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Stade Toulousain – Bayonne : la composition avec Graou, Delpy, Roumat et Kinghorn

Sans ses internationaux, Toulouse aligne une composition hybride face à Bayonne. Un XV révélateur de la gestion actuelle du staff.

Thibault Perrin 30/01/2026 à 18h15
À Ernest-Wallon, Toulouse devra faire sans plusieurs cadres. Voici la composition choisie pour défier Bayonne. Crédit image : Screenshot Canal +
À Ernest-Wallon, Toulouse devra faire sans plusieurs cadres. Voici la composition choisie pour défier Bayonne. Crédit image : Screenshot Canal +

Le Stade Toulousain a dévoilé sa composition pour la réception de Aviron Bayonnais, ce samedi 31 janvier 2026 à Ernest-Wallon. Dans un contexte toujours marqué par les absences des internationaux et une infirmerie bien remplie, Ugo Mola aligne un XV solide, mêlant cadres disponibles et jeunes en pleine montée en puissance. Une équipe pensée pour faire le job à domicile, dans un Top 14 plus serré que jamais.

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Un XV remanié mais cohérent

Devant, le pack sera emmené par Ainu’u, Lacombre et Mallez, avec Brennan, Vergé dans la cage, et un trio Willis-Banós–Roumat pour dynamiser le jeu.

À la charnière, Delpy est titularisé à l’ouverture avec Graou à la mêlée, Costes et Chocobares encadrés par Lebel et Thomas aux ailes, tandis que Kinghorn couvre l’arrière.

Sur le banc, Cramont, Baille, Elias, Castro-Ferreira, Ntamack, Saito, Barassi et Rapetti apporteront leurs garanties. Une feuille de match forcément impactée par les forfaits, mais loin d’être bricolée.

Infirmerie : Toulouse gère au cas par cas

Les absences sont connues et assumées. Touché à la cheville contre Pau, Thibaud Flament est resté à Toulouse et a été ménagé en début de semaine. Les sensations de Romain Ntamack au niveau du rein sont bonnes, mais le staff attend un examen médical attestant d’une guérison complète, selon les informations de Midi Olympique. Capuozzo, Remue, Pouzelgues et Merkler sont forfaits, tandis que Delibes a été géré.

Cette composition raconte beaucoup de la gestion toulousaine. Le choix de Delpy à l’ouverture n’est pas anodin : le club continue d’installer ses jeunes dans des contextes exigeants, sans les exposer inutilement.

Le retour de Barassi sur le banc, deux mois et demi après sa commotion, est également un signal fort. Le feu vert médical obtenu après un protocole long et strict montre la prudence du staff sur les commotions, un sujet devenu central dans le rugby moderne. Enfin, la présence de Kinghorn à l’arrière offre une vraie sécurité aérienne et un second relanceur précieux face à Bayonne.

Un banc pensé pour finir fort

Avec Baille, Romain Ntamack, Saito ou encore Barassi, Toulouse a clairement prévu de monter en puissance après la pause. C’est une tendance forte cette saison : verrouiller le début, puis accélérer sur les 30 dernières minutes grâce à un banc capable de changer le rythme.

Face à une équipe bayonnaise réputée pour son engagement et sa capacité à rester dans le match, cette gestion pourrait être déterminante.

Dans la course aux phases finales, chaque point compte. Gagner à domicile, même sans ses stars, reste non négociable. Cette composition permet aussi d’évaluer la profondeur d’effectif, d’installer des automatismes chez les jeunes et de préserver les cadres pour la suite. Pour certains joueurs, c’est une vraie opportunité de marquer des points dans la hiérarchie.

Sans faire de bruit, le Stade Toulousain avance, ajuste et construit. Face à Bayonne, ce XV hybride devra prouver que, même diminué, Toulouse reste une machine collective redoutablement bien huilée.

Jacques-Tati-en-EDF
Jacques-Tati-en-EDF

Composition cohérente malgré les absents. Méfiat, car Bayonne garde toujours un jeu intéressant malgré les derniers résultats.