6 Nations 2021. Les victoires galloises sont-elles en trompe l'œil ?
Wayne Pivac et Stephen Jones célèbrent la victoire des leurs face à l'Angleterre.

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3 victoires en autant de rencontres, les Gallois sont en course pour le Grand Chelem. Pourtant, ils ne semblent pas aussi costauds que leurs résultats le laisse paraître.

L'année 2020 ou celle de l'an 0 pour le rugby gallois. Après s'être adjugé le Grand Chelem lors du Tournoi des 6 Nations 2019 et terminé le mondial japonnais à une honorable quatrième place, le Pays de Galles doit reconstruire. Déjà, car son emblématique entraîneur Warren Gatland décide de quitter son poste après 12 ans de bons et loyaux services afin de rejoindre son pays natal et les Chiefs. Surtout, le néo-zélandais, qui dirigera les Lions Britanniques cet été (si la tournée a lieu), peut se targuer d'un palmarès pléthorique lors de son mandat avec le XV du Poireau. 3 Grand Chelem (2008-2012-2019), deux fois demi-finalistes de la Coupe du Monde (2011-2019), Gatland laisse derrière lui une trace indélébile sur le rugby gallois. Alors lors de sa prise de fonction en 2020, Wayne Pivac se savait attendu. Surtout, la tâche s'annonçait compliquée. Et elle le fut. Un Tournoi des 6 Nations raté, une cinquième place et seulement une triste victoire face à l'Italie à se mettre sous la dent, suivi d'une Autumn Nations Cup des plus moyennes où les Gallois ont bataillé pour venir à bout de la Géorgie ou la Squadra Azzura, puis balayés par l'Irlande et l'Angleterre. Il n'en fallait pas plus pour voir déjà le néo sélectionneur sur la selette, moins d'un après sa nomination

Si bien qu'à l'aube du Tournoi des 6 Nations 2021, la majorité des observateurs aiguisés du ballon ovale ne voient pas les Gallois comme potentiel vainqueur. Plutôt logique. Pire encore, le XV du Poireau semble la nation britannique la plus faible, derrière une Écosse en constante progression, et bien évidemment l'Irlande et l'Angleterre. Et pourtant. Aujourd'hui, le Pays de Galles s'est adjugé la première place du 6 Nations, cinq points devant les Français qui comptent un match en moins. Leur prochaine rencontre face à l'Italie devrait être une formalité. Si bien que les coéquipiers du capitaine Alun Wyn Jones se présenteront à Paris pour le compte de la dernière journée du Tournoi en favori à la victoire finale. Une alchimie semble avoir été trouvée entre jeunes prometteurs (Rees-Zammit, Botham, Hardy, Sheedy) et joueurs expérimentés (Alun Wyn Jones, George North, Dan Biggar, Liam Wiliams). Cependant, sans enlever le mérite du succès, un sentiment mitigé plane sur cette équipe galloise. Comme si ces victoires ne tiennent qu'à un fil, et que d'un simple coup de dés, tout pourrait s'inverser et la machine s'enrayer. À tel point qu'à l'heure de l'écriture de ces lignes, on parlerait plus d'une éviction de Pivac que d'un hypothétique Grand Chelem. Le sport se joue parfois à rien. 

Deux victoires en supériorité numérique

Pour son entrée en lice, le Pays de Galles reçoit l'Irlande. Un gros morceau. Deux pénalités d'Halfpenny lancent parfaitement les diables rouges. Mieux encore, pour une charge à l'épaule, le flanker irlandais Peter O'Mahony est rapidement exclu (15ème). À 15 contre 14 pendant plus d'une heure, on ne voit pas le match échappé aux hommes de Wayne Pivac. Mais là encore comme tétanisés, les Gallois vont se liquéfier et subir les assauts irlandais. Par le pied de Sexton et un essai de Beirne, les Irlandais passent devant aux citrons (6-13). Et la deuxième mi-temps démarrera sur les mêmes bases. Incapables de mettre leur jeu en place, les Gallois subissent les vélléités offensives irlandaises. Seuls deux exploits de George North et Louis Rees-Zammit permettront aux gallois de l'emporter. Et encore, le scénario du match aurait pu être différent si dans les arrêts de jeu, Billy Burns n'avait pas eu la mauvaise idée de botter le ballon hors des limites du terrain, lors de l'ultime pénaltouche. Puis, rebelote en Écosse, une semaine plus tard. Le XV du Chardon sur la lancée de sa victoire en Angleterre ne laisse aucune chance aux joueurs de la Principauté. Deux essais, 17-3, la messe semble dite. Mais les Gallois vont avoir le mérite de s'accrocher. Nouveau coup du sort. Le pilier écossais Zander Fagerson écope d'un carton rouge à la 54ème minute. Le scénario comme écrit se répète et le Pays de Galles à un de plus, s'en remet une nouvelle fois à son joyau Louis Rees-Zammit, pour arracher un succès capital. Mais là encore, une dernière cuillère salvatrice sur Duhan Van der Merwe viendra miraculeusement sauver les Diables Rouges. 

