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VIDEO. LBB déposé : ce All Black est-il (vraiment) le rugbyman le plus rapide de la planète ?

''Il court comme s'il avait laissé le four allumé'' : qui est ce All Black flashé à 40km/h ?  

Theo Fondacci 11/02/2026 à 11h43
 Cet ancien sprinteur de bon niveau au lycée (10,78 sec au 100m) s'éclate à 7. Screenshot : World Rugby
Cet ancien sprinteur de bon niveau au lycée (10,78 sec au 100m) s'éclate à 7. Screenshot : World Rugby

Louis Bielle-Biarrey est au sommet de son art. Et ce sur tous les points, tant le casque rouge du XV de France a une nouvelle fois prouvé face à l'Irlande qu'il demeurait peut-être le meilleur finisseur du circuit international aujourd'hui, mais pas que. 

VIDEO. A la vitesse de l’éclair, Louis Bielle-Biarrey fume l’homme blanc le plus rapide de l’histoire 

En nette progression sur les ballons hauts, de plus en plus dur en défense et puissant dans son jeu au pied, le dragster de l'UBB n'a également jamais été aussi vite qu'en ce début d'année 2026. Récemment galvanisé par une course face à la légende du sprint français Christophe Lemaitre, LBB a même battu son record de vitesse et atteint les 38,5 km/h. En s'offrant l'ancien partenaire de piste d'Usain Bolt à son tableau de chasse. 

Évoqué aux 4 coins du globe comme une référence en termes de vitesse, l'homme aux 23 essais en 24 sélections n'est pourtant pas le plus rapide des circuits professionnels. Ici et là, on trouve des garçons comme Louis Rees-Zammit (38,9km/h) ou Adam Radwan (39km/h) qui ont déjà atteint des allures dignes de spécialistes du sprint. Tout comme un dénommé Michael Manson.

39,9km/h de "top speed"

Lui ? À l'inverse des autres joueurs précédemment cités, le Néo-Zélandais n'a jamais connu le niveau international à XV. Non, l'ailier de 24 ans a plutôt été découvert du grand public tout récemment, pour avoir marqué un essai de 95 mètres tout seul, lors de son premier ballon sur le World Sevens Series. 

Et pour cause, le natif de l'une des villes les plus méridionales du monde (Invercargill) va vite, très vite même. Des qualités athlétiques hors-normes qui l'ont justement offert l'opportunité de représenter son pays à 7 en ce début d'année 2026, alors que la route semblait barrée pour lui en Super Rugby. "Il n’y avait pas vraiment beaucoup d’opportunités en Nouvelle-Zélande, toutes les places d’ailier étaient prises, aucune ne se libérait", raconte-t-il à Rugby Pass.

"En Nouvelle-Zélande, tous les enfants rêvent de porter le maillot noir, et ça a toujours été mon cas. C’est devenu plus réaliste avec la sélection à 7 de par mon style de jeu. Quand cette opportunité s’est présentée, je ne pouvais pas la laisser passer."

Pourtant, cet ancien sprinteur de bon niveau au lycée (10,78 sec au 100m) avait déjà fait valoir sa fameuse pointe de vitesse à mainte reprise dans des championnats de "seconde zone". Avec ses 39,9km/h de "top speed", ses appuis et sa capacité de réaccélération, il s'exporte aux États-Unis et plante 14 essais en 12 rencontres de Major League Rugby, avant de faire le tour des réseaux sociaux en ITM Cup, à grands coups de rushs spectaculaires et de plongeons dans l'en-but (18 essais en 26 matchs).

Est-il vraiment le plus rapide ?

Barré en Super Rugby (3 matchs avec les Highlanders), ce petit modèle, (1m81, 87 kg) rebondit donc à 7 cette saison, où il détonne directement surtout par sa très haute fréquence de jambes - un peu à la façon de l'Anglais Henry Arundell - et la qualité de son jeu au pied à suivre.

Des qualités qui ont également fait la renommée de la star argentine Marcos Moneta qui, à ce jour, est probablement le seul à être en mesure de pouvoir griller la politesse au tatoué de l'île du sud. Le meilleur joueur du monde à 7 2023 a lui déjà été flashé à 40,3km/h en plein match. 

Qu'on a hâte de voir ces athlètes (plus rapides que ces voitures sans permis qui vous pourrissent la vie sur les départementales) s'affronter. Dans des sphères supersoniques...

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