Ecrit par vous !
Australie, Irlande, Nouvelle-Zélande, 7s... L'aventure de Simon Fauthoux, globe-trotter du ballon ovale
Globe-trotter rugbystique passé par la Nouvelle-Zélande, l’Australie et l’Irlande, Simon Fauthoux nous raconte son histoire.

Le Rugbynistère a besoin de votre soutien !

-70% de revenus pour le Rugbynistère avec l'arrivée du Covid-19. Aidez-nous à faire face à la crise !
Rares sont les joueurs français qui peuvent se targuer d’être passés par un club néo-zélandais et australien. Simon Fauthoux nous raconte son histoire.

Salut Simon, présente-toi un peu aux internautes du Rugbynistère pour commencer.

J’ai 26 ans et je suis originaire de Biarritz. J’ai fait toute ma scolarité et mes études là-bas, puis je me suis arrêté en 1ère année de master en management à Pau. J’ai stoppé mes études car j’ai eu l’opportunité de partir à l’étranger pour le rugby, mis à part le fait que ça ne me plaisait pas du tout de toute façon.

Et au niveau de ton parcours rugbystique ?

Mon parcours est très mouvementé. Il a commencé il y a une dizaine d’années au Pays basque. J’ai commencé le rugby assez tard vers 15-16 ans à Biarritz. L’année suivante, je suis parti à Bidart (près de Biarritz), qui était en tutorat avec le BOPB. J’ai fait une année à Bidart puis j’ai été appelé par Anglet pour aller jouer en Reichel. J’ai fait mes deux années Reichel là-bas, puis je suis monté en équipe 1ère à la fin des deux années. Elle venait de monter en Fédérale 2. J’ai fait une saison en 1ère à Anglet.

Suite à quelques différends avec mes coachs,  je suis reparti la saison suivante à Bidart. Et c’est à ce moment que j’ai rencontré un Néo-zélandais qui jouait dans l’équipe. Je lui ai tout simplement demandé s’il y avait de la place dans son ancienne équipe, chez lui. Il a donc négocié avec le club et ils ont accepté de m’accueillir et de me faire jouer avec eux, au Wellington Rugby Football Club. C’est un club de Championship, c’est-à-dire juste en dessous de l’ITM Cup. Le président du club est d’aileurs un ancien All black, Murray Mexted.

Je suis resté une année complète là-bas. J’ai beaucoup appris pour pouvoir m’imposer dans l’équipe première autant sur le plan physique que sur le plan technique, mais ce qui me reste le plus en tête, c’est la dimension physique prise par les joueurs par rapport à ce qui se fait en France.

Est-ce que tu as dû évoluer physiquement pour passer dans un championnat comme celui-ci ?

Oui bien évidemment, j’ai dû prendre plus de 10kg en à peine 5 mois pour me mettre au niveau des golgoths qu’il y avait en face. Je n’avais pas le choix sachant que même avec une grosse dizaine de kilos en plus je restais un des plus légers de l’équipe ! Quand je suis arrivé en Nouvelle Zélande, je faisais entre 75 et 80kg. Je jouais au centre ou à l’aile. Je fais maintenant 1m75 pour 95kg. J’ai pas mal galéré au début mais avec du travail, j’ai persisté et mes efforts ont payé !

J’ai eu la chance d’avoir un super préparateur physique à Bordeaux qui me préparait mes programmes, Maxime Sourbets. Je travaille avec lui depuis maintenant deux ans et demi et je progresse extrêmement vite. C’est aussi grâce à lui que j’arrive à trouver des clubs toujours plus intéressants car je reste toujours prêt à entamer une nouvelle saison avec les exigences physiques qu’elle demande. Comme ça, quand je démarche auprès des clubs étrangers, ma condition physique est un plus quand ils me font faire des tests par exemple.

Il paraît que tu as signé en Australie cette année ?

L’histoire est plutôt sympa effectivement. Après cette super expérience à Wellington, je suis revenu jouer à Lormont en Fédérale 1 car ma copine faisait ses études à Bordeaux. L’ambiance ne m’a pas vraiment plu à mon arrivée là-bas. J’ai eu du mal à m’intégrer dans l’équipe et ils n’appréciaient pas trop les nouveaux joueurs. En plus, le club était en mauvaise position financière ce qui rendait l’atmosphère assez invivable. Le point positif, c'est est que ça m’a vraiment remotivé pour repartir à l’étranger vu ce que j’avais vécu en Nouvelle-Zélande.

J’ai donc signé au Seapoint Rugby Club en Irlande, dans la province du Leinster. Une année encore extraordinaire qui m’a reboosté dans le but de trouver un nouveau club à l’étranger. Comme ma copine avait fini ses études, on avait une année à consacrer à voyager. On a choisi l’Australie. J’ai démarché un club là-bas et trouvé un terrain d’entente avec le Byron Bay Rugby Club. Ils m’ont d’ailleurs aidé à trouver un travail et un appartement sur place. Je les en remercie pour cela.

Crédit photo : RB photo

Et tu t’acclimates bien au climat australien ? Ca se passe bien avec ton club ?

Les gens sont super accueillants et t’aident beaucoup à t’intégrer, t’installer, reconnaître l’endroit, etc… Le club m’a aidé à trouver un job de barman donc, bien évidemment, je ne vis pas grâce au rugby. En Irlande, par contre, le club me payait le logement et quelques à-côtés mais pas non plus de contrat pro cette année-là. En Nouvelle-Zélande, pour trouver des contrats payants, il faut plutôt jouer en ITM Cup où en Super 15, ce que je n’ai pas eu la chance de faire !

Sinon pour l’instant, la saison n’a pas encore commencé (ndlr : celle-ci dure de mars à septembre). J’essaye de me maintenir en forme du mieux que je peux en participant à des tournois de tag rugby organisés par le club. J’attends impatiemment le début de la saison pour découvrir ce nouveau championnat.

>> La suite de l'interview page 2. <<

Arthur Jean
Arthur Jean
Cet article est rédigé par Arthur Jean, un grand merci pour sa contribution ! Vous pouvez proposer des textes de deux manières :
  • Racontez-nous la vie de votre club en devenant référent Rugbynistère pour votre équipe : cliquez ici.
  • Ecrivez sur le sujet de votre choix en devenant contributeur au Rugbynistère, pour ce faire contactez-nous !
Vous devez être connecté pour pouvoir participer aux commentaires

le championnat de Sydney, le Intrust Shute Shield, ou bien le Queensland Premier sont des championnats surement bien plus interessant que les matches qu il va faire sur Byron Bay... mais Byron c 'est le paradis sur terre!!!

en tout cas pour avoir moi meme joue en France, Afrique du Sud, Angleterre, Pays de Galles et deux fois en Australie, je peux confirmer qu'on s'eclate bien à l'etranger!!
Bon courage Simon

Derniers articles

Arbitrage
News
Vidéos
Vidéos
News
News
News
News
News
Vidéos
Vidéos