Pourquoi Bernard Laporte croit-il toujours à une performance des Bleus en 2019 ?

Pourquoi Bernard Laporte croit-il toujours à une performance des Bleus en 2019 ?
Bernard Laporte nous livre ses prédictions pour l'année 2019.
Le président de la Fédération française de rugby Bernard Laporte n'a pas été échaudé par les résultats des Bleus en 2018. Il garde confiance.

Il y a un an, le XV de France enchaînait deux défaites et un match nul contre le Japon lors de la tournée de novembre. Fraichement élu à la présidence de la FFR, il avait fait le ménage au sein du staff tricolore. Exit Guy Novès et ses adjoints, Bru et Dubois, et bonjour son ancien adjoint Jacques Brunel et une nouvelle équipe composée d'ancien internationaux. Douze mois plus tard, on peine à voir la progression dans le jeu français après des tests automnaux décevants. Les Bleus ont perdu d'un rien contre les Springboks, battu de faibles Argentins et sombré face aux Fidjiens volants. Pour le président de la Fédération via Le Figaro, l'heure n'est pas à la crise à moins d'un an de la Coupe du monde.

Côté résultats, l'année n'est pas positive. Mais, quand on regarde de plus près, on perd à la dernière seconde contre l'Irlande qui bat tout le monde. Idem contre l'Afrique du Sud. On bat les Anglais et les Argentins. On perd d'un rien au pays de Galles. Notre équipe n'est pas la meilleure certes, mais elle peut rivaliser avec tout le monde, à l'exception des All Blacks.

D'aucuns pourront parler de politique de l'autruche. Lui reconnaît que l'équipe de France actuelle n'a pas le talent de celle des années 2000 qui possédait dans ses rangs "des joueurs qui étaient meilleurs que les autres. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Mais ils ne sont pas plus mauvais que les autres." Aussi, est-il persuadé que les Bleus seront compétitifs lors de la Coupe du monde 2019. "J'en suis sûr." Son espoir se nourrit de cette unité retrouvée dans le rugby français grâce à un Brunel "fédérateur" qui a su réussir ce là où son prédécesseur avait échoué. "Tout est désormais mis en commun dans l'intérêt du joueur. Et c'est une révolution." Aura-t-il le même discours après le Tournoi des 6 Nations ? On peut compter sur les Irlandais, classés deuxièmes derrière les All Blacks, ou encore les Gallois, 3es et meilleure défense en 2018, pour lui remettre les idées en place.ASM Clermont : Alivereti Raka naturalisé français le 8 décembre prochainPour "rivaliser" avec les meilleures nations du monde, pour reprendre ses mots et ceux du sélectionneur, Laporte compte sur le retour de certains joueurs comme Morgan Parra et son coéquipier à Clermont Wesley Fofana. Des éléments pour mener les Bleus en qualité de leaders. Ce dont manque l'équipe de France actuellement. "Il faut 5-6 leaders." Et pour enfin réaliser le souhait des tous les supporters, à savoir gagner, le président d'évoquer les champions du monde U20, dont il est convaincu qu'ils "vont s'imposer en 2019". Mais aussi Alivereti Raka, le serial marqueur de l'ASM, qui a récemment obtenu la nationalité française. S'il évoque 2019, Bernard Laporte a surtout en ligne de mire la Coupe du monde 2023 qui aura lieu en France. D'ici dix ans, et grâce aux réformes de la formation, il voit même le XV de France remonter sur le podium mondial. "Et ça, je suis prêt à le signer ! J'en suis certain…" Qui sera sélectionneur à ce moment-là ? Qui sera sur la feuille de match ? Ça, Bernard "Nostradamus" Laporte ne l'a pas encore prédit.Christophe Urios a-t-il tiré un trait sur l'équipe de France ?