H CUP. Les 5 points à retenir de la finale RCT - Saracens (23-6)

H CUP. Les 5 points à retenir de la finale RCT - Saracens (23-6)
Finale de H Cup RCT - Saracens : L'analyse à chaud.
Après sa victoire en finale face aux Saracens à Cardiff (23-6), le RCT est à nouveau champion d'Europe ! Retour sur les faits marquants de la rencontre. Toulon règne incontestablement sur l'Europe. Pour la deuxième année consécutive, le RCT a remporté la H Cup, pour sa dernière édition, avant qu'elle ne cède sa place à l'European Champions Cup. Après 25 premières minutes compliquées contre les Saracens, les hommes de Bernard Laporte ont largement dominé les débats et ont patiemment construit leur succès. Tentons d'analyser cette belle victoire.

1. L'attaque des Saracens muselée

Meilleure attaque de la H Cup, les Saracens ont su faire évoluer leur jeu autrefois prévisible. Ils représentent désormais une réelle menace ballon en main – Clermont en sait quelque chose. Et pourtant, les Anglais n'auront marqué que 6 petits points lors de cette finale. Malgré un nombre élevé de passes (125, contre 92 pour Toulon), les coéquipiers d'Owen Farrell n'ont franchi le premier rideau toulonnais qu'une seule fois et n'ont pas réellement su se créer d'occasions d'essais. Billy Vunipola a tout essayé (105 mètres parcourus avec le ballon), de même que Schalk Brits, très actif. Mais c'était insuffisant pour trouver la solution.

2. La mêlée anglaise n'aura pas fait illusion longtemps

Les Saracens n'auront donc marqué que 6 points. Les 6 premiers du match. Le RCT a en effet souffert pendant quasiment une demi-heure avant de se libérer grâce à un essai de Matt Giteau. La faute à la mêlée varoise, en difficulté et pénalisée par Alain Rolland en première période. Xavier Chiocci a semble t-il été dominé par l'expérimenté Matt Stevens. L'entrée du néo-international Alexandre Menini a rééquilibré les débats par la suite.Toulon n'avait alors plus aucun point faible.

3. Wilkinson et Giteau, les patrons.

Gagner une finale, c'est plus facile avec des joueurs d'exception comme Matt Giteau ou Jonny Wilkinson aux commandes. Le premier a eu l'inspiration qui a débloqué le match avec un coup de pied à suivre judicieux pour Drew Mitchell, qui s'est emparé du ballon avant d'offrir l'essai à son compatriote. Jonny Wilkinson, lui, a encore une fois été parfait au pied, avec un 100% et un drop bienvenu peu avant la mi-temps. Quoiqu'il arrive samedi contre Castres, Wilko raccrochera donc les crampons avec une deuxième H Cup à son palmarès...

4. Une énorme troisième ligne toulonnaise

Si Giteau ou Wilkinson ont excellé, que dire de la performance de Juan Smith... annoncé mort pour le rugby il y a 2 ans, l'ancien champion du monde a rappelé à tout le monde qu'il était peut-être bien le meilleur troisième ligne du monde en 2007. Ses compères Steffon Armitage – toujours un poison dans les rucks - et Juan-Martin Fernandez-Lobbe ont également sorti le grand jeu. L'Argentin a certes reçu un carton jaune, mais il a aussi et surtout fait parler sa classe sur l'essai de Juan Smith, en jouant parfaitement le une-deux là où d'autres joueurs auraient peut-être été plus égoïstes.

5. Toulon a t-il encore assez d'essence pour faire le doublé ?

L'année dernière, le RCT avait créé la surprise en finale de H Cup, en arrachant la coupe des mains de Clermontois qui partaient favoris et qui avaient longtemps mené au score dans le match. Cette fois, les Toulonnais ont pratiquement maîtrisé leur sujet de bout en bout, et malgré la grande intensité de la rencontre, on a presque l'impression qu'ils n'ont pas eu à forcer. Le score aurait même pu être bien plus lourd si Virgile Bruni et Bryan Habana avaient mieux négocié deux occasions en fin de match. Les Toulonnais auront-ils donc suffisamment d'énergie pour réaliser le doublé, dans une semaine au Stade de France ? Une chose est sûre, il ne faut jamais sous-estimer le Castres Olympique, sans doute ravi d'être de nouveau dans la position de l'outsider.

(bonus) 6. La tentative de drop de Mathieu Bastareaud

Sans doute un des grands moments comiques du match avec la simulation de Bryan Habana.