France Rugby. Vaincues par les Black Ferns, à quoi ressemble le futur des Bleues ?
Ce samedi 5 octobre dans la matinée, le XV de France féminin a échoué aux portes de la finale de cette Coupe du monde en Nouvelle-Zélande.
Ce samedi 5 octobre dans la matinée, le XV de France féminin a échoué aux portes de la finale de cette Coupe du monde en Nouvelle-Zélande.

On ne les y retrouvera pas. Comme à chaque édition de la Coupe du monde de rugby féminin, les Bleues se sont arrêtées au stade des demi-finales. Cette observation fait mal pour les femmes de Thomas Darracq. En effet, en 9 éditions de la compétition reine, les Bleues ont toujours échoué au dernier carré. Effectivement, certaines défaites sont moins lourdes que d’autres. Cette année, l’échec infime face à des Black Ferns à domicile et à l’aise dans le jeu ne fait pas office de signal d’alarme. Mais au final, la dernière étape reste (encore) inaccessible.

Le week-end prochain, les joueuses du XV de France retrouveront tout de même l’herbe verdoyante des terrains. En effet, le 12 novembre à l’Eden Park, les Bleues défieront le Canada. Le but ? Affirmer que la France reste dans le trio au sommet du rugby féminin international via une troisième place. Par la suite, les yeux de l’ovalie pourront se river sur le choc entre Anglaises et Néo-Zélandaises, décidant du prochain titre mondial.

Un pack à conserver ?

Dans cette pénible gueule de bois du lendemain de défaite, une observation reste plaisante. Ce XV de France n’en a pas fini avec son histoire. Non, ici, on ne vous parle pas de la petite finale, à l’intérêt limité, mais bien du futur suivant cette Coupe du monde. Au regard du groupe et de sa compétition, une observation ressort : la France a sûrement la meilleure défense du monde. Acharnées et remplies de talent, les Bleues ont livré deux performances défensives magistrales face aux autres cadors mondiaux, les Red Roses et les Black Ferns.

De plus, le groupe devrait garder une ossature particulièrement solide. En effet, avec une moyenne d’âge d’environ 23,4 ans pour la première ligne et 25,7 ans pour la troisième ligne, le chantier ne semble pas immense. Dans ce pack convaincant, seule la deuxième ligne devrait être durement impactée.

La prochaine Coupe du monde pourrait se dessiner sans Safi N’Diaye (34 ans). Un fait qui reste seulement de l’ordre de la supposition. En effet, cette dernière avait déclaré récemment à Midi Libre : “Quant à la retraite, je n'ai encore rien dit dessus, j'ai envie de profiter du moment présent et on verra pour la suite.” Pour Céline Ferer (31 ans), la donne est différente. Nommée capitaine des Bleues durant l’absence de Gaëlle Hermet, elle prendra bien sa retraite sportive à l’issue du mondial. Ainsi, la cage sera le chantier majeur du pack français dans les prochaines années.

Une équipe qui a encore des choses à raconter

Pour ce qui est des lignes arrière, le constat de la jeunesse s’impose. En effet, sur le groupe emmenée en Océanie, seules 2 joueuses avaient au moins 28 ans. Il s’agit de Laure Sansus (28 ans) et Jessy Trémoulière (30 ans). Ces dernières sont de véritables cadres de cette formation. Cependant, la première d’entre elles, élue meilleure joueuse du dernier VI Nations, quitte définitivement les terrains après une terrible blessure. Pour ce qui est de l’ancienne Meilleure joueuse du monde, Jessy Trémoulière, cette dernière déclarait en 2020 à La Montagne qu’il n’était “pas question de prendre (sa) retraite sportive avant un petit moment !

Concernant le staff encadrant cette formation, l’avenir de Thomas Darracq est entre les mains de la fédération. Installé à ce poste à quelques mois de la Coupe du monde, l’encadrement avait été largement réorganisé avant la compétition. Désormais, il reste à savoir si les Bleues repartent avec les mêmes bases ou si elles se portent vers de nouveaux horizons. La prochaine édition (2025) de la compétition se déroulera en Angleterre. L’occasion semble parfaite pour rattraper les meilleures ennemies des joueuses à la tunique bleue.

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Alors Grisez n'a pas 29 ans (elle en a tout juste 26), et n'est pas une "cadre" du XV de France puisqu'elle a été sélectionnée pour la première fois il y a un mois à la surprise générale (même la sienne c'est dire).
Le problème actuel et qui va se poser encore plus maintenant c'est celui de la professionnalisation, sinon je ne me fais pas forcément de craintes pour l'avenir niveau vivier. L'EDF U20 domine très régulièrement son homologue anglaise, et en U18 je n'en parle même pas (72-10 en avril), idem à 7. Des joueuses qui ont du ballon on va en avoir, quant au physique cela ne semble pas être un gros souci eu égard aux capacités défensives de l'EDF. Maintenant il va falloir les accompagner vers l'excellence.
Reste aussi la question du plan de jeu ...

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