Deux victoires chanceuses ? Peut-être, mais le Pays de Galles a au moins eu le mérite de provoquer sa chance. Alors en recevant une Angleterre malade, ces derniers peuvent en cas de succès plus que jamais se poser comme un candidat légitime à la victoire finale. Un XV de la Rose d'une faiblesse abyssale face à l'Écosse et dont le succès face à l'Italie n'a rassuré personne outre-Manche. Des maux anglais qui se confirment de nouveau sur la pelouse de Cardiff. Longtemps accrochés, les Gallois profiteront de l'indiscipline et maladresse visiteuse pour faire la différence dans le dernier quart d'heure et arracher en prime le bonus offensif (40-24) et une première place au classement.

Des victoires qui posent cependant question. Ces succès justement, sont-ils en trompe l'oeil ? Deux victoires acquises dans la douleur à 15 contre 14, et une autre face à sûrement l'une des pires Angleterre de ces dix dernières années. Alors non, loin de nous l'idée de minimiser la performance galloise. Mais à deux journées de la fin du Tournoi (3 pour la France et l'Écosse), on est en droit de se le demander. Quid d'une rencontre face à une Irlande à 15, qui a flanché physiquement à l'heure de jeu ? Idem contre une Écosse qui semblait maitriser son sujet. Toujours est-il qu'en cas de succès bonifié à Rome, le Pays de Galles comptera 19 points au classement, soit 10 de plus que son adversaire direct, la France avant son affrontement à Twickenham. Si les Bleus veulent enfin de nouveau remporter un Tournoi des 6 Nations, ils devront s'appliquer à réaliser un parcours parfait. Car les gallois eux, semblent avoir une bonne étoile au-dessus de leurs têtes, comme si rien ne pouvait leur arriver. En attendant, le choc à Paris aura une saveur particulière et vaudra son pesant d'or. Comme une finale avant l'heure. Ce serait une erreur d'oublier également le XV du Chardon qui pourrait venir jouer les trouble-fêtes. On a hâte d'y être. 

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  • Iyhel
    25190 points
  • il y a 7 mois

Un Grand Chelem, c’est rarement 50 à 10 face à chaque équipe, une victoire est une victoire et là il y en a quand même deux bonifiées alors, trompe-l’œil, je sais pas, deux premiers matches un peu merdiques ça oui mais en 2005 c’était pareil, victoire à l’arraché de 2 points contre l’Angleterre, victoire contre la France avec un essai casquette marqué pendant que les Bleus applaudissaient la sortie de Pelous qui prenait sa retraite et derrière prise de confiance et ça déroule.
Faut reconnaître que les Gallois sont assez forts pour remporter les matches dont on a l’impression que personne n’a envie de les gagner (genre Galles-France 2018).

  • gjc
    9073 points
  • il y a 7 mois

Pour moi il n'y a pas de trompe l'oeil.

Les Gallois menaient quand les Irlandais ont pris leur carton rouge, et n'étaient menés que de 2 points quand les Ecossais ont pris le leur. Premier match poussif comme d'hab, montée en puissance face à l'Ecosse et grande maîtrise face à l'Angleterre. Le plus remarquable est le niveau élevé de leurs novices Sheedy, Hardy, LRZ, Halaholo, Botham. Ils ont aussi une 3e ligne de feu et un excellent triangle arrière, mais là on est moins surpris.

Indéniablement ils ont eu de la chance sur les 3 matches et ils restent prenables, mais je pense que ce sera notre adversaire le plus relevé.

