Top 14. Vincent Pelo sans club : ''Je conseille à tous les joueurs de penser à l'après carrière''
Vincent Pelo a évolué pendant sept saisons à La Rochelle.
Vincent Pelo se retrouve sans club à quelques mois de la reprise des championnats professionnels. Une situation dans laquelle il ne s'est jamais retrouvé et qui l'inquiète.

On peut être un ancien international français et se retrouver sans club à l'aube d'une saison. C'est le cas de Vincent Pelo, 33 ans, qui a quitté La Rochelle en cours de saison pour rejoindre Bayonne en tant que joker médical. Son contrat dans la cité basque ne sera pas renouvelé et le pilier aux 2 sélections sous le maillot Bleu se retrouve donc sans club. Dans les colonnes du Midi Olympique, il revient dans un premier temps sur son départ du Stade Rochelais, intervenu en février dernier : ''J’arrivais en fin de contrat. Je sentais bien que le vent était en train de tourner en ma défaveur. Jono Gibbes m’a fait comprendre que je ne faisais pas partie des plans pour la suite, qu’il ne comptait plus sur moi. À partir de ce moment-là, j’ai activé mes réseaux mais par les temps qui courent, il est difficile de trouver un club sans jouer''. 

POINT TRANSFERTS. Médard a fait son choix, Betham sur le départ, Pelo vers BayonnePOINT TRANSFERTS. Médard a fait son choix, Betham sur le départ, Pelo vers Bayonne

Le natif de Wallis trouve un point de chute et signe à Bayonne en recherche d'un joker médical pour pallier l'absence longue durée du jeune Ugo Boniface. Là-bas, le solide pilier (1m87, 130kg) dispute neuf rencontres mais ne pourra éviter la relégation au club ciel et blanc, battu par le voisin biarrot lors du barrage d'accession à Aguiléra. Son contrat non renouvelé, il raconte, toujours pour Midi Olympique : ''Je pensais trouver un club. Je pense avoir fait une saison correcte, convenable avec Bayonne, où je suis arrivé en cours de saison. En effet, et je pense avoir fait une bonne saison du côté de l’Aviron, en qualité de joker médical d’Ugo Boniface. J’ai eu la faiblesse de penser que mon contrat aurait pu être reconduit si le club s’était maintenu en Top 14.'' Une situation inédite dans laquelle Vincent Pelo ne s'était jamais retrouvé jusqu'à présent : ''Honnêtement, c’est une situation très délicate à gérer. Voilà, c’est la première fois dans ma carrière que je vois se profiler une saison sans club et c’est difficile à appréhender. Je pensais vraiment trouver une porte de sortie mais visiblement je me suis trompé. Le plus délicat, c’est l’attente et l’impossibilité de se projeter sur un nouveau défi. Cette situation est dure à vivre pour moi mais aussi et surtout pour ma famille. C’est stressant, énervant. Cela demande une grosse remise en question personnelle.''

Comme plusieurs joueurs l'ont déjà évoqué avant lui, il parle de l'importance de l'après carrière chez un joueur de rugby : ''Mon regret est de ne pas avoir assez anticipé cette période difficile. Je conseille à tous les joueurs, même à ceux qui ont le vent en poupe, de penser à l’après. Moi je n’ai qu’un BE rugby de premier degré.'' Avant de conclure, toujours dans les colonnes du bihebdomadaire, sans omettre d'adresser un tâcle subtil au rugby professionnel : ''Je ne me reconnais plus dans ce métier qui pourtant m’a fait rêver au début de ma carrière. Je suis très déçu. Si j’arrête le rugby, je continuerai de le regarder et de supporter mes amis car j’aime viscéralement ce sport mais je crois qu’il me sera très difficile d’entraîner…'' On souhaite en tout cas à Vincent Pelo, de retrouver un club avant le début de saison. 

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C'est p't'être avant qu'il faut penser à l'après pour ne pas, après, regretter l'avant !

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