Une Irlande remaniée au Stade de France
Andy Farrell a dévoilé son XV de départ pour affronter la France en ouverture du Tournoi des 6 Nations 2026, jeudi soir au Stade de France (21h10). Une équipe irlandaise privée de nombreux cadres, mais qui conserve une ossature solide.
Caelan Doris portera le brassard de capitaine. Derrière, le trio Jamie Osborne – Tommy O’Brien – Jacob Stockdale est aligné, avec une paire de centres McCloskey – Ringrose. À la charnière, Jamison Gibson-Park est associé au jeune Sam Prendergast.
Devant, Beirne et McCarthy mèneront la deuxième ligne, tandis que le banc reste dense avec Ryan, Conan ou Crowley.
Our team for Thursday night in Paris. pic.twitter.com/LhluJJnCL9
— Irish Rugby (@IrishRugby) February 3, 2026
Une composition marquée par les absences
C’est bien là l’élément central de cette annonce : l’Irlande arrive à Paris diminuée. Plusieurs cadres manquent à l’appel, que ce soit pour blessure, gestion ou transition de cycle. Résultat, Farrell fait confiance à des profils encore en construction au plus haut niveau international.
Andrew Porter, Paddy McCarthy et Jack Boyle sont tous blessés. La BBC explique ainsi que "Loughman, âgé de 30 ans, jouera au niveau international pour la première fois depuis le Tournoi des Six Nations 2024 et effectuera son premier départ international depuis novembre 2022."
Hugo Keenan est également forfait tout comme Robbie Henshaw. Tandis que James Lowe, James Ryan et Tadhg Furlong ne figurent pas dans le XV de départ. "Le pilier droit Tadhg Furlong n'étant pas jugé apte à jouer malgré son retour à l'entraînement la semaine dernière suite à un problème au mollet", explique la BBC. Pas de Mack Hansen non plus, tandis que Bundee Aki est suspendu pour les trois premiers matchs.
Gibson-Park-Prendergast à la charnière
C’est sans doute le choix le plus scruté côté irlandais. Gibson-Park reste le métronome du jeu vert, mais Prendergast n'a pour l'heure pas encore était à la hauteur des attentes. Face à une défense française agressive et une pression énorme au Stade de France, il sera très certainement observé et ciblé.
Le jeune ouvreur devra gérer le tempo, occuper intelligemment et surtout résister au pressing des Bleus. Avec un banc en 6/2, Farrell mise sur la polyvalence de ses hommes avec seulement le 9 Craig Casey et le numéro 10 Jack Crowley pour assurer derrière.
Un pack solide, mais sous pression
Devant, l’Irlande conserve des garanties. Beirne, Doris et van der Flier incarnent toujours ce pack intelligent, mobile et capable de gratter des ballons. Mais là encore, les automatismes pourraient être mis à rude épreuve face à la puissance française. La première ligne Loughman – Sheehan – Clarkson devra tenir le choc en mêlée fermée, secteur où les Bleus chercheront clairement à faire basculer le match. Le banc, avec six avants, aura un rôle important à jouer.
Une Irlande toujours dangereuse, malgré tout
Une victoire à Paris serait un exploit au vu du contexte, mais une défaite ne remettrait pas tout en cause. Pour la France, en revanche, c’est une occasion en or de frapper fort d’entrée face à un adversaire qui fait toujours partie des favoris malgré un groupe vieillissant.
Attention toutefois à ne pas enterrer trop vite le XV du Trèfle. Même diminuée, cette équipe reste extrêmement bien coachée, disciplinée et difficile à manœuvrer. L’état d’esprit évoqué par Farrell, l’expérience du Stade de France et la profondeur du banc peuvent maintenir l’Irlande dans le match longtemps.
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