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La faille criante des Gallois que le XV de France pourrait exploiter

Depuis leurs dernières victoires dans le Tournoi, les Gallois affichent une faiblesse importante que le XV de France devrait scruter. Analyse de ce qui a changé depuis leur victoire face à l’Italie en 2023.

Nathan Heuillet 11/02/2026 à 17h00
Face aux cannes d’Arundell, les Gallois n’ont rien pu faire… Quid de celles de Louis Bielle-Biarrey ? ©TF1/Six Nations
Face aux cannes d’Arundell, les Gallois n’ont rien pu faire… Quid de celles de Louis Bielle-Biarrey ? ©TF1/Six Nations

"BIP-BIP" : le petit prince du XV de France pourrait encore frapper très fort dimanche face au Pays de Galles. Louis Bielle-Biarrey a, comme à son habitude, fait rugir le Stade de France par ses courses contre l’Irlande jeudi dernier.

De leur côté, les Gallois ont subi une défaite importante à Twickenham face aux Anglais, ce qui confirme la mauvaise passe que traverse le XV du Poireau.

Comparé à leur dernière victoire dans le Tournoi, face à l’Italie en 2023, une chose semble avoir bien changé côté gallois, et le XV de France ne devrait pas avoir trop de difficulté à analyser cela.

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Les Gallois négligent les extérieurs

Sur le premier essai d'Henry Arundell, il est difficile de mesurer vraiment l’ampleur de ce désastre défensif. Car si les avants anglais jouent bien le coup en resserrant la défense par deux temps dans l’axe, les Gallois tardent à se déployer sur l’aile droite du terrain.

Inutile de dire que, face à un ouvreur de la classe de George Ford, cette erreur se paie cash. Et Eddie James le sait : le jeune numéro 13 disputait là son deuxième match dans le Tournoi. Appelant un soutien qui n’arrivera que trop tard, l’essai était alors imparable.

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Les deux cartons jaunes ont été fatals

Les Gallois, déjà mal embarqués, vont concéder de nombreuses fautes et se retrouver réduits à 13 pendant de longues minutes. Difficile pour eux de rivaliser, notamment sur les extérieurs, laissés évidemment libres dans ce contexte.

Il n’en fallait pas plus pour que George Ford dépose une nouvelle offrande à Henry Arundell, seul sur l’aile avec un couloir de vingt mètres, sans défenseurs.

Les retours en panique des Gallois n’y changeront rien : l’Angleterre avait déjà pris le meilleur.

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L'efficacité Anglaise

N’enlevons rien à nos voisins d’Outre-Manche, qui ont toujours su bien jouer les coups, comme sur cet essai de Ben Earl, où les extérieurs sont une fois de plus dégarnis. George Ford décide d’exploiter la largeur et de jouer dans le dos de ses avants, replacés dans la ligne pour fixer la défense galloise qui s’apprêtait à compenser le surnombre sur l’extérieur.

Ben Earl, qui s’était fait oublier le long de la touche, profite du décalage pour être servi dans de bonnes conditions et n’a plus qu’à résister au retour de l’arrière-garde galloise. Déjà trois essais sur la même aile, et le match n'a débuté que depuis 23 minutes.

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Le coup de grâce anglais

Sur une ultime situation de surnombre, les avants anglais créent un leurre pour que George Ford joue dans leur dos et serve ses trois-quarts, qui bénéficient à nouveau d’une situation de large supériorité, avec un cinq contre un à négocier.

L’essai est imparable. C’est la quatrième fois que les Gallois laissent les extérieurs aussi dégarnis. Face aux Bleus, ces derniers feraient mieux de gommer ces grossières erreurs, car avec la vitesse de Louis Bielle-Biarrey ou de Théo Attissogbe, pressenti pour débuter la rencontre, cela se paiera cash.

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“Pitoyable” : la presse britannique abasourdie avant France–Galles (et ce n’est pas un compliment)

L'analyse du RGN

En analysant la dernière victoire du Pays de Galles face à l’Italie, lors du Tournoi des 6 Nations 2023, on remarque une différence criante : la majorité de leurs essais avaient été marqués en exploitant les extérieurs.

Chose logique, avec des éléments de qualité tels que Josh Adams, George North, Louis Rees-Zammit, Rio Dyer ou encore l’arrière Liam Williams : ces derniers avaient tout intérêt à écarter les ballons.

Deux des quatre essais (dont un essai de pénalité) avaient été inscrits par l’arrière-garde galloise face aux Italiens, qui n’ont depuis plus perdu contre cette équipe du Pays de Galles.

Même s’il faut être honnête, cette formation menée par Steve Tandy vit une transition compliquée, avec des cadres vieillissants ou déjà retraités et une jeunesse en manque de repères. Difficile, pour l’heure, d’entrevoir un regain d’efficacité, surtout face aux Bleus.

Mais pour laver son honneur, le Pays de Galles devra tirer les enseignements de sa dernière raclée face aux Anglais, et il est certain que ces erreurs de placement seront revues à la loupe.

Vieille Gloire
Vieille Gloire

Je suis vraiment enthousiaste à l’idée de voir les Palois, Brau-Boirie et Gailleton au centre👌.