis que d'autres comme Alix Popham doit "tout noter sur un papier" pour vivre sans l'aide d'un tiers.

En début de semaine, la nouvelle qu’une centaine de joueurs et anciens professionnels se préparait à poursuivre en justice World Rugby et les fédérations anglaises et galloises notamment à fait l’effet d’une bombe. Acculé, le principal organisme rugby de la planète à depuis fait valoir son droit de réponse : "World Rugby prend la sécurité des joueurs très au sérieux et met en œuvre des stratégies de prévention des blessures basées sur les dernières connaissances, recherches et preuves disponibles". Mais au-delà des mesures prises et à prendre de la part des instances régissantes de ce jeu, il semblerait que ce soit l’évolution même de notre sport qui soit généralement à l’origine des traumatismes corporels et mentaux que l’on connaît. Et à moins de dénaturer complètement la balle ovale ou d’interdire la pratique du jeu aux éléments dépassant le quintal, on voit mal comment cela pourrait réellement changer…

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Respect et application strict du règlement (notamment sur les déblayages), amélioration du protocole commotion (au moindre soupçon sortie définitive), et surtout aménagement du calendrier (déjà pour évite les doublons) pour des phases de repos et préparation réelles (c'est dingue que les joueurs les plus affutés soient ceux qui reviennent de blessure) et je pense qu'on aura déjà fait un grand pas. Une saison à 42 dates maxi avec pourquoi pas un max autorisé par joueur de 33 feuilles par saison (soit 3/4 des matchs possibles à jouer).

  • Kad Deb
    33387 points
  • il y a 4 mois

En voulant rendre le rugby plus télégénique, le rugby à XV a eu tendance à se rapprocher du XIII. Les phases de conquête ordonnées (mêlées, touches) ont été diminuées au profit du jeu courant. Et cela aboutit au contraire de l'effet recherché : davantage de difficulté à fixer les défenses car les avants se consomment moins en mêlée. D'où le passage par plus de rucks.
Si on ajoute le professionnalisme avec des joueurs mieux préparés et les remplacement tactiques où on peut changer la moitié de l'équipe en cours de match, rien de surprenant dans cette évolution. Aujourd'hui, les piliers et 2e lignes font le boulot des 3e lignes d'il y a 40 ans. Quant aux 3e lignes, ils sont omniprésents toute la rencontre. Dans ces conditions, peu d'espaces pour les attaques : défense, rucks et jeu au pied prennent le dessus.

Déja, donnons la priorité a la technique tant sur les plaquages que dans les mêlées spontanées, le physique n'intervenant qu'en second lieu pour servir la susdite technique et que les arbitres appliquent correctement les règles ( il ne me semble pas que ce soit toujours. le cas ).

A l'attention du rédacteur @théofondacci qui a certainement voulu varier de style en parlant d'une augmentation de 500% au lieu de dire cinq fois plus (passage de 40 à 200).

Une augmentation de 500% c'est une multiplication par 6.

  • Pianto
    38984 points
  • il y a 4 mois

la multiplication des chocs et des blessures neurologiques graves pose question.

je dois avouer que j'ai du mal à trouver une réponse intelligente à ce problème.
J'aime bien l'idée de combat collectif de Marcfan mais je ne vois pas quelle forme ça peut prendre.

Il me semble qu'on pourrait aussi imposer que les déblayages se passent dans les règles, en prenant l'adversaire avec ses bras et plus jamais en percussion comme c'est toléré actuellement.

ce qui m'ennuie profondément c'est qu'avec les règles actuelles, non seulement, il y a peu de monde autour des phases de plaquage donc beaucoup pour défendre le premier rideau mais en plus il y a trop de pénalités données. l'avantage que donne une pénalité est tellement important que les équipes ne prennent plus le risque de jouer dans leur camp... Il faudrait revoir le barème de sanction avec davantage de bras cassés et moins de pénalités, peut-être ?

Il faut arrêter de vouloir aseptiser le jeux à tout prix pour que les parents veuillent bien amener leurs enfants au Rugby . Le Rugby c'est un sport de combat collectif donc il y a des risques c'est normal , si tu veux pas en faire et bien tu fais autre chose comme le ping pong ou autres c'est très bien . Dénaturer le jeux pour faire plus " clean " auprès des gens et le rendre plus "accessible" cela ne serait vraiment pas rendre service à ce sport . Pratiquer ce sport à un risque , et encore pas autant que certains sports de combats ou autres il faut l'accepter et essayer de prévenir au maximum les commotions .

@Thorki83

"Il faut arrêter de vouloir aseptiser le jeux à tout prix pour que les parents veuillent bien amener leurs enfants au Rugby . Le Rugby c'est un sport de combat collectif donc il y a des risques c'est normal "
T''as déjà eu un copain devenu paraplégique après un match ? D'autres qui après des années souffrent de problèmes de mémoire, d'orientation spatio-temporelle ?
Peut-être es-tu trop jeune pour avoir quelques anciens coéquipiers qui traînent de vilaines séquelles cérébrales des années après.
Ou simplement tu as déjà joué au rugby ailleurs que dans la cour de récréation du collège ?
Pour ma part, après des années à "haut niveau", cinquante ans après je peux mesurer les dégâts chez mes anciens coéquipiers et amis. Ton post est non seulement imbécile mais insupportable.

@lelinzhou

Ecouter non je n'ai pas encore eu de copains devenu paraplégique ou autre et je n'ai absolument rien contre c'est personne il faut apprendre à lire . J'en suis désolé pour vos anciens coéquipier mais personne ne les a forcer à jouer , et le rugby est un sport dangereux par nature au même titre que la boxe , judo etc ou l'on prend des mini choc dans la tête qui sont encore plus dangereux pour le cerveau que les gros .Pour votre gouverne oui j'ai joué et je joue encore malgré les blessures . Je vois que vous êtes un ancien et je respecte cela mais ne me dites pas que si à l'époque vous en aviez su un peu plus sur les commotions , vous auriez fais différemment ... on sait très bien comment cela se passe en étant jeune , on veux toujours prouver ou autres qu'on est le plus fort en minimisant les blessures etc . Alors s'il vous plait laisser les jeunes pratiquer le rugby sans le dénaturer ( comme à une certaine époque ) et laissons les scientifiques faire leur boulot pour pouvoir faire de la prévention par la suite et éviter au maximum les abus . Je trouve personnellement que l'on va dans le bon sens avec par exemple la règle des 3 commotions .