Bonjour, j'aimerais faire une remarque/critique.

Je suis venu lire cet article intitulé "Les victoires galloises sont-elles en trompe l'œil ?" en m'attendant à avoir des réponses à cette question très intéressante, surtout pour quelqu'un comme moi qui n'a pas eu l'occasion de regarder les matches des Gallois.

Je suis donc venu chercher une analyse qui puisse m'éclairer, si oui ou non, les victoires galloises sont-elles des véritables coups de chance, ou s'il y a justement un plan tactique, ou une façon de jouer qui expliquerait que non, que les Gallois ont bien mérité ces victoires, elles étaient construites, et qu'en fin de compte nous avons ici une équipe solide.

Finalement, j'ai fini l'article sans aucune réponse, mais plutôt avec plus de questions. Alors, quel est le but de cet article ? Est-ce de juste poser la question pour lancer le débat dans les commentaires ? Dans ce cas, c'est effectivement réussi, et heureusement, car j'ai trouvé des analyses intéressantes.

Mais il n'empêche qu'à la fin de cet article j'ai fini avec un sentiment d'insatisfaction, je suis resté sur ma faim. Et je trouve que ça arrive assez régulièrement d'avoir des articles où j'ai l'impression qu'il n'y a pas d'analyse.

Ce qui m'embête c'est que vous êtes capables de faire des bonnes analyses, on en a eu la preuve à plusieurs reprises, et c'est une des choses que j'aime du Rugbynistère (entre autres aspects).

J'espère que vous ne prendrez pas mal ma critique, le but étant que ce soit constructif 🙂

"Mais là encore comme tétanisés, les Gallois vont se liquéfier et subir les assauts irlandais."

Faut pas exagérer non plus...
Si les Gallois ont galéré face aux Irlandais, même en supériorité numérique, c'est qu'ils ont toujours rendu la possession aux Irlandais par du jeu au pied (plutôt mauvais jeu au pied d'ailleurs).
Pourquoi ils ont fait ça? Parce que c'était le plan initial face à des Irlandais à 15. Les Gallois savaient que c'était trop risqué de défier les Irlandais ballon en main. Ils ont décidé de ne pas changer leur plan initial, même avec un Irlandais en moins. Parce que ça change pas grand chose pour les Irlandais d'être à 14 ou à 15. Leur jeu offensif reste restrictif et ne voit pas la différence entre 15 joueurs ou 14 joueurs et défensivement ils sont toujours aussi pénibles dans les rucks.
D'ailleurs, les Français qui ont un jeu offensif assez flamboyant n'ont pas fait de miracles face aux Irlandais... Comme quoi.

Les Ecossais? Ils ont battus les Anglais sur le défi physique, rien que ça. C'est pas rien non plus de les avoir battus.
Il faut aussi rappeler qu'il manquait des joueurs chez les Gallois.
Josh Adams, un ailier de grande classe absent.
George North, qui repositionné au centre se montre à nouveau décisif absent.
Tomos Williams, le demi-de-mêlée adéquat au jeu offensif voulu par Wayne Pivac, absent.
Leigh Halfpenny sort au bout de 30min de jeu.
Liam Williams que je trouve meilleur que Leigh Halfpenny, absent.
Tu rajoutes à ça une charnière Gareth Davies et Dan Biggar en panne d'inspiration, même quasi à côté de la plaque, avec un jeu au pied qui laisse plus qu'à désirer...
En face, Stuart Hogg s'est régalé, mais pas assez.
17-8 à la mi-temps. 17-13 avant le carton rouge.

Je vais pas vous dire que les Gallois sont grandioses, loin de là encore, mais ils sont en train de complètement reconstruire le Rugby proposé pendant 12 ans par Warren Gatland et Shaun Edwards, ça se fait pas en claquant des doigts.
L'année dernière, ils étaient complètement submergé en défense après le départ du grand Shaun Edwards (quand les Français revenaient étrangement au premier plan depuis son arrivée à Marcoussis).
Maintenant que la défense Galloise est redevenue correct, pas exceptionnelle mais correcte, il peuvent enfin travailler sur leur jeu offensif.
Pour l'instant, pour moi ça coince sur la charnière et peut-être aussi sur le n°12.
Le pack d'avants est redevenu assez solide aussi en conquête (surtout l'alignement en touche qui était déjà mauvais avec Warren Gatland) mais il faut que les avants s'habitue aussi à ce jeu offensif.

