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DOSSIER. À la découverte de la Bundesliga et du rugby allemand
Le rugby allemand veut se faire une place en Europe.
Avec l'arrivée de Hans-Peter Wild à la tête du Stade Français, focus sur le rugby allemand. Tout ce qu'il faut savoir sur les clubs et le niveau du rugby en Allemagne.

Et à la fin, c’est toujours l’Allemagne qui gagne. Ce dicton bien connu est récurrent en foot. Mais moins en rugby. Environ une fois sur deux, à vrai dire. Le XV d’Allemagne possède un modeste bilan sur la scène internationale (87 victoires, 83 défaites et 4 nuls) et se classe 22e au World Rugby, entre la Namibie et le Canada. C’est peu dire que le rugby n’est pas un sport de premier plan en Allemagne, avec environ 14 000 licenciés, bien loin des 7 millions à la fédération allemande de football. Pourtant, l’ambition est là : qualifier le XV d’Allemagne pour la Coupe du Monde 2019 au Japon. "Quand on a battu la Roumanie, j’étais presque convaincu [qu’on pouvait se qualifier], mais ce sera très difficile, même si nous sommes la seule équipe à avoir battu les Roumains", raconte Denis Frank, journaliste pour totalrugby.de. Objectif compliqué pour cette petite nation montante du rugby.

Un championnat condensé…

Les quelques 14 000 licenciés sont répartis dans environ 120 clubs, concentrés autour de grandes villes telles que Heidelberg, Hanovre, Berlin, Francfort ou Hambourg. Surtout dans les deux premières, les bastions du rugby allemand. "Aujourd’hui la moitié des 16 clubs de Bundesliga sont de ces deux villes. Les plus grands clubs sont Hanovre 78 et Heidelberger RK", explique D. Frank. Le championnat allemand de rugby, qui existe depuis 1971, rassemble les 16 meilleures équipes allemandes en deux poules géographiques : la poule Sud-Ouest et une poule Nord-Est. Le système des play-offs est appliqué à l’issu de la saison régulière : le meilleur de chaque poule affronte le deuxième de l’autre, les vainqueurs se retrouvent ensuite en finale.*15 des 16 clubs de Bundesliga 1 figurent sur cette carte, le 16e, le RC Luxemburg, n'étant pas allemand

… et déséquilibré

Mais la Bundesliga est assez hétérogène, poursuit D. Frank : "sur les 16 équipes de Bundesliga, seulement deux sont professionnelles, au niveau de la Fédérale 1, et 3-4 équipes qui payent des joueurs". Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si ces clubs, le Heidelberger RK, le RG Heidelberg et le SC 1880 Frankfurt trustent les titres : 10 pour le premier (dont 7 sur les 8 dernières éditions !), 4 pour le second et 2 pour le troisième. Ils ont remporté à eux trois 11 des 12 dernières éditions. D’autres clubs leur font concurrence, comme le TSV Victoria Linden (8 titres) ou le TV Pforzheim (1 titre mais en finale des 4 dernières années), le dernier ayant réussi l’exploit de briser la série de 7 titres consécutifs du Heidelberger RK.

Malgré la progression de certains clubs, la Bundesliga 1 reste un championnat essentiellement amateur, "la plupart des joueurs sont des amateurs, ont un travail ou sont étudiants, seuls 20-30 joueurs sont professionnels", regrette D. Frank. Ce constat se perçoit au niveau européen, notamment lors des European Rugby Continental Shield, compétition de qualification pour la Challenge Cup. "L’année dernière, Heidelberg a perdu presque tous ses matches, et en 2015 ils ont failli se qualifier pour le challenge européen. On n’est pas super loin, mais il faut améliorer le niveau de jeu". D. Frank a toutes les raisons d’être optimiste : après la victoire du XV d’Allemagne contre la Roumanie, une qualification en Challenge Cup serait une preuve de plus que le rugby allemand, marginal aujourd’hui, peut-être attractif et performant demain.

Merci à Romain Bougourd pour cet article ! Vous pouvez vous aussi nous soumettre des textes, pour ce faire, contactez-nous !

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Je lis bcp de commentaires parlant du potentiel physique des Allemands sur le rugby. N'oublions pas qu'au gabarit (qui n'est d'ailleurs pas toujours nécessaire pour être bon) il faut ajouter une certaine agressivité saine liée à une capacité d'initiative et de folie.
Je ne dis pas que les Allemands en sont dénués, je dis juste que le fait de produire de "gros bébés" ne signifie pas qu'on produit de potentiels bons rugbymen. Sinon les pays scandinaves seraient excellents en rugby.

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