@Thorki83

"on sait très bien comment cela se passe en étant jeune , on veux toujours prouver ou autres qu'on est le plus fort en minimisant les blessures etc"

C'est justement là-dessus qu'il faut travailler pour changer les mentalités. Continuer de jouer malgré les blessures et les risques que cela entraine pour le corps et l'esprit ce n'est pas de la force ou du courage, c'est de la connerie (et ce n'est pas parce qu'on a tous fait des conneries pour assumer notre place dans un groupe que c'est bien pour autant). Et ce n'est pas dénaturer le rugby que de lutter contre, parce que si c'est ça la nature du rugby autant gagner du temps et fermer la boutique.
Le leitmotiv "ne dénaturons/aseptisons pas le rugby" est devenu une sorte de bouclier magique sorti à chaque fois que le sujet revient sur le tapis. Il n'a absolument aucun fondement car personne n'a jamais proposé de faire du rugby en tutu avec 5 mètres entre les joueurs et un ballon rond. Le jour où c'est le cas pas de souci, je rejoins la grande croisade pour protéger "la vraie nature du rugby". Si vouloir réduire les contacts était réellement une atteinte à la nature du rugby alors il faudrait être un peu cohérent : les avoir augmenté sur les 50 dernières années était aussi une atteinte à la nature du rugby (et au passage cela démontrerait que la nature initiale du rugby était un rugby avec moins de contact).

@Team Viscères

Il fut un temps on parlait d'interdiction de plaquer au dessus des hanches ( il me semble ) et aussi interdiction de plaquer à 2 ou plus un joueur. J'ai entendu parler de limite de poids ... Si cela n'est pas dénaturé le rugby je ne sais pas ce que c'est. Je suis contre le fais de vouloir absolument réduire les contacts comme celui de vouloir les augmenter de quelque manière que ce soit . On se rend compte maintenant que les joueurs de petites tailles et rapide peuvent faire encore beaucoup de différence et il faut que cela continue mais pas en imposant des règles . J'ai encore envie qu'il y est de la tactique dans ce jeux ...chacun doit pouvoir jouer avec ces armes qu'elles soit la taille , poids ,vitesse , technique etc . Les contacts ont augmenté car les joueurs sont plus puissant et ne réfléchisse plus , même si cela change maintenant avec l'arrivé de petit gabarits à la septiste ou des avant qui ont des mains . Un rugby avec moins de contact certes mais à l'époque c'était bien plus violent niveau bagarre et geste dangereux .

@Thorki83

Il fut un temps où plaquer au-dessus des épaules était accepté, on ne le fait plus aujourd'hui et c'est pourtant toujours du rugby. Peut-être que demain la limite du plaquage sera redescendue encore, et ce sera encore du rugby.

On est un des sports qui a le plus changé de règles dans son histoire et on n'a pas disparu pour autant, je n'arrive pas à comprendre cette crainte que le rugby pourrait disparaître parce qu'on changera des règles à nouveau.
Oui parfois dans les rumeurs de changement il y a des trucs extrêmes (comme enlever des joueurs, jouer à moins de 15 au rugby à XV semble assez étrange), mais ce sont juste des rumeurs. Prends les 10 dernières années, on a changé des règles tous les ans et pourtant on n'a rien révolutionné dans le rugby. Pourquoi penser que le rugby serait aujourd'hui sous la menace de changements contre-nature?

@Team Viscères

La différence c'est que si on est obligé de plaquer plus bas que les hanches c'est que cela va obligatoirement libéré les bras et changer drastiquement le jeux .Quand on à enlever la possibilité de plaquer au dessus des épaules cela n'a pas changer le jeux à part la sécurité car on pouvait toujours coffrer un joueur pour l'empêcher de passer son ballon . Non le rugby ne disparaitrai pas mais changerai pour être plus aseptisé et plaire au plus grand nombre pour de mauvaise raison , car maintenant vous comprenez le rugby ce n'est obligatoirement que du jeu de mouvement à la 7 s spectacle oblige . Je veux simplement que le rugby garde ses particularité et les choix différents de tactique de jeux etc . Chacun doit pouvoir jouer au rugby de la manière qu'il veux sans qu'une règle lui impose quoi que ce soit . Je suis plutôt en accord avec les nouvelles règles qui ont été mis en place ces dernières années a part peu être la récente qui oblige un peu les équipes a trop jouer au pied et celles sur la mêlé qui font que cette partie du jeux est devenu un peu n'importe quoi .. même si cela à tendance à changer maintenant car on essaie d'avoir un jeux plus rapide et fait de temps de jeux plus conséquent .
Et le rugby pourrait changer drastiquement car on ne veux plus de sang sur le terrain , les gens ont peur d'images potentiellement choquante et veulent de la sécurité à outrance . Je précise que je ne regarde pas le rugby pour vor de gens crever sur le terrain non plus mais des fois j'entend certaine rumeur de règles potentiel qui me font réagir c'est tout .

@Thorki83

Le coffrage c'est pareil, à la base on ne le voyait quasiment jamais ce n'est qu'une évolution moderne du rugby. En voir moins ne pourrait aucunement être une modification de l'essence même du rugby, le rugby était déjà du rugby avant le coffrage.

La plupart des points sur lesquels les gens s'attachent à tout prix en disant que si ça disparaît alors ce ne sera plus du rugby sont des points qui n'existaient pas ou étaient marginaux au départ dans le rugby, du coup j'ai dû mal à comprendre en quoi ils peuvent être l'essence même du rugby ou le rugby originel.

@Team Viscères

Oui je sais bien que c'est une évolution moderne mais je trouve que cela rajoute quelque chose en plus d'avoir cette possibilité. Je parle personnellement du rugby moderne car sinon on a pas sortis la tête du sable . De toute manière les commotions arrive le plus souvent en se baissant sur les plaquages et en ne mettant pas la tète du bon coté donc je ne vois pas pourquoi on devrait baisser la limite de plaquage . Dans ce cas là on a qu'a dire que le rugby n'a jamais eu de principe de base et comme cela on peux tout modifier sous prétexte qu'avant on a changé beaucoup de chose aussi . Pour moi privilégier une partie du jeux plutôt qu'une autre c'est le dénaturer .