Si les Gallois restent solides en défense et qu'ils arrivent à rapidement régler leur jeu offensif ainsi que leur jeu au pied, faudra se méfier d'eux...

Je ne comprends pas qu'on puisse se montrer bégueules sur les prestations des Gallois et en même temps se montrer dithyrambiques sur celles de nos Tricolores ?
Parce qu'à bien y regarder, j'y vois beaucoup de similitudes.
Une grosse défense (les 2 encaissent peu de points), un premier rideau assez dense, des systèmes défensifs derrière qui tiennent du copié/collé, peu de consommation dans les rucks mais quand on y est il s'agit de s'y montrer très actif/pénible, privilégier l'occupation à la possession, hyper-efficacité prêt des lignes, se projeter vite vers l'avant sur turns-over (si porte ouverte on s'y engage en 1ère intention, si porte fermée pousser dans un coin du terrain au pieds), capacité à bien exploiter le jeu dans le désordre, relativement peu sortir le ballon de l'aire de jeu (ça signifie qu'il y a du cardio, ça explique peut-être les fins de matchs "positives" ?), des blocs joueurs post-rucks assez éloignés des dits "rucks" et qui jouent duels vers l'extérieur, un jeu au pieds d'occupation plutôt efficace, des ailiers qui vont relativement peu à la lutte aérienne, un banc qui amène de la tonicité, une troisième ligne complémentaire. La petite nuance s'est qu'on s'appuie peut-être un peu plus sur qqs individualités d'un meilleur niveau intrinsèque et eux sur un peu plus d'expérience de pratiquer ensemble.

@MARCFANXV

Ça ne va pas à une vitesse folle non plus en terme de jeu...sauf quand ils sont en supériorité numérique...
Mais ce qu'ils savent faire, ils le font bien jusqu'à présent...face à des adversaires un ton en dessous par rapport à la qualité de leurs joueurs...
Je demande à voir face à nos Bleus...si ces derniers ce sont bien remis de notre "Covidgate"

  • O'Livey
    7855 points
  • il y a 7 mois
@MARCFANXV

Tu parles de quelles prestations tricolores? Celles de l'année dernière, ou celles depuis le début d'année? Je ferais pas tellement le lien avec le style de jeu, mais plus sur les perfos en match. Le match qu'ils font contre l'angleterre et l'irlande, c'est plus ou moins le même match qu'on fait contre l'angleterre en fevrier 2020: un adversaire supposé bien supérieur, mais qui en réalité a été très en deça du niveau qu'on attendait. Ils font vraiment le même match que nous contre les anglais, avec des essais casquettes et issus de grosse erreur défensive (1er essai d'Ollivon c'est du même genre que l'essai de L.Williams, pendant que sur le 2e d'Ollivon ça ressemble à ceux de Hardy et d'Adams sur une grosse erreur défensive). La principale différence étant que quand les anglais sont allés au PdG, ils étaient encore plus faibles que quand ils sont venus chez nous en 2020. Par contre, sur leur match contre l'Irlande, ils s'en sont vraiment sorti ras du cul, avec beaucoup de chance.
Pour moi, actuellement ils en sont au même stade que nous en 2020 après nos victoires contre l'angleterre, les italiens et les gallois: des victoires contre des adversaires qui finalement, se sont révélés bien inférieurs (angleterre et italie pour nous, irlande et angleterre pour eux), plus une victoire en déplacement contre un adversaire qui était favori, sur un match avec beaucoup de rebondissements (PdG pour nous, Ecosse pour eux). La différence pour moi, elle est sur ce second match: quand on gagne au pays de galles, on est relativement dominant, mais face à une équipe qui, par la suite du tournoi, montre qu'elle est à la ramasse. Eux, ils gagnent en Ecosse, contre un adversaire clairement en forme et intrinsèquement meilleur, mais qui se saborde par carton rouge (finalement un peu comme le Ecosse-France du tournoi). En bref, je trouve que ça manque encore d'un match référence contre un adversaire en forme à 100% (ou presque) de ses moyens, jusqu'au bout du match (donc pas l'Ecosse qui se mange le rouge avec 20 minutes à jouer), mais qu'ils parviennent à clairement dominer. Le seul match qu'ils aient réellement dominé jusque là, c'est celui contre les anglais.

