Angleterre : on vous donne 5 raisons pour devenir fan d'Owen Farrell

Angleterre : on vous donne 5 raisons pour devenir fan d'Owen Farrell
Farrell, c'est un peu comme Jamie Lannister dans Game of Thrones : personne ne l'aime au début, mais on finit petit à petit par ouvrir les yeux.
Owen Farrell est un put* de bon joueur, et il serait temps pour nous de mettre de côté notre mauvaise foi.

1 - C'est un crack

Parlons sportif : Owen Farrell a peu d'équivalents sur la planète de rugby, et peut largement s'asseoir à la table de Beauden Barret et Jonathan Sexton. S'il a été utilisé comme premier centre au début du mandat d'Eddie Jones, le joueur des Saracens a depuis récupéré le n°10, sa propriété en club. Son match contre l'Irlande ? Parfait. Une action symbolise sa performance : cette passe fouettée au cordeau fixant toute la défense amenant le premier essai de la rencontre.

Excellent buteur, parfait animateur, Farrell est un crack, capable de faire gagner son équipe. Sans oublier son leadership. Co-capitaine du XV de la Rose avec Dylan Hartley, il a hérité du brassard en l'absence du talonneur. Profitons donc de son talent. Bonne nouvelle : il n'a que 27 ans ! 

2 - Une belle histoire personnelle

L'histoire de Farrell est belle. Comme Ntamack ou Penaud, il est le rejeton d'un ancien international quinziste. Mais si Andy Farrell a disputé le Mondial 2007, il est surtout connu pour sa carrière chez les treizistes. Capitaine de la Grande-Bretagne, l'actuel adjoint de Joe Schmidt (Irlande) a joué plus de 300 matchs de Super League avec Wigan, pour... six titres de champions !

Né en 1991, Farrell Jr débute lui aussi à XIII, et découvre le XV vers ses 13 ans. Il ne changera plus de discipline, effectuant même ses débuts en pro à... 17 ans et 11 jours sous le maillot des Saracens ! Prêté un temps à Bedford, il est depuis devenu le patron de la formation londonienne, devenant notamment le meilleur marqueur de points de l'histoire du club. Joueur européen de l'année en 2017, il compte deux coupes d'Europe à son palmarès, et quatre titres de champion d'Angleterre.

En sélection, c'est déjà 66 caps avec le XV de la Rose, deux 6 Nations remportés et deux tournées avec les Lions Britanniques et Irlandais. Un parcours qui force le respect.

3 - Il est humain malgré tout

On le dit arrogant. Bon, en tant que Français, pas sûr qu'on soit bien placés pour juger. Farrell, c'est un peu comme Drago Malefoy dans Harry Potter ou Jamie Lannister dans Game of Thrones : personne ne les aime au début, mais on finit petit à petit par ouvrir les yeux. On vous l'a dit, le joueur des Sarries est un crack, et sa carrière risque de faire de lui l'une des légendes de ce jeu. Mais ce qu'il y a de fort, c'est qu'il nous montre qu'il est humain avant tout.

Lâcher le ballon dans l'en-but ? Déjà fait. Se faire pénaliser pour des plaquages irréguliers ? Oui. Comme un vulgaire joueur de Fédérale, il s'est aussi fait réprimander par un arbitre (Nigel Owens) en plein match. Conclusion : Farrell, c'est vous et moi, avec un peu plus de talent.

4 - Les Anglais jouent (très) bien au rugby

Au-delà du cas Farrell, il est temps de se poser et de regarder avec un peu plus d'intérêt ce XV de la Rose. Dans l'ombre de l'Irlande depuis deux ans, il n'en reste pas moins l'un des principaux outsiders du prochain Mondial. Le tout, en jouant un superbe rugby, et en s'appuyant sur une génération dorée lancée tôt sur la scène internationale grace à un championnat compétitif loin d'être pollué par des histoires de JIFF et de joueurs étrangers. En France, c'est presque culturel : on n'a pas le droit d'aimer l'Angleterre. Mais regardons la vérité en face : en ce moment, tu aimerais que le rugby français ressemble à son voisin d'outre-Manche.

Et comme Farrell, beaucoup de joueurs du XV de la Rose valent le coup d'oeil, à l'image d'Henry Slade.Angleterre : plus fort que la maladie, Henry Slade est la nouvelle pépite du XV de la Rose


5 - Le nouveau Wilko ?

Comparer un 10 anglais à Jonny Wilkinson, c'est un peu comme annoncer le "futur Zidane" dès qu'un joueur de foot français touche un peu de ballon. Un raccourci facile, pas forcément sensé sur le long terme. Coucou Olly Barkley ! Coucou Marvin Martin ! Ici, pas question de comparer sportivement Farrell et Wilkinson. Simplement de rappeler qu'avant son passage par Toulon, Wilko était (très) loin d'être l'idole d'un public français pas encore tombé sous son charme. Lui aussi était vu comme "l'ennemi anglais", surtout depuis son rôle joué lors des éliminations du XV de France des Mondiaux 2003 et 2007... 

Récemment, on a vu des supporters bien contents d'avoir dans leur formation un Chris Ashton capable d'inscrire 24 essais en une seule saison... L'ailier a pourtant la même réputation que Farrell. Alors soyons un peu objectifs : qui sait, dans quelques années, l'actuel n°10 des Saracens ramènera peut-être le Brennus Place de Jaude, sur la Rade ou Place du Capitole. Mettant tout le monde d'accord.