@Thorki83

On ne tombera pas d'accord, je ne comprends pas l'intérêt et la finalité de définir le "vrai rugby" de la sorte. On est des millions à suivre le rugby, on ne peut pas le définir suivant les goûts individuels. À la rigueur dire "c'est ça que j'aime dans le rugby, si ça change ça ne m'intéresse plus" je peux comprendre, mais pas "si je n'aime pas cette forme, alors ce n'est pas du rugby". Le rugby est défini par son concept global (le nombre de joueurs, le terrain, le ballon, les façons de marquer, les différentes phases de jeu), pas par les règles précises et la répartition exactes des phases de jeu. Personne n'explique jamais à un néophyte ce qu'est le rugby en lui disant "alors tu vois, la règle 16.5 dit que" ou "c'est un sport où il y a entre 200 et 210 rucks par match".

Le rugby de 1950 est autant du vrai rugby que le rugby de 2020 même si les formes n'ont rien à voir. Chaque règle influe sur les différentes parties du jeu, aujourd'hui elles en privilégie certaines plus que d'autres (tant mieux si ce sont celles qui te plaisent) et demain elles en en privilégieront peut-être d'autres (dommage si c'est au détriment de celles qui te déplaisent). Mais il n'y aura pas dénaturation du rugby, en tout cas pas plus que les dizaines et dizaines de dénaturations qu'il y a déjà eu, qui ont privilégié des parties du jeu et qui ont créé la forme actuelle du rugby.
Si dénaturer le rugby en privilégiant une partie du jeu était si grave, tu aurais arrêté de le suivre lorsqu'on a changé le comptage des points, qu'on a supprimé l'en-avant dans les mains ce qui a supprimé des mêlées, qu'on a modifié les règles des coups de pieds en touche ce qui a augmenté les échanges au pied, etc. Or au final au lieu de détruire le rugby, changer les règles et privilégier certaines phases de jeu a créé la forme de rugby que tu aimes...

@Team Viscères

Pour faire simple j'apprécie les nouvelles règles quand elles améliorent à mes yeux le jeux et le rende plus fluide sans le dénaturer ( à mes yeux ) et supprime des règles absurde . C'est sur que nous ne serons jamais d'accord , après mon avis est plus nuancé mais à l'écrit c'est plus difficile de le retransmettre . 😉

  • gjc
    8169 points
  • il y a 4 mois
@Thorki83

Le vrai sujet ce sont les commotions. On peut assumer un risque qu'on comprend comme une rupture des ligaments, mais pour la commotion c'est compliqué, les dégâts sont cumulatifs et apparaissent en fin de carrière.

Cela dit il y a plein de choses à faire ou à renforcer sans dénaturer le sport. Expérimentation et étude scientifiques sur le plaquage à la ceinture, sur le port du casque obligatoire... Suivi médical sur le long terme d'un échantillon représentatif de joueurs. Efforts supplémentaires dans l'enseignement des techniques de plaquage. Formations aux joueurs pour détecter plus tôt des signes avant-coureurs de problèmes neuro-cognitifs, et protocoles de repos associés à ces symptômes avant-coureurs (comme c'est déjà le cas pour les commotions en cours de match).

@gjc

Mais maintenant on le sait très bien que les commotions sont dangereuses et malheureusement on n'y peux pas grand chose même en se protégeant de partout ( cf le foot us ) . On peux très bien se péter une jambe ou autre et être "handicapé" a vie aussi il n'y pas que les commotions . Le rugby est dangereux par nature et je n'ai pas envie que l'on dénature le jeux pour le rendre plus sécure car quand je vois certains commentaires j'ai l'impression qu'ils veulent en faire un espèce de jeux à 13 . Le port du casque cela va empêcher les coupures ou les coups mais cela ne va pas empêcher le cerveau de bouger dans la boite crânienne mais pourquoi pas si cela rassure . Le plaquage à la ceinture ? Il me semble que les KO arrivent justement plus souvent lors de choc genou tête donc je ne sais pas si cela est une bonne idée . C'est pour ça qu'il faut comme vous le dites mieux apprendre à plaquer comme par exemple mettre sa tête au bon endroit . Après je suis d'accord sur le coté scientifique .