@O'Livey

Je ne crois pas au principe de match fondateur. Parce que ça entendrait qu'on part d'un néant absolu et que par je ne sais quelle miracle, soudainement, touchés par une grâce divine les mecs en viendraient à toucher un espèce de graal. Ca tient plus de la parabole journalistique qu'autre chose. Tout au plus, un levier psycho qu'un coach peut activer à l'occasion ( rarement sinon ça perd sens) afin que les mecs fassent dans l'auto persuasion et que par extension on cherche (sans toujours y parvenir !) à gommer les doutes du passé.
J'ai pour habitude de dire aux mecs que j'entraine : " Un match ce n'est pas un film mais plutôt un spectacle vivant fait d'une succession de sketchs". Plus on maîtrise de situations ( = de sketchs) plus il y a de chances que le dénouement nous soit favorable (ça évite aussi la gamberge... j'ai raté un truc = classé je passe au sketch suivant). Maitriser des situations permet de multiplier les chances d'espérer avoir une prise sur le cours des évènements sans pour autant que les choses soient 100% garanties "pur sucre"...Parce qu'il y a tellement, tellement d'impondérables, d'aléatoire (le fameux rebond)... Mais ça aide...
Puisqu'on parle de Galles et de France, faisons référence au match les opposants lors du Tournoi 2020. D'aucuns ont classé ce match comme "fondateur" pour le XV de France !
Mais à bien y regarder, il y a eu un sacré alignement des planètes ce jour-là. Thomas qui va au contest aérien vs Halfpenny ni l'un ni l'autre ne maitrisent le ballon qui après rebond échoue dans les mains de Bouthier = 7pts, Ntamak (score alors 16-17) en ultime défenseur dans le couloir des 15 avec surnombre avéré derrière (2 mecs) qui va à l'interception = 7pts, ultime action (23-27) avec Chat qui nous gratifie d'un formidable retour/contest mais avec un plaqueur encore en zone qui aurait tout aussi bien pu être sifflé...En fait, ce jour là, le XV de France nous gratifie de 3 essais avec au cumul des 3 essais une seule passe (celle de Aldritt sur l'essai de Willemse sur combi sur pénaltouche) !!! On peut difficilement espérer mieux voire tabler sur une réitération d'un tel ratio non ? Alors, considérer que le match fut fondateur pour ce qui est de la maîtrise des évènements...
Où je te rejoins c'est que Galles est en effet un peu dans la mm situation que XV de France lorsqu'il l'emportât au Millénium. D'ailleurs à bien regarder la victoire de samedi ressemble bcp à celle du XV de France en ce mm lieu il y a un an (des essais "coup de flingue" sur une fulgurance). C'est en ce sens que j'y vois bcp de similitudes ! Les 2 sélections n'ont pas nécessairement besoin d'avoir bcp de possession, d'être capables de se fendre de longues séquences pour l'emporter.

@O'Livey

Je vous répondrai que le match référent de nos Bleus face à un adversaire en forme à 100% aurait du se faire face à l'Ecosse...non.?

  • O'Livey
    7855 points
  • il y a 7 mois
@pascalbulroland

Probable. Rétrospectivement, c'est dur de parler d'un match des bleus qui soit une référence en 2020. L'entrée contre l'Angleterre, c'était face à un adversaire affaibli et surpris. Contre le PdG au Millenium, ça ressemblait sacrément à un match référence sur le coup, mais il est apparu ensuite que gagner le gallois cette année là, même chez eux, ça voulait pas forcément dire la même chose que par le passé. Et l'Ecosse, ben finalement c'est celui qui aurait du être notre victoire de référence face à l'équipe qui était la plus en forme du 6N avec nous, mais on s'est flingué l'occasion avec ce rouge. C'est devenu notre défaite fondatrice presque. Quand à ce qui s'est passé à la rentrée, difficile de tirer trop de conclusions dessus non plus. On a largement dominés des gallois et des irlandais qui ne faisaient peur à personne, et on a pris notre revanche sur des écossais certes accrocheur, mais amoindris par la perte de leurs 10. Bon, on était pas à 100% non plus de notre coté, mais difficile de prendre ce match en référence.
Pour l'instant, ce tournoi me parait très faiblard. Pour les équipes "en forme" du moment (PdG, France et Ecosse), c'est encore trop tôt pour juger de leur forme réelle, alors que dans le cas des gallois, ils ont déjà affronté 3 des nations théoriquement majeures, et pour se prouver il ne reste plus qu'un match contre une EdF dont on ne sait pas à quoi s'attendre après cette affaire. C'est quand même triste je trouve.

