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Fin de cycle, absences majeures : l’Irlande, une formalité pour le XV de France ?

"Do you know la ballade nord-irlandaise ?" Jeudi soir, les Bleus vont se confronter à une équipe amoindrie et en difficulté : un match piège ?

Nathan Heuillet 02/02/2026 à 16h30
L’Irlande peut-elle créer la surprise face aux Bleus ? ©France TV
L’Irlande peut-elle créer la surprise face aux Bleus ? ©France TV

Dans le rugby, ça va vite… parfois un peu trop vite, et cette sélection irlandaise en est le parfait exemple. Crainte il y a encore quelques mois, elle arbore désormais un nouveau visage avant l’édition 2026 du Tournoi des Six Nations.

Avant d’affronter les Bleus, cette formation devra faire sans certains cadres et composer avec un effectif en fin de cycle. Troisième lors de la dernière édition, la sélection d’Andy Farrell connaît un déclassement notable.

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Des absences majeures et une dynamique en berne

Commençons par l’essentiel : l’Irlande devra faire sans de nombreux cadres majeurs. Cette équipe présentera un tout autre visage face aux Bleus jeudi soir que lors de leurs précédentes rencontres. La dernière confrontation entre les deux équipes s’était déroulée à l’Aviva Stadium de Dublin et avait souri au XV de France. Les hommes de Fabien Galthié s’étaient imposés 42-27, à la surprise générale, tant cette forteresse semblait mythique et imprenable.

Cette année, la donne est différente : les Irlandais évolueront sur la pelouse du Stade de France, avec un effectif considérablement amoindri.

Parmi les absents, Andrew Porter, Ryan Baird, Robbie Henshaw et Hugo Keenan n’auront pas l’occasion de défier les Bleus. À ces blessures s’ajoute la suspension du centre Bundee Aki, sanctionné pour comportement irrespectueux envers les arbitres, selon sa fédération.

Enfin, les piliers gauche Paddy McCarthy, Jack Boyle, ainsi que l’ailier/arrière Mack Hansen seront également indisponibles pour ce match.

Depuis la Coupe du Monde 2023, l’Irlande a concédé 6 défaites sur la scène internationale. Depuis mars dernier, elle a échoué face à la Nouvelle-Zélande et à l’Afrique du Sud, sans vraiment briller contre des équipes comme la Géorgie ou le Japon.

Là où elle nous avait habitués à bien mieux, cette équipe envoie désormais des signaux de faiblesse symptomatiques d’une fin de cycle.

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Des emblèmes vieillissants

Pour autant, cette redoutable équipe, classée première par World Rugby il y a encore deux ans et demi, viendra certainement défier les Bleus avec ses icônes. Sheehan, Lowe ou Gibson-Park seront bel et bien présents.

Quant à l’ailier d’origine néo-zélandaise, longtemps arme fatale du XV du Trèfle, on dirait que les années commencent à le rattraper. Moins incisif, plus âgé, il est difficile de savoir qui pourra venir détrôner le meilleur marqueur du Tournoi des Six Nations et de la Champions Cup 2022. Sur 9 titularisations cette saison, ce dernier n’a inscrit qu’un seul essai toutes compétitions confondues.

Mais les prétendants ne se bousculent pas aux portes, et c’est là l’un des problèmes récurrents de cette nation : l’incapacité à générer une émulation au sein de la jeune garde, capable de bousculer la hiérarchie.

L’exemple parfait est Sam Prendergast, à qui l’Irlande avait confié les clés du camion pour succéder à Jonathan Sexton, avant que ce dernier ne révèle certaines failles importantes et soit suppléé par Jack Crowley, habituel centre remplaçant.

Le jeune joueur de 22 ans a notamment été pointé du doigt après avoir manqué une trentaine de plaquages lors du dernier Tournoi face au Pays de Galles.

"Débuter le Tournoi sur les chapeaux de roue à Paris"

Mais Andy Farrell l’entend d’une autre oreille. Pour le sélectionneur irlandais, ce changement de statut ne marque en rien une fin de cycle. Double vainqueur du Grand Chelem avec cette équipe en dix ans, il fait désormais partie des meubles.

Son expertise pourrait permettre à cette sélection de venir surprendre les Bleus jeudi soir, en ouverture du Tournoi. Une manière de prendre une revanche sur la défaite de l’an dernier, mais aussi d’enclencher une nouvelle dynamique.

« Je comprends pourquoi les gens ont cette opinion, mais cela ne nous concerne pas vraiment. Tout ce qui compte, c’est la manière dont nous allons mener notre projet et notre préparation pour, espérons-le, débuter le Tournoi sur les chapeaux de roue à Paris. »

« Nous ne voulons pas avoir peur d’être les favoris d’une compétition. Pourquoi le voudrions-nous ? Le plan est clair : donner le meilleur de nous-mêmes, comme chaque année. Il y a toujours des différences d’un Tournoi à l’autre, liées aux retraites, aux baisses de forme, aux blessures… »

Plus on y regarde de près, plus cette rencontre s’apparente à un quitte ou double pour les Irlandais. En cas de succès, ils prendraient une très belle option en vue de la victoire finale. Mais le chemin s’annonce rude, puisqu’ils iront ensuite défier l’Angleterre à Twickenham le 21 février prochain.

Flanquart St Lazare
Flanquart St Lazare

Fin de cycle chez les Irlandais, c'est possible évidemment.
Cela étant, notre pire travers est de prendre nos adversaires supposés en difficulté à la légère.
Il leur reste du beau monde aux Irlandais.
On est favoris, certes, mais j'espère qu'on respecter les Irlandais !


Ronnie64
Ronnie64

Fin de cycle enclenchée pour le trêfle même si Farrell juge bon de faire l'autruche. Débuter le Tournoi sur les chapeaux de roue à Paris ?

Sans sous-estimer les amis irlandais je miserai pas une quelconque livre sterling là dessus.
Cela dit, ballon ovale et rebond capricieux, sur un malentendu sait-on jamais.