C'est drôle mais sitôt qu'on parle sécurité, illico on fait un focus sur mêlées spontanées (aujourd'hui je suis en mode rétro alors j'utilise le vocable originel -enfin...chez nous !- pour parler de ce qu'on dénomme aujourd'hui dans un mauvais Anglais le plus souvent : "Ruck" !).
D'aucuns estiment qu'il convient simplement d'appliquer strictement le règlement existant (pourquoi devrait-il en aller différemment ???? C'est le principe-mm d'un règlement que de devoir être respecté non ?), d'autres qu'il s'agit essentiellement de la faire évoluer vers moins de participants pour améliorer substantiellement les choses en matière de sécurité.
Je ne suis d'accord ni avec l'une, ni avec l'autre de ces solutions.
Bien sûr, faire respecter la règle contribue à la clarté du jeu et dans un certain nombre de cas sécuriser le participant à la mêlée spontanée. Bien sûr on peut aussi considérer que réduire le nombre d'acteurs de ces situations va par extension réduire le risque de pathos sur ces situations mais à bien y regarder ce n'est que déplacer le pblm et pire, avec facteur exponentiel...
Ce n'est pas la mêlées spontanée en tant que telle qui pose spécifiquement problème mais la multiplicité des mêlées spontanées !
Questions...Réponses...En cascade...
Et pourquoi multiplicité des mêlées spontanées ?
Parce que peu d'espace pour contourner, éviter etc...
Et pourquoi peu d'espace pour contourner, éviter ?
Parce que beaucoup de joueurs disponibles et mobilisés pour fermer le 1er rideau.
Et pourquoi bcp de joueurs disponibles et mobilisés pour fermer le 1er rideau ?
Parce que sur leurs deux pattes et pas accaparés par ailleurs...
Et pourquoi sur leur deux pattes et pas accaparés par ailleurs ?
Parce que peu nombreux mobilisés pour la conquête ou conservation du ballon !
Je pense qu'on arrive à la véritable pierre d'achoppement pour ce qui concerne la mêlée spontanée.
Mon Grand-père disait : " Jouer au Rugby c'est passer un 1/3 de son temps au sol, un 1/3 de son temps plié en deux , un 1/3 de son temps debout à courir". Aujourd'hui (parce que les règles le permettent ou le demandent, c'est selon) c'est courir-replacer, courir-replacer accessoirement impacter pour faire mal si l'occase se présente mais sans perdre de vue que l'objectif principal reste de courir-replacer.
Un peu plus bas, je me suis fendu d'un message pour questionner sur : "Qu'est-ce que la nature fondamentale -ou fondatrice- de ce jeu ???".
Mon avis : C' est la dimension collective de combat pour conservation ou gain du Ballon qui fait la spécificité de ce sport.
A trop ou mal légiférer les mêlées spontanées (il est vrai qu'on ne touche pas là au sommet de l'esthétisme pour qui n'est pas habitué ou initié !) on est arrivé à la conséquence qu'elles se sont multipliées tout en concernant bcp moins de monde à chaque point de rencontre (avec aussi pour effet-bis que le camps défendant n'y va pas nécessairement pour se mettre en conquête de la gonfle mais le plus souvent en ralentisseur de jeu et/ou conquérant de pénalité !!!).
Conclusion : Redonner ses lettres de noblesse à notre sport mais aussi limiter la portée des blessures handicapantes sur le long terme devrait passer par redonner sens au combat collectif. L'exact opposé des trajectoires prises ces dernières décennies. Parce que plus de mecs mobilisés à la lutte dans les mêlées spontanées signifie aussi plus d'espace disponibles pour utiliser le ballon conquis...Donc moins de collisions, moins de mêlées spontanées etc...

@MARCFANXV

Très bon résumé.
Pour moi le souci c'est qu'on a encore fait du superficiel. On a pris les rapports, on a vu qu'il y a avait beaucoup de rucks et de blessures donc on a fait le raccourci "ruck=blessure". Ce qui a poussé à vouloir faire moins de rucks avec moins de joueurs puisqu'en toute logique (simpliste) si tu as moins de rucks avec moins de joueurs il y a moins de blessés. Sauf qu'on a totalement ignoré que le rugby ce ne sont pas des phases isolées les unes des autres : le ruck n'existe pas tout seul, il est imbriqué dans le jeu comme toutes les autres.
Si l'on veut vraiment modifier l'impact du ruck sur le jeu, c'est la forme du ruck qu'il faut viser puisque c'est elle qui dicte le nombre de rucks comme tu le pointe très justement dans le cycle "ne pas se consommer => défense densifiée => plus de rucks => ne pas se consommer" que l'on peut continuer pendant 80 minutes.

On peut faire un ruck avec plus de monde sans que cela soit plus dangereux à partir du moment où l'on travaille pour éliminer les comportements dangereux, notamment la séquence avec un joueur de 110 kg qui vient déblayé lancé un joueur qui lui présente tête/cou/dos en offrande. Mais pour convaincre les équipes de mettre des joueurs en plus dans les rucks il faudra leur présenter la carotte, il faut qu'il y a quelque chose à gagner sinon personne ne va dégarnir sa ligne défensive juste parce qu'on lui en donne le droit. On l'avait avant, et comme tu le dis encore (et toujours) très justement c'est le combat collectif... tu disputais le ruck parce que tu pouvais y gagner un truc incroyable : le ballon.
Aujourd'hui il n'y a aucun intérêt à lutter dans un ruck, les seules choses intéressantes que tu peux fy aire en général c'est pourrir le jeu, gratter le coup de sifflet ou décablayer un joueur (je viens de l'inventer, il s'agit de décapiter le joueur adverse en déblayant lancé). On ne voit quasiment plus de contre-ruck car cela demande trop de joueurs pour trop peu de chances de récupérer la gonfle, la plupart du temps tu es pénalisé ou le ballon est annoncé indisputable.

@Team Viscères

C'est exactement ça. Les problèmes sont appréhendés, décortiqués par le petit bout de la lorgnette sans vision globale de la situation ou des dégâts collatéraux inhérents à telle ou telle prise de décision. Qq-part, on est dans la "logique" : "La voiture particulière thermique est forte émettrice de CO2 donc faisons des véhicules électriques !". Sauf qu'en calculant que remplacer un parc existant par de l'électrique laisse une trace écologique bien pire ! On ne règle rien, on se donne bonne conscience et pire on aggrave une situation globale par ailleurs...
Pour revenir au rugby, il m'est arrivé très souvent dans le cadre d'entrainements destinés à : "Tester le capital de résilience des mecs" (à mon sens la principale qualité du rugbyman moderne juste après celle de savoir se relever vite ! ) de mettre en place des exercices avec un groupe autorisé d'aller au-delà des limites règlementaires (sur un certain nombre de points et cadré bien sûr ! ) et l'autre pas. C'est dingue comment, spontanément, l'attitude tant individuelle que collective des mecs s'adapte en fonction des règles à respecter (mais aussi à "exploiter". Par exemple, de la mêlée spontanée avec plus de permissivité sur la porte d'entrée (tantôt élargie, tantôt admise latéralement mais sous un certain angle) associé à qqs obligations (participation au ruck vaut obligation d'y rester a minima 3 secondes si debout, 5 si au sol...) peu changer la nature profonde du jeu et remettre combat collectif au centre de tout...