@O'Livey

En terme de vitesse d'exécution, la France et l'Ecosse sont actuellement au dessus des autres nations du nord...
Je vous rejoins quant à la faiblesse de ce Tournoi, même si ce n'est pas encore fini, le meilleur reste à venir..?? Je l'espère...

Pour gagner le tournoi cette année, c'est le Grand Chelem obligatoire... Déjà que les Gallois ont déjà pris le bonus contre l'Ecosse et les Rosbifs...
Quant au niveau réel des Gallois, ben, on verra ça quand ils joueront les Français (si on peut aussi quantifier leur niveau réel...)

  • O'Livey
    7855 points
  • il y a 7 mois

Si on regarde leur niveau intrinsèque de jeu sur ces trois premiers matchs, y'a un progrès assez net par rapport à l'année dernière. Bon c'est pas compliqué me dira t-on. Mais c'est un progrès quand même. Maintenant, ce progrès ne suffit clairement pas à expliquer la différence de résultat. En terme de niveau de jeu pur, ce sont les Ecossais et les Français qui font la course en tête. Les gallois restent 3e, et plutôt loin derrière. Les anglais et les irlandais sont clairement à la rue actuellement. Le niveau des anglais ce WE était abyssal, encore pire que quand on les a tapé au stade de france en 2020, ou pendant la finale de l'ANC. Sûr, gagner avec le BO contre les anglais, c'est quelque chose. Mais ces anglais là, faut pas trop s'emballer, c'est peut-être leur pire état de forme depuis le début du millénaire. Les Irlandais sont eux aussi dans un gros creux, quant aux Ecossais, c'est un gros sabordage à coup de carton rouge. Quand on voit le match, à chaque fois que la bande à Russel accélérait, les Gallois étaient largués.
Franchement, si ces gallois là jouaient contre l'EdF qui a battu l'Irlande à saint-Denis en octobre, je pense qu'ils se prendraient une belle tannée, avec peut-être un peu moins d'écart que quand ils étaient venu dans le même stade une semaine auparavant. Le truc qui me fait peur... C'est que c'est pas la même EdF. Pas à cause des quelques blessés qu'on a, s'il ne manquait que les N'Tamack, Vakatwa ou Chat, ça changerait rien. Mais à cause de tout cette affaire de cluster. Je sais pas comment l'EdF se sortira de ce gâchis. Avec de la chance, ce sera sans conséquence. Mais si les gallois venaient à s'imposer, ce ne serait pas vraiment par leur soudaine progression, mais plus par une énorme baisse de régime de tous leur concurrents. S'ils ne haussent pas leur niveau de jeu, et que ça leur suffit pour remporter cette édition, ils feraient les champions les plus faibles depuis qu'on est passé au 6 nations.

Sur ce que j'ai vu des deux équipes je suis prêt à mettre une pièce que le coq va se gaver de poireaux 🤣.
Blague mise à part, je me faisais la même remarque après avoir vu leur trois matchs, un maximum de réussite leur a permis de décrocher cette triple couronne.
Juste accrocheurs mais guère convaincants.

  • Iyhel
    25190 points
  • il y a 7 mois
@ForzaLimouzi

Ou alors c’est l’autruche, dopée à la jonquille, qui va piétiner le coq...

  • dan0x
    7636 points
  • il y a 7 mois

Malgré tous les faits de jeu sur leurs matchs, j'ai quand même pu noter une certaine évolution et progression dans le jeu Gallois. Ils jouent avec un peu plus de confiance et je pense qu'ils pourraient créer la surprise de ce tournoi car personne ne les attendait trop. D'ailleurs je vois que certains n'ont pas encore pris la mesure de l'enchainement des 3 victoires face à l'Irlande, l'Ecosse et l'Angleterre. Certes les anglais son affaiblis mais je ne pense pas que ce soit non plus une promenade de santé de jouer contre eux, les écossais n'ont eu qu'une courte victoire de 5 points alors que les gallois leur ont passé 40 points. En partant du principe que contre les italiens ça va passer facilement, il leur reste juste à gérer le dernier match contre la France pour claquer un grand chelem. Espérons que les derniers évènements épidémio-commnunocatifs du XV de France ne soient pas de nature à leur faciliter la tache !

