CHRONIQUE. Quand la défaite est importante, c’est peut-être que l’important n’est pas la défaite

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CHRONIQUE. Quand la défaite est importante, c’est peut-être que l’important n’est pas la défaite
Chronique sur le match Racing 92 - ASM du 07/01/2018.

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Retour sur la rencontre Racing 92 - ASM. Si la large défaite fait tâche dans les statistiques, on peut se demander si Clermont a réellement tout perdu dimanche soir.

L’issue de la rencontre ne faisait guère de doute. Il est connu que venir gagner au Racing est une tâche ardue. Alors, l’idée de renverser les Franciliens avec une équipe de juniors relève plus de la folie que de l’exploit (sans compter la pression que représente le peuple ciel et blanc descendant en masse des banlieues du 92 pour remplir le stade aux trois tribunes). Et par-dessus cette montagne, vous rajoutez la fameuse nouvelle pelouse synthétique qui a l’air d’avoir plus chamboulé les commentateurs de Canal + que les joueurs eux-mêmes (je n’ai pas de doctorat en pelouse de rugby mais je pense que se prendre Camille Chat dans la gueule sur synthé ou sur herbe, le constat est globalement le même, ça fait mal).

Le résultat est anecdotique. L’écart est certes important, voire impressionnant. Certains diront choquant. En définitive, il ne servira qu’à surprendre les générations futures qui, dans 10 ans, découvrirons sur Wikipédia ce score fleuve avec étonnement. Le connaisseur rugbystique averti, lui, l’a déjà oublié.

Il faut néanmoins avouer que le début de match nous a inquiété. Deux essais encaissés en dix minutes contre seulement deux passes réalisées par les Jaunards, le pire était à prévoir. Finalement, après un départ éclair des Racingmen, la résistance auvergnate se met en place et commence même à gagner des batailles. La partie continue et l’ASM fait mieux que simplement subir et ne craque réellement que peu avant l’heure de jeu. Pendant ce temps Camille Chat enchaîne les auto-tamponneuses (enfin le talonneur est dans la voiture, ses adversaires sont de simples piétons se faisant écraser). Nakarawa, tel un Shiva fidjien, multiplie les off-loads. Ben Arous et Tameifuna sont à leur avantage. Andreu échappe aux Clermontois comme le savon mouillé qui te glisse entre les mains sous la douche. Vakatawa fait du … Vakatawa. Plus étonnant, Chavancy fait du … Conrad Smith, multipliant les passes et même les passes sautées (Les frérots Laurent étaient prêts à porter plainte pour faux et usage de faux avant de se rendre compte que faire des passes, c’est plutôt pas mal pour la continuité du jeu).

Il n’y a qu’avec Teddy Thomas pour qui on s’est demandé qui est le junior et qui est le joueur pro (s’abaissant à rentrer tout droit dans l’ouvreur clermontois sous prétexte que pour une fois, un joueur était plus maigre que lui. Résultat : le ballon lui est tombé des mains dans l’en-but grâce à l’intelligente intervention d’Ezeala). Pour les Clermontois, je préfère garder la performance collective.

Alors oui, la défaite est lourde. Oui, il n’y a pas eu match. Oui, Clermont s’éloigne des places qualificatives. Oui, c’est une première expérience compliquée pour ces jeunes pouces. Oui, le contexte relevait plus de la mascarade que de l’affiche de gala du dimanche soir. Mais l’important n’est pas là. L’important, c’est que Clermont fait jouer ses espoirs. Mieux encore : le club leur fait confiance, et cela depuis longtemps. Les mauvaises langues diront que ce n’est que de circonstances, mais force est de constater qu’avec l’ASM, la jeunesse française tant espérée revient en force. Alors oui, Charly Trussardi a galéré. Oui, Dorian Laverhne a subi. Oui, Samuel Ezeala a fini sur une inquiétante sortie. Mais jamais ils n’ont été ridicules ou honteux.

Et dans le contexte triste et affligeant qui entoure notre équipe de France, voir ces petits jaunes fouler les pelouses et plaquer des golgoths de 100 kilos est une bouffée d’air frais. Et ça fait profondément du bien, ça nous rappelle que le rugby français a de la ressource, du potentiel et de l’envie. Dans la déprime d’un dimanche soir, nous nous sommes souvenus que le rugby est avant tout un sport qui se construit sur le long terme et non pas à coup de millions. Alors oui, 58 à 6, certes, mais l’important n’est peut-être pas là. Charly, Dorian, Samuel, Setariki, Alexandre, Michaël, Julien, Yohan et mais aussi Arthur, Aliveriti, Damien, Judicaël, Atila et Charlie, (et qu’importe la couleur du maillot national que vous choisirez), merci, bonne chance et à bientôt.

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