@MARCFANXV

et @ Team Visceres Analyse tres interessante mais je pense qu'une motivation importante des regles pour limiter les melées spontanées (si ce n'est la motivation premiere, pour etre cynique) et plus largement les phases de conquete / combat collectif, c'est pour favoriser le spectacle. Les phases de conquete, et surtout les melees spontanées, sont peu lisibles pour le grand public et peu spectaculaires. Il me semble que c'est l'arrivée de Murdoch a l'époque qui a lancé le mouvement et poussé les nations du Sud a tout faire pour limiter les phases de conquete et augmenter le temps de jeu pour rendre le produit plus attrayant. Evidemment il y a eu des effets indésirables sur le spectacle comme l'augmentation du pick and go et jeu au pied face a des rideaux défensifs plus resserres. Mais mon argument est que si l'on prend en compte cette motivation toute aussi sinon plus importante, je doute franchement que quiconque dans les instances dirigeantes soutiendra un effort pour remettre le combat collectif et la conquete au centre du jeu. Donc vos arguments sont tout a fait logiques et interessants, mais je doute qu'ils aient une chance quelconque d'etre considérés.

@Cyclotherapon

Pour moi il y a eu deux "couches" de changements sur les rucks, et le premier est bien celui du spectacle dont tu parles. On a vu le virage du Sud vers l'extra-spectaculaire avec dans un premier temps une modification de l'arbitrage avec beaucoup plus de tri sur ces phases de conquêtes considérées comme "chiantes" pour le spectateur (en gros, tant que ce n'est pas une faute grossière ça joue). Puis cela a tiré le rugby mondial dans la même direction et cette fois on a touché aux règles pour essayer d'uniformiser et suivre cet objectif du "plus vite, plus fort, plus spectaculaire".
Mais sur les derniers années le discours est plutôt de produire plus de jeu avec l'idée que le "jeu" n'est pas dangereux alors que les phases de conquête le sont, en tombant dans le panneau d'une vision aussi simpliste et réductrice comme Marc l'a très bien expliqué. L'idée de spectacle et de convaincre le public est encore là (et il le sera toujours, il n'y a pas de sport-business sans recherche d'un "produit" toujours plus vendeur à toujours plus de monde), mais la sortie des sujets de santé de sous le tapis a compliqué la donne en imposant une contrainte au spectacle : il en faut plus, mais en même temps s'assurer que ce spectacle ne comportera pas un jour un drap blanc sur un joueur en prime-time. Le risque qu'un mec reste sur le carreau existait déjà il y a 20 ans mais c'était un risque lointain et vague pour tout le monde, alors qu'aujourd'hui il a pris de la consistance dans la tête du public (et donc des décideurs). Il faut donc tenir partiellement compte de cet aspect santé dans les décisions, et surtout montrer qu'on en tient compte. Or rien ne donne plus l'impression d'agir que le fait d'édicter des règles, même si elles sont superficielles/inadéquates/inutiles (on le voit tous les jours en politique), donc on tricote et détricote des règles.

Et oui, comme toi et comme Marc je me fais peu d'illusions sur les probabilités de voir des changements dans le bon sens. Parce qu'on ne peut pas prendre de bonnes décisions quand on est davantage obsédé par le fait de montrer qu'on veut prendre des bonnes décisions que le fait de les prendre réellement. Et tout ce temps consacré aux apparences fait défaut au moment de réaliser des analyses vraiment profondes sur le coeur du jeu et les dynamiques entre les phases de jeu.

@Cyclotherapon

Ha mais je ne suis pas dupe. Ni sur les motivations, ni sur une once de possibilité que les choses reviennent en un état peu ou prou "normal" avec ce qui guide les mecs aux manettes. Simplement, je fais le constat que les décideurs d'aujourd'hui ne seront pas les "payeurs" de demain...Faudra pas geindre quand on constatera que l'addition à payer est lourde, lourde, lourde (de conséquences...) !

@Cyclotherapon

Les nations du Sud n'ont pas attendu l'arrivée de Murdoch pour pondre de nouvelles règle dans le but de rendre le jeu plus spectaculaire .
De mon temps lever un joueur en touche était une faute grave, on l'a autorisé à partir de 1972 (je crois, j'ai la flemme de chercher) pour soi-disant accélérer le jeu ( mais je ne crois pas qu'il y ait aujourd'hui beaucoup plus d'attaques en première main après touche qu'avant ). Un peu plus tôt interdiction de touche directe hors de ses 22, nouvelles règles en mêlée etc.....
Sans parler de mesures incitatives comme le passage de la valeur de l'essai à 4 points.

@MARCFANXV

on nous a appris à passer par le sol parce que, contrairement au jeu debout, si le ballon ne sort pas d'un regroupement, la mélée est rendue à l'attaque.
Peut être si la règle était la même pour le ballon porté que pour le ruck, alors il n'y aurait pas de raison de privilégier l'un que l'autre.

Voilà mon idée iconoclaste:
rendre le jeu au sol tellement dangereux que personne ne voudra tomber. Finis les rucks si on légalise le stamping et tout le reste. Avec quand même interdiction de marcher sur la tête, comme cela on protège la tête. Là on privilégiera la passe.
Ouvert à discussion, mais c'est LA solution.

@pedronimo

Pour la fourchette, par contre on la garde dans les interdits.

A vrai dire il y a un paquet de sports qui sont très limites point de vue sécurité, et pas juste des sports co....Personnellement, j'ai arrêté le rugby pour avoir plus de temps pour le skate et je peux vous dire que les skaters pro encaissent un nombre assez flippant de chocs à la tête eux aussi. En snowboard, une star comme Kevin Pearce a dû tout arrêter après un traumatisme grave, avec un casque pourtant. Sans parler de l'alpinisme, ou de sports considérés bénins mais qui font pourtant beaucoup de morts comme l'équitation. Bref, le rugby de haut niveau a des conséquences, c'est indéniable, mais son image de sport dangereux me paraît exagéré globalement.

La première des mesures à prendre si l'on ce soucie vraiment de la sécurité des joueurs serait d'obliger les arbitres à faire respecter les règles déjà existantes concernant les rucks. Je ne crois pas qu'à l'heure actuelle on puisse assister à un seul ruck sans fauteS : déblayages sauvages empilements totalement illégaux, entrée sur le côté etc... : d'où commotions, entorses ou fractures pour les joueurs coincés sous une montagne de viande complètement illicite et autres pathologies plus ou moins graves
Faisons respecter à la lettre les règles régissant les rucks et on aura fait déjà un gros progrès en matière de sécurité. Ce qui ne dispenserai pas bien sûr de travailler aux problèmes posés par les plaquages et les percussions dans le jeu.

