Fédérale 1 - Le FCAG se mobilise pour éviter le dépôt de bilan

Fédérale 1 - Le FCAG se mobilise pour éviter le dépôt de bilan
La mobilisation est déjà très forte pour aider le FCAG.
Fédérale 1
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Le club d'Auch fait face à de sérieux problèmes financiers, mais joueurs,supporters et dirigeants ont décidé de se battre.

Fédérale 1 - Dans le rouge, le FC Auch lance un appel aux dons

Depuis le premier appel aux dons lancé jeudi 15 décembre, le FCAG a lancé une campagne de crowdfunding afin d'élargir le champ des donateurs et de simplifier la procédure pour ceux qui souhaiterait aider Auch à faire face à ses difficultés financières. Un objectif de 30 000 euros a été fixé et l'argent récolté sera ajouté à la somme finale pour arriver aux 100 000 €. En effet, le FCAG espère également réunir des fonds par d'autres moyens comme l'indique Gerard Bouttier, directeur administratif et financier : "nous avons sollicités par mail et par courrier tous les adhérents de l’Amicale des Anciens joueurs du FCAG ; tous les joueurs passés par le centre de formation ; et surtout les presidents de leurs clubs actuels ainsi que tous les clubs de Top 14 et de Pro D2." Des anciens du club comme Paulin Riva (Soyaux-Angouleme), Arnaud Mignardi (Brive) soutiennent le club. En six jours, plus de 55 000 euros ont déjà été récoltés.

A Auch, tout le monde se bat pour que le club perdure. Sans pour autant se voiler la face sur les éventuelles conséquences d'un échec, "Nous avons tous décidés de ne plus l’envisager, car NOUS tous ensemble, nous y arriverons", indique Gerard Bouttier. Il ne cache cependant pas que les joueurs "ont été abattus et en colère" lorsqu'ils ont appris la situation dans laquelle se trouve leur club. Cette dernière découle notamment du défaut du partenaire principal du FCAG comme l'explique le directeur administratif et financier :

Dans le monde des "affaires", quand vous représentez un des acteurs d’un système économico-politique, vous êtes dépendants des avis des autres acteurs. Dans le monde concurrentiel de l’immobilier de l’urbanisation commerciale pour des villes moyennes en France, notre cas n’est pas isolé. Notre partenaire "principal" pour un peu plus de 10 % de notre budget global, représente pour la zone économique urbaine plus de 5 M€ de terrains et prêt de 100 M€ de travaux, sans parler des chiffres d’affaires annuels que vont générer les enseignes nationales qui s’installent, et aussi des taxes pour les collectivités locales.

Nous sommes des "Victimes collatérales" mais le système nous l’impose, et nous devons l’assumer. Le représentant de COFEGA Développement nous a fait de multiples promesses, orales, écrites, confirmées aux autres acteurs, mais nous avons compris que tant que le projet ne serait pas bouclé à + de 60 %, les promesses ne seraient pas tenues.

Fin novembre, nous apprenons que les droits d’achat des terrains ont été transférés à un tiers détenteur par COFEGA, sans engagement avec nous. Nous avons, de fait, constaté les doutes sur le recouvrement rapide des sommes dues.
Notre comptabilité est vérifiée par un cabinet d’expertise, et notre Commissaire aux comptes certifie les comptes, qui sont transmis a la FFR Cette zone commerciale pourra se faire et un jour peut être que COFEGA pourra payer. Mais nous retirons ces créances de nos comptes.

Une situation qui était d'ailleurs attentivement suivie par la FFR. C'est en effet elle qui a validé le dossier du FCAG au moment de son intégration à la poule élite de Fédérale 1 en vue d'une accession à la Pro D2. "Comme nous, les responsables de la FFR suivaient l’évolution des engagements et des péripéties de ce "chantier COFEGA". Tous les acteurs sont de bonne foi, mais les aléas économiques sur des projets avec des enjeux aussi "lourds" ont des conséquences sur des associations sportives comme nous". 

Si vous souhaitez aider le FCAG, vous pouvez vous rendre sur la page de crowfunding.