Aldigé, la préfécture, la mairie : le match se poursuit en coulisses après la montée du Biarritz Olympique
Aldigé, la préfécture, la mairie : le match se poursuit en coulisses après la montée du Biarritz Olympique.
Le match se poursuit en coulisses, après les déclarations du président biarrot et un communiqué de la Préfecture.

C'était écrit. La remontée du Biarritz Olympique dans l'élite du rugby français ne pouvait se faire dans le calme. Au terme d'un incroyable scénario, les Rouge et Blanc ont donc battu l'Aviron Bayonnais, gagnant leur ticket pour le TOP 14. Sauf que très vite, un communiqué tombe : le club n'aurait pas respecté la jauge fixée par la préfecture, de l'alcool aurait été vendu au sein du stade d'Aguiléra. Et l'envahissement de la pelouse à l'issue du match, sans respect des consignes sanitaires, a forcément fait tiquer.

Le procureur de la République de Bayonne a été saisi.

Top 14. Que risque le Biarritz olympique si les règles sanitaires non pas été respectées ?Top 14. Que risque le Biarritz olympique si les règles sanitaires non pas été respectées ?

Dans un entretien à RMC, le président du BO a fait le point, tout en contre-attaquant. Jean-Baptiste Aldigé d'assurer qu'après vérification sur le logiciel de billets vendus, "il y avait 5.000 personnes, comprenant d’ailleurs les cinq invitations, un peu sous le manteau, que m’avait demandées le sous-préfet de Bayonne pour être au match lui et sa famille. Je ne sais pas ce qu'il se passe. Moi, je retiens surtout qu’il y avait 5.000 personnes au stade qui étaient heureuses."

La préfecture des Pyrénées-Atlantiques a logiquement réagi dans un communiqué, relayé par RMC :

Suite aux propos tenus dans la presse par le président du Biarritz Olympique, le préfet des Pyrénées-Atlantiques déplore qu’en lieu et place d’explications sur le non-respect des règles sanitaires, celui-ci ait préféré attaquer et tenir des propos mensongers à l’égard d’un fonctionnaire d’État. Le préfet renouvelle toute sa confiance au Sous-préfet de Bayonne et tient à la disposition de la presse la preuve que celui-ci a acheté en toute transparence des places pour sa famille. Il a à cet effet remis un chèque pour 5 places à 30 euros pièces devant témoins à son arrivée au stade, conformément aux dispositions arrêtées par le club et qui ont fait l’objet d’échanges de courriels.

Le sportif semble déjà loin, donc, alors que le match se poursuit en coulisses. Et un nouvel acteur entre en scène, avec la maire de Biarritz, Maider Arosteguy, qui rappelle que le stade est une propriété privée appartenant au club de Biarritz.

Ma responsabilité était d’organiser et de surveiller la sécurité dans la fan-zone et l’ordre public en ville. A l’intérieur du stade, qui est un lieu privé, c’est le sous-préfet qui a organisé toute la sécurité avec le club. Je fais confiance au préfet, au procureur et aux membres de la Ligue pour faire toute la lumière sur cette affaire et prendre les mesures qui s’imposent de façon à ce que le club ne soit pas particulièrement pénalisé. - Maider Arosteguy, via RMC

Reste à connaître les éventuelles sanctions à l'encontre du club, donc.


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La vache, s'il estime son budget comme il estime le nombre de spectateurs, le BO n'est pas dans la m...e.

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