  • O'Livey
    4165 points
  • il y a 4 mois
@lelinzhou

Rien qu'appliquer systématiquement la règle de "pas toucher le sol avant de gratter" ça donnerait d'énormes progrès. Gratteurs plus faciles à virer car moins portés sur l'avant donc moins forts sur les appuis, position moins dangereuse (t'offres pas ta nuque aux déblayeurs), du coup pour les déblayeurs t'a plus besoin de te jeter comme un damné (moins de déblayages dangereux), et ça rend les sorties plus rapides. En parallèle tu sanctionnes systématiquement les déblayeurs qui se jettent et perdent leurs appuis. Problème, le seul arbitre à faire respecter ça au niveau international, c'est Barnes, les autres tolèrent.

@lelinzhou

Se soucie

Je n'aime pas la conclusion du présent article qui sous-entend l'idée que de larges évolutions règlementaires (avec comme objectif d'améliorer la sécurité alors que depuis des lustres l'immense majorité des évolutions visent essentiellement à plus de "spectacularité !") auraient pour conséquence de "dénaturer" notre sport.
Quoi de plus contributif dans les esprits pour ne pas faire évoluer les choses que de s'accrocher à cette chimérique idée d'une supposée nature profonde, ancestrale et/ou intemporelle de ce jeu qui ne pourrait être changée sans le vider de sa substance ?
Et si c'était l'inverse ?
Et si c'était parce que précisément le jeu de Rugby a été pour large partie et à de nombreux égards corrélativement à l'instauration du professionnalisme vidé (j'allais dire amputé !) de sa substance originelle (quel lointain rapport a ce jeu avec celui inventé par ceux qui en furent les pionniers ?) qu'on en paye aujourd'hui les conséquences ?
Très franchement à part peut-être le Hand qui est passé de 11 en extérieur à 7 en intérieur, quel sport Collectif à opéré a autant de modifications règlementaires que le Rugby comparativement aux règles telles qu'initialement pensées ?
Invoquer une nature "indénaturable" de ce sport sauf à considérer que l'an zéro de la pratique correspond peu ou prou à l'année 1995 n'a guère ni de sens, ni de légitimité tant il fut modifié au cours de son histoire.
Serait-ce "dénaturer" ce sport que de supprimer le lift en touche ? Pourtant les mecs ont fais sans pendant plus d'un siècle (ce qui entend aussi qu'il n'y avait pas nécessité de multiplier les mecs qui culminent à 2 mètres).
Serait-ce dénaturer ce sport que de supprimer le tee ? Pourtant les mecs ont fait sans pendant plus d'un siècle ! ( ce qui entend aussi que la moindre faute à moins de 40m de son embut ne se traduit pas nécessairement par 3pts encaissés).
Je donne juste ces 2 exemples (on peut en trouver mille) pour démontrer que si un mec qui pratiquât avant-guerre et malheureusement mort sur le front venait sitôt ressuscité voir un match de Rugby; à coup sûr sa réaction serait de dire : " Ce jeu est profondément dénaturé !".
Je pense que l'immense majorité des nouvelles règles depuis 25 ans ont été pensées uniquement vers plus d'attrait télévisuel et adviendra ce qu'il adviendra (après, on corrige à la marge quand c'est trop).
Peut-être que justement revenir à la nature initiale de ce jeu (par exemple la dimension "combat-collectif" pour la conquête du ballon priorisée sur "victoire dans un combat individuel" pour cette mm conquête aujourd'hui) contribuerait à réduire les blessures à portée lointaine...

Passons de 15 à 12 on donnera de l'espace. Rendons impossible les contestations en Ruck, le joueur plaqué reste à terre et le soutien à 4 secondes pour "assurer" sa possession au delà turn-over mais ces idées dériveront malheureusement sur du jeu encore plus hardcore

@schallerthomas17

La t'es en train de reinventer le rugby a 13

@Yionel ma star

c'est pour ca que je conclus en disant "mais ces idées dériveront malheureusement sur du jeu encore plus hardcore" car le 13 c'est l'image du jeu de mouvement qui a dérivé sur du foot US.

@Yionel ma star

Il suffirait d'appeler ça du "twelve" et on aurait une vraie proposition de rupture.

Je vous rappelle que la dernière "superstar" du rugby français s'est fait connaitre en mettant KO un mec et en cassant la mâchoire d'un autre... Faut pas faire les surpris aujourd'hui alors que la plupart d'entre nous s'extasie devant des chocs qui tueraient un humain normalement constitué. On a voulu les jeux du cirque, on les a, maintenant espérons qu'il y ait une prise de conscience générale du problème et on fera des belles banderoles et minutes de silence pour les générations sacrifiées.

  • AKA
    52395 points
  • il y a 5 mois
@Silkerin

Je te suis! Moi aussi je trouve que Maximus et sa cohorte de gladiateurs auraient une place de choix dans notre sport 😒
En ce qui concerne Caveman beaucoup se gargarisent qu' il ait rectifié la mâchoire d' AW, un petit rappel:
https://www.youtube.com/watch?v=5MM1E_fZZ4k

@AKA

Maximus portait une casque lui!!!!

  • CEVEN
    180718 points
  • il y a 5 mois
@Silkerin

"Faut pas faire les surpris aujourd'hui alors que la plupart d'entre NOUS s'extasie devant des chocs qui tueraient un humain normalement constitué. On a voulu les jeux du cirque, on les a,"
-> Ce "NOUS" concerne combien de monde ?

Fort juste, cependant, est la référence aux "jeux du cirque".
Même si la base des pratiquants ne l'a pas choisie.

@CEVEN

C'est un "nous" de majorité. Regarde la réaction du stade lors d'un gros choc ou l'engouement populaire autour de Chabal, on peut pas nier qu'une majorité de suiveurs du rugby (et je ne m'exclue pas de la liste) réagit en général favorablement à ce genre d'action.