Je trouve que les gallois ont su battre une Irlande en supériorité numérique mais difficilement
Ils ont ensuite battu des écossais trop sûr d'eux et qui eux aussi ont fini par craquer à 14 contre 15
même si pour l'Ecosse, l'infériorité numérique fut moins longue que celle des irlandais
Enfin, ils ont dominé de pâles anglais , incapable de s'adapter à l'arbitrage ( même s'il ne les a pas aidé pour 2 essais contre eux) contrairement aux gallois qui au terme d'un match où cela cognait certes fort mais où la vitesse de jeu n'était pas non plus transcendante, ils finissent beaucoup mieux que les hommes de la rose
Ma conclusion est que ce tournoi en terme de jeu est bien terne, l'Irlande n'arrive pas a faire évoluer son jeu et s'entête dans sa stratégie sans résultats probant sauf face aux italiens
Les anglais sont à la ramasse que ce soit au niveau de leur jeu mais aussi en "caisse" ce qui faisait leur force et finir souvent leur match comme des avions
La faute à des choix de joueurs..? Un jeu pas assez basé sur ce qui se fait en premiership dans les clubs anglais..?? Un sélectionneur borné..?? Il y aurait tant à dire
Seuls les écossais m'ont fait plaisir...sauf lors de leur défaite face aux gallois où en menant 17-3, ils se sont arrêté de jouer ,on voulu gérer, et au final , ils ont récolté un rouge et perdu un match largement à leur portée
Quant aux gallois dont parle l'article, sans être transcendant , avec de la chance pour avoir joué 2 fois en supériorité numérique ( même si des équipes gagnent en étant à 14 ), il faut leur reconnaitre un certain caractère, car qui aurait parié un penny dessus..? Même pas un Halfpenny j'aurai misé sur eux...
Mais voilà , ils sont invaincus , viennent d'en mettre 40 aux anglais ( rappelez moi qui sont les derniers à avoir inscrit 40 points aux anglais ??), ils empochent la triple couronnes au passage , la chance de leur côté amenant la confiance, c'est tout bonus pour eux ce Tournoi

Je connaissais la victoire en trompe-la-défense, parfois en trompe-la-vigilance plus rarement en trompe-l'immense-majorité-des-pronostics mais en trompe l'œil, je n'ai qu'une vague idée...
S'il s'agit de dire que Galles ne s'est pas montré impérialement dominant dans le jeu courant, a une défense solide, su profiter des coups de pouce du destin et être efficace prêt des lignes, amen, ce sont des victoires en trompe l'œil.

  • W1823
    3591 points
  • il y a 7 mois

On pourrait sincerement avoir le meme article pour l'equipe de France...

Hors sujet*
Je viens de voir un doc de la BBC sur les 100 ans du rugby à XIII gallois qui s'intitule :" The Rugby Codebreakers"
Pour ceux qui s'intéressent au rugby à XIII, mais aussi pour apprendre comment les joueurs gallois qui partaient jouer dans le nord de l'Angleterre (pour ce rugby de "middle-class") pour l'argent ( le XV étant farouchement amateur), ils étaient totalement ostracisés quand ils revenaient au pays...
En France aussi, il y a eu des cas "bannis" à vie pour avoir choisi "l'ennemi" treiziste, mais on voit bien dans ce reportage que l'amateurisme au Pays de Galles ne faisait pas "vivre" si vous veniez d'une couche sociale moyenne voir pauvre et que le choix de partir se payait cher au pays

  • Michne
    5915 points
  • il y a 7 mois

Les 2 victoires sur l’Irlande et l’Ecosse sont clairement chanceuses contre le cours du jeu, par contre ils ont été bons contre l’Angleterre, est-ce la confiance qui augmente ou une équipe d’Angleterre bien faible ? De toute façon pas de souci pour la France ... avant la mascarade du Covid qui va laisser des traces je le crains..

  • SaintJu
    3852 points
  • il y a 7 mois

Ils font la différence par le mental, et bénéficient d’un niveau très bas.

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