VIDEO. Le Hulk tongien Taniela Tupou fait le buzz, les clubs européens et de Super Rugby sont à l'affût pour le signer

VIDEO. Le Hulk tongien Taniela Tupou fait le buzz, les clubs européens et de Super Rugby sont à l'affût pour le signer
Taniela Tupou a fait le buzz, les clubs de Super Rugby à l’affût.
Inconnu du grand public il y a encore quelques jours, Taniela Tupou, jeune pilier de 18 ans du Sacred Heart College est devenu une véritable sensation. Inconnu du grand public il y a encore quelques jours, Taniela Tupou, jeune pilier de 18 ans du Sacred Heart College est devenu une véritable sensation suite à la publication sur internet d’une vidéo de ses exploits. Malgré ses 135 kilos, celui que l’on surnomme le Hulk tongien, ou bien le Thor tongien, y faisait preuve d’une vitesse et d’une agilité incroyable pour marquer deux beaux essais. Une performance relayée bien au-delà des frontières de la Nouvelle-Zélande et qui a d’ailleurs provoqué une petite polémique. Si les recruteurs sont unanimes concernant son avenir, celui-ci est pour le moment en pointillé alors que le règlement de la fédération néo-zélandaise interdit aux joueurs ne possédant pas de passeport néo-zélandais de pouvoir être sélectionné, ne serait-ce qu’au niveau scolaire. Pour le directeur du Sacred Heart College, Jim Dale, via le New Zealand Herald, « s’il y a des joueurs talentueux comme Taniela et qu’ils ont le niveau, il faut les sélectionner. Ils doivent pouvoir bénéficier de cette opportunité. »



Originaire des Tonga, le pilier évolue en Nouvelle-Zélande depuis 2010, et devrait comme d’autres avant lui, notamment Sitiveni Sivivatu ou Malakai Fekitoa, avoir le droit représenter ce pays. « Ce serait dommage de le voir changer de discipline ou partir pour un pays qui serait plus accommodant. » Un pays comme l’Australie, qui en 1988, avait « récupéré » Willie Ofahengaue, d’origine tongienne, après que celui-ci se soit vu refuser l’entrée en Nouvelle-Zélande après une tournée avec une sélection scolaire, à cause d’un problème avec son passeport des Tonga. Ce dernier finira par jouer 41 matchs avec la sélection austalienne. L’arrière des Wallabies et Waratahs Israel Folau, idolâtré au Tonga, a d’ailleurs exhorté son club à la signer rapidement. Le Daily Telegraph nous apprend que les Tahs le suivent déjà depuis plusieurs mois. Un tweet important quand on sait que les relations entre l'Australie et les Tonga sont fortes.


Cependant, d'autres franchises de Super Rugby (Chiefs, Blues) seraient déjà sur le coup ainsi que des clubs de rugby à 13 (Newcastle Knights, New Zealand Warriors), un club anglais, cinq clubs français. Le directeur sportif de club d'Auckland Ant Strachan a d'ailleurs été clair : « Nous le surveillons de très près. » Signer avec un club néo-zélandais du Super Rugby serait un signe fort qu'il souhaite rester en Nouvelle-Zélande et cela ne ferait que renforcer son dossier. Encore faut-il qu'il le souhaite. Dans le Daily Telegraph, son frère Criff précise que Taniela a toujours voulu jouer pour les Wallabies ou les Kangaroos (l'équipe nationale australienne de rugby à 13). « Les Wallabies ont toujours beaucoup de Tongiens dans leurs rangs alors que les Blacks n'en ont pas beaucoup » précise-t-il. Celui-ci révèle également que son frère souhaite simplement pouvoir offrir à sa mère et sa famille une vie meilleure. Taniela fait en effet partie d'une fratrie de 11 enfants. « Nous avons grandi dans la pauvreté. Nous vivions à 13 dans deux pièces et dormions pour la plupart par terre » rajoute Criff.

En bonus, une autre de ses charges monstrueuses.