Le docteur Bennet Omalu , qui a découvert l'ECT ( Encéphalopathie traumatique chronique ) disait il n'y a pas si longtemps que les jeunes joueurs de football ( la tranche d'âge touche toute la période de formation du cerveau jusqu'à sa maturité ) ne devraient pas faire des "têtes" sur de longs dégagements car la boite crânienne est trop fragile pour protéger le cerveau

La "solution" est simple, l'avenir du rugby c'est le VII. Présent aux JO, plus spectaculaire, nécessitant moins de licenciés pour un club, moins dangereux et surtout beaucoup plus répandu que le XV (en terme de pays concernés).
Entre ses règles incompréhensibles aux néophytes, ses risques, ses finances qui reposent sur du vent de manière relativement globale (oui pas que dans le Top 14) et sa consanguinité, je ne vois pas le XV rester sport majeur dans la prochaine décennie.

@Silkerin

Le VII c'est presque plus de l'athlétisme (courses) que du rugby. On peut cloner 7 Vakatawa et on a la meilleure équipe du monde.

Le XV ce n'est pas que le Top14, il permet à tous d'avoir une place et une utilité sur le terrain : le petit gueuleur, le gros bedonnant ou le grand escogriffe... Quel sport peut en dire autant ?

Moi je me fous que le rugby soit un sport majeur, d'ailleurs c'est bien ça qui le tue à petit feu. L'argent et la médiatisation entraînent une course à l'armement et à la performance destructrice.

@Gonze à l`eau t`es fada !

Si tu y regardes de près à l'échelon amateur, tous les sports. La seule particularité de rugby c'est qu'en effet des mecs bedonnants, avec un faible cardio, une faible technique de jeu et une faible mobilité pouvaient quand même avoir leur place sur la pelouse parce qu'ils tenaient en mêlée mais même ça c'est en train de changer y compris au niveau amateur, les types sont de plus en plus affutés et complets.

  • rororo4
    6183 points
  • il y a 5 mois

Il serait intéressant de comparer avec les statistiques du Rugby à XIII

@rororo4

Ainsi qu'avec les statistiques du hockey sur glace pro et du football australien...

  • Pianto
    38984 points
  • il y a 5 mois

pour la multiplication des rucks et des plaquages, il faut aussi tenir compte de l'augmentation du temps de jeu effectif.

trois fois plus de plaquages mais est-ce qu'on ne joue pas trois fois plus aussi ?

@Pianto

Oui mais on a toujours 15 joueurs (allez disons 23), donc ça ne change rien au problème qui est qu'un joueur de rugby aujourd'hui enchaîne beaucoup plus de collisions qu'il y a 30 ans.

  • Pianto
    38984 points
  • il y a 5 mois
@Silkerin

ça c'est certain et c'est un vrai problème.
Je veux dire que ce n'est pas simplement une évolution du style de jeu.

  • O'Livey
    4165 points
  • il y a 5 mois

L'un des points que je trouve inquiétant, c'est la position des gratteurs aujourd'hui. Les déblayages sont très violents, et ça semble s'aggraver lentement et surement. Mais si cette situation s'aggrave, c'est, à mon sens, à cause d'une trop grande liberté laissée à ces gratteurs, les rendant très difficile à sortir. Vous vous souvenez du déblayage de Gabrilllagues sur Barcley lors du premier match de préparation de la CdM 2019 (ce qui lui a d'ailleurs valu quelques semaines de suspension)? Ou plus récemment le grattage de Ben Earl sur Couilloud lors de la finale de l'Aultumn nation cup? Dans les ceux cas, le gratteur a une attitude où il est extrêmement penchés vers l'avant, offrant sa nuque au déblayeur. Et ça les rend quasi impossibles à déblayer, car la position (moyennement légale soit dit en passant) leur permet d'avoir les jambes relativement loin derrière leur corps, leur permettant une bien meilleure stabilité, pendant qu'ils se servent de leurs bras autant pour gratter que pour se maintenir en équilibre. Je parle de ces deux exemples cars ils m'ont marqués, mais au bas mot la moitié des tentatives de grattage se font dans une position similaire, avec les épaules bien en dessous des hanches. C'est ce genre d'attitudes qui provoque des déblayages aussi violents, car sinon, ils sont inefficaces. Mais la solution est finalement assez simple: il suffit que les arbitres soient plus vigilants aux attitudes des gratteurs, et interdise strictement toute tentative de grattage qui ne soit pas conforme (épaules au dessus des hanches). Alors oui, ça va beaucoup siffler au début, mais au final ça devrait avoir des bénéfices très intéressants. La conséquence directe, c'est que les gratteurs seraient dans une position moins favorable, et donc plus facile à déblayer. Gain important pour le jeu: des gratteurs moins efficaces, donc une sortie de balle plus rapide, pas besoin de perdre autant de soutient offensif au déblayage. Et gain pour la sécurité: déjà, la position de gratteur fait qu'il n'offre plus sa nuque au déblayeurs. Les impacts n'auront pas besoin d'être aussi violents, donc moins de risque de commotion. Et une position "normale" du gratteur permet d'utiliser une technique "normale" de déblayage, à savoir qu'on peut le déblayer de bas en haut, en jouant sur la poussée plus que sur l'impact, là où sur un gratteur qui a la tête plantée dans le sol, à part charger comme un bourrin, sur un mouvement de haut en bas, en espérant le faire lâcher sur l'impact, y'a pas vraiment de solution.

@O'Livey

Autre solution: le gars penché comme tu le décris, au lieu de le dézinguer à coup d'épaule dans les vertèbres, un bon stamping sur les doigts, il lacherait la balle, si t'as des 18.

@O'Livey

Je suis d'accord avec toi sur le principe de rendre le grattage moins dangereux et plus difficile. Mais par contre sachant que tes jambes sont plus longues que tes bras, il est impossible de gratter un ballon au sol avec les épaules au dessus des hanches...

  • O'Livey
    4165 points
  • il y a 4 mois
@Gonze à l`eau t`es fada !

