« En mars, on nous parlait d’une personne. Deux mois plus tard, on est à onze. Sept personnes ont déjà été reçues en entretien individuel. On leur dit : soit vous acceptez une rupture conventionnelle avec préavis de deux mois, soit c’est un licenciement et on trouvera une faute », s’insurge un administratif du club, sous le couvert de l’anonymat.
Parmi les personnes concernées, on retrouve Patrick Ballesta, le préparateur physique de l’équipe professionnelle ou Jean-Pierre Massines, l’un des dirigeants historiques. D’autres, dont deux handicapés, ont dû renoncer à leur temps plein et voir leur temps de travail diminuer de moitié. Le centre de formation serait quant à lui touché à hauteur de trois postes sur les sept existants.
A son arrivée, la direction avait promis un audit pour déterminer les postes superflus. Une annonce qui n’a pas été suivi d’effet, selon un salarié. La vague à venir de licenciements pourrait faire l’objet de litiges devant le Conseil des prud’hommes, ce qui aurait pour effet de plomber un peu plus les finances du club.
En tout cas, les salariés ne reconnaissent plus leur club : « Aujourd’hui, il n’y a plus de projet. C’est tellement anxiogène qu’on ne retrouve plus ces mots d’affectif, de sociabilité associés au rugby ».
La crainte des salariés est désormais que l’administratif soit sacrifié au profit du sportif.




















