Victoires, défaites, comment les Anglais se sont reconstruits pour atteindre la finale ?
Owen Farrell et les Anglais ont connu beaucoup de hauts et quelques bas.

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Le cycle de quatre ans d'Eddie Jones à la tête de l'Angleterre prendra fin samedi en finale de la Coupe du monde. Comment les Anglais en sont arrivés-là ?

Samedi, l'Angleterre et l'Afrique du Sud disputeront la finale de la Coupe du monde. Une belle revanche pour ces deux nations qui ont connu des années difficiles avant de retrouver les sommets. Personne n'a oublié l'élimination des Anglais dès la phase de poules en 2015. Cette année-là, les Boks avaient atteint les demi-finales mais les deux saisons qui ont suivi n'ont pas été faciles pour les Sud-Africains. Et Allister Coetzee en a fait les frais avant d'être remplacé avec succès par Rassie Erasmus. Côté anglais, Eddie Jones a pris les commandes du XV de la Rose au lendemain du Mondial. Il a également connu son lot de déceptions.  

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La première année de Jones à la tête de l'Angleterre a été idyllique. À peine débarqué, l'Australien porte le XV de la Rose vers un Grand Chelem dans le Tournoi avec des succès à domicile contre l'Irlande, le Pays de Galles et la France. Les Anglais enchaînent avec une tournée victorieuse en Australie, ce qui n'était jamais arrivé par le passé. À la fin de l'année 2016, l'Angleterre talonne les All Blacks au classement World Rugby suite à ses quatre nouveaux succès automnaux. À Twickenham, les Wallabies, les Pumas, les Fidjiens et les Boks ont tous connu la défaite.
2017 débute pas un match compliqué face aux Bleus et un succès étriqué 19 à 16 à la maison. Les Anglais ont défendu leur titre acquis l'année précédente mais ont finalement été privés du Grand Chelem par les Irlandais (13-9). La belle série de 17 matchs sans défaite se termine le 18 mars 2017. Ce sera le seul échec des hommes d'Eddie Jones cette année-là. Après l'Australie, ils repartent d'Argentine avec deux victoires estivales puis dominent à nouveau les Pumas en novembre. Quant aux Australiens, ils enchaînent avec une cinquième défaite de rang contre l'ogre anglais.
Essai-1
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Le sorcier Eddie Jones avait-il tout calculé en vue de la Coupe du monde ? Ou bien était-ce le contre-coup logique de deux grosses années au plus haut niveau ? Toujours est-il que le XV de la Rose a connu une saison internationale 2018 historique avec pas moins de sept défaite en treize matchs. Non seulement les Anglais ont été battus par les Ecossais (25-13) et les Français (22-16), mais ils ont perdu à Twickenham contre des Irlandais revanchards (15-24). Comme l'Irlande, l'Afrique du Sud a trouvé la solution face aux soldats de Sa Majesté et remporté sa série à domicile en juin à la faveur de deux victoires en trois matchs. Les Anglais ont cependant remis les pendules à l'heure lors de la troisième rencontre puis à Londres en novembre. Un succès étriqué 12 à 11 suivi d'un revers tout aussi serré, 16 à 15 contre les All Blacks qui remet un peu en perspective le pourcentage de défaites de l'Angleterre en 2018.
L'Angleterre sera-t-elle championne du monde samedi ? C'était l'objectif annoncé par Jones depuis sa prise de fonctions. Sans une défaite 13 à 21 au Pays de Galles et un nul face à l'Écosse à Twickenham lors d'un match totalement fou (38-38), les Anglais auraient pu tenter le doublé. Ils ont finalement terminé à la deuxième place derrière le Pays de Galles. Les Boks vont-ils également les priver du trophée ? L'année a été très longue puisque ce sera le 16e match de l'Angleterre samedi. Ils ont joué quatre matchs de préparation avec un nouveau revers à Cardiff (13-6) suivi d'un impressionnant succès contre l'Irlande 57 à 15. La phase de poules a été une promenade de santé pour les joueurs de la Rose. Après le nul forcé contre les Bleus ils sont montés en puissance face aux Wallabies puis les All Blacks. Cette finale devrait être le point d'orgue de l'ère Jones.
Trophee

Depuis son arrivée à la tête de l'Angleterre, Eddie Jones a remporté 43 matchs sur 53, Coupe du monde comprise. Soit plus de 80% de victoires. 

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  • Pattek
    1455 points
  • il y a 6 mois

Commençons par dégraisser nos clubs de tout ces étrangers qui occupent beaucoup de places à la place de nos jeunes qui sont bourré de talents et à qui on ne laisse pas leur chance et qui ne s'aguerrissent pas,je rappelle quand même que l'on a deux générations de jeunes champions du monde et que l'on ne voit pas eclorent,y a un sacré soucis quand même.

  • Ahma
    92177 points
  • il y a 6 mois
@Pattek

C'est sûrement pas français Pattek, merci de bien vouloir mettre tes propres principes en application et de quitter définitivement le site pour le laisser aux jeunes internautes de chez nous qui sont si talentueux.

@Pattek

Super ! Tu as trouvé la solution au terme (je suppose) d'une longue réflexion. Nous voilà sauvés.

@lelinzhou

C'est pas condescendant du tout ca ! Sacré Linze

@L\\\'ibère

L'Ibérie c'est pas en Etrangerie ça ?

Le renouvellement avait commencé dès 2011 avec un renouvellement en profondeur des cadres et la débandade du quart de finale en NZ.

EJ est bien sûr l’homme grâce à qui cela est possible, mais n’oublions pas le travail préalable de Lancaster qui a détecté et lancé ces jeunes dans le grand bain.
Enfin, en 2015 les Anglais sont sortis au premier tour, mais avec une poule extrêmement relevée, dont la France ne serait pas sortie non plus. Cet échec leur a servi de leçon pour revenir plus revanchard que jamais en 2019.

Le pire étant qu'ils n'ont pas eu besoin de nous détester pour entamer reconstruction...

  • Naoubil
    8487 points
  • il y a 6 mois

Belle leçon de continuité et de progression donnée par nos amis anglais.

J'espère que le staff des Bleus sera s'en inspirer et garder une ossature de joueurs tout en étoffant le plan de jeu jusqu'en 2023.
Et ne pas fusiller tel ou tel joueur après une contre performance

@Naoubil

Surtout qu'avec une année 2018, médiocre, ils ont malgré tout persévéré dans leur projet, sans envoyer tout balader comme nous savons si bien le faire en France.

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