Pourtant je vois des très bons gratteurs qui sont capables de maintenir une position horizontale sur la majorité de leurs tentatives. Il "suffit" d'être bas sur ses appuis. Au passage, le simple fait de faire respecter la règle "pas toucher le sol avant de gratter" serait un énorme plus. Avoir le droit de toucher le sol avant, ça permet au gratteur de se projeter en avant bien plus qu'il pourrait le faire sinon, ce qui engendre systématiquement ce déséquilibre avant et cette position tête vers le sol si difficile à virer. Mais il n'y a qu'un seul arbitre international qui applique cet règle (Barnes), les autres ne sifflent jamais cette faute. Un mec que je trouve excellent dans ses attitudes de grattage par exemple c'est Jack Willis, qui attaque systématiquement le ballon est pas le sol, et même si parfois la tête est plus basse que les hanches, c'est jamais ridicule comme Ben Earl ce WE qui se servait de sa tête comme d'un appui au sol...

@O'Livey

Ben regarde cette vidéo :
https://www.lerugbynistere.fr/news/jack-willis-eblouit-la-premiership-de-son-talent-va-t-il-gagner-sa-place-avec-langleterre-0212201508.php
Et tu verras que c'est impossible de gratter le ballon avec les épaules au dessus des hanches et même l"horizontale" n'est possible que dans de très rares cas si le ballon est suffisament en l'air.

Mais encore une fois je suis d'accord avec toi sur le fait de rendre plus difficile le grattage pour fluidifier le jeu et éviter les déblayages dangereux.
Il suffirait par exemple de n'autoriser de ramasser le ballon que si un joueur de son équipe a gagné le ruck et de bien faire attention aux entrées dans le ruck. Donc la défense n'aurait plus que le contre-ruck pour récupérer la balle.

  • O'Livey
    4165 points
  • il y a 4 mois
@Gonze à l`eau t`es fada !

Oui, en fait je me suis gouré c'est pas les épaules que je prendrais comme référentiel, mais la tête. Si tu veux un exemple, essayes de trouver une vidéo du match complet france angleterre de ce WE (tu tapes "england france full match" sur youtube et c'est bon). A la 53e minute, ben Earl est récompensé pour un grattage. Regardes bien sa position: il se sert littéralement de sa tête comme d'un appui. Je donne cet exemple parce qu'il est récent et m'a marqué, mais en réalité, beaucoup de grattages sont très similaires à celui là, dans le même match, mais aussi partout ailleurs. C'est ce genre d'attitude qu'il faut voir disparaitre. Le seul moyen de faire lâcher un gratteur dans cette position, c'est littéralement de le dézinguer, et ça ressemble alors toujours à ce qu'on a vu lors de France Ecosse pour la préparation de la CdM 2019: gratteur (Barclay) sorti définitivement sur commotion, pendant que le déblayeur (Gabrillagues) a écopé de plusieurs semaines de suspension après coup.

@O'Livey

ou alors on revient au bon vieux rugby d'antan, où le porteur de ballon devait lâcher le ballon immédiatement au sol. Une des raisons pour lesquelles il y avait moins de rucks, le ballon n'était jamais vraiment tenu au sol par le porteur

@ReneeRangee

L'autre raison étant que personne n'avait trop envie de se retrouver au sol. Pour limiter le nombre de rucks, il faut autoriser le stamping.

@O'Livey

Le pire, c'est qu'avec les nouvelles directives données aux arbitres afin de récompenser plus facilement les gratteurs, j'ai bien peur que ça ne s'arrange pas. Moi, quand je vois ça, ça me fait très peur : https://twitter.com/i/status/1335349645233561609

  • O'Livey
    4165 points
  • il y a 5 mois
@Aristaxe

Purée, effectivement... Je sais que le rôle de l'arbitre est très difficile, qu'il faut essayer de siffler le moins possible... Mais à un moment, s'ils veulent assurer la sécurité des joueurs, il faut sanctionner systématiquement ce genre d'attitude des déblayeurs qui font aucun efforts pour rester sur leurs appuis et leur permet de déblayer sans aucun contrôle de l'impact. Dans mon premier com je parlais du gratteur, mais faut aussi faire attention au déblayeur. Alors ouais, ça risque de rendre les rucks absolument ignobles le temps que les joueurs impriment la "nouvelle" règle (pas si nouvelle que ça, c'est juste qu'elle serait systématiquement appliquée, là où actuellement personne se fait pénaliser pour ça), mais quand ce sera fait, ça devrait aller beaucoup mieux.

  • Pianto
    38984 points
  • il y a 5 mois
@O'Livey

je pense qu'il va falloir interdire les percussions défensives et limiter les percussions offensives aux 5 derniers mètres pour en limiter le nombre dans les matchs.

Il va devenir indispensable qu'il y ait un passage en force au rugby.

Des stats pour une fois intéressantes et révélatrices de la stratégie d'affrontement mise en place depuis quelques années.
Alors juste une idée comme ça: sachant qu'il n'y a rien de plus chiant (et de dangereux donc) qu'une série de pick and go, pourquoi ne pas travailler à une règle qui en limiterait le nombre? Voire même en limiter le nombre de participants dans certaines situations ou zones de jeu?

  • jlr974
    12941 points
  • il y a 5 mois
@lebonbernieCGunther

En effet , le nombre de rucks successifs effectués par une équipe en possession du ballon pourrait être limité , comme c'est le cas ( je crois bien ) pour les tenus au XIII .

@jlr974

Il n'y a carrément pas de ruck au XIII, tu vas au sol, c'est un "tenu" et tu libères. Mais je ne voudrais pas en arriver là. Juste limiter le nombre de ces pilonnages pénibles (à 3, 4 ou 5?) après quoi le relayeur doit éjecter la balle. Mais difficile à mettre en place...

  • jlr974
    12941 points
  • il y a 4 mois
@lebonbernieCGunther

On est bien d'accord .

  • AKA
    52395 points
  • il y a 5 mois
@lebonbernieCGunther

Certes il n' y a pas de ruck à XIII! Mais qu' est qu' ils se mettent dans la courge 😁

  • jlr974
    12941 points
  • il y a 5 mois

60 touches et 43 mêlées en moyenne dans les années 70 !
Je me doutais bien qu'il y en avait plus qu'aujourd'hui , mais pas à ce point .

@jlr974

et à l'époque on rentrait en mélée "en tronche"

@jlr974

si on compte toutes les mêlées qu'on fait refaire, l'écart n'est pas si grand

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