Super Rugby 2019 - Jaguares vs Sunwolves : l'opposition de deux philosophies
Super Rugby 2019 - Jaguares vs Sunwolves : l'opposition de deux philosophies.

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Si les Jaguares servent de laboratoire pour les Pumas, on peine à voir l'utilité des Sunwolves dans le bon fonctionnement de l'équipe nationale japonaise.

Le saviez-vous ? Dans le monde du rugby aussi, le Lion est le roi des animaux. La plupart des franchises engagées dans le Super Rugby sont ainsi représentées par un animal via leur nom, ou leur logo. Et si les Croisés de Canterbury - tenants du titre - sont bien humains, les Lions de Johannesburg ont été les plus performants des animaux l’année passée. Prenant le meilleur sur les koalas, les requins, les taureaux ou les brumbies, célèbre cheval sauvage australien.

En 2016, le royaume du Super Rugby accueille deux nouvelles espèces : des jaguars venus d’Argentine, et des loups japonais. Mais pour le moment, pas de révolution dans le règne animal : ni les Jaguares, et encore moins les Sunwolves n’ont bousculé la hiérarchie de la compétition majeure de l’hémisphère sud.

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Pour rappel, les Jaguares sont placés dans la conférence sud-africaines. Les Sunwolves ont de leur côté hérité de la poule australienne. Pour se qualifier en ¼ de finale, il faut :

  • terminer en tête de sa poule, ou ;
  • terminer parmi les cinq meilleurs équipes d’un classement général où sont exclus les trois premiers de poule

L’an dernier, les Jaguares ont réussi. Mais quid de cette édition 2019 ?

Des Jaguares en mode Coupe du monde

Promu sélectionneur des Pumas, Mario Ledesma n’est plus là. Mais son remplaçant n’est pas le premier venu. Fort de ses expériences dans l’Hexagone (XV de France, Racing 92, Stade Français Paris, Biarritz), Gonzalo Quesada est de retour au pays. Difficile de trouver un coach argentin au CV plus sexy que l’ancien ouvreur international. Sa mission est simple : permettre aux Jaguares de poursuivre leur progression. Dire que les deux premières saisons de la franchise en Super Rugby ont déçu est un euphémisme. Cette dernière a pris son temps ? Oui, mais elle a travaillé, et s’est adaptée. Résultat, une 2ème place de conférence en 2018, pour une première qualification en ¼ (défaite 40-23 contre les Lions).

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Placés dans la poule que l’Argentine au prochain Mondial, les Bleus seraient inspirés de s’intéresser à la forme des Jaguares. Car Quesada va s’appuyer sur un effectif qui constitue le squad des Pumas, la Fédération n’ayant toujours pas modifié ses critères de sélection. Si les absences de Juan Imhoff ou Santiago Cordero passent inaperçue (Delguy, Moyano, Boffelli et Tuculet régalent tous les week-ends), le départ de Nicolas Sanchez est un coup dur. Juan Martin Hernandez à la retraite, le poste d’ouvreur se partagera entre le second couteau Joaquin Diaz Bonilla, le polyvalent Santiago Gonzalez Iglesias (habitué du centre) et le jeune Domingo Miotti, qui arrive de Tucuman.

En 1ère-ligne, on surveillera l’évolution de la nouvelle génération de piliers (Diaz, Zeiss, Medrano), en difficulté sur la scène internationale. Jéronimo De La Fuente est le nouveau capitaine.

L’hypocrisie des Sunwolves

En 2015, l’exploit des Brave Blossoms contre les Boks a marqué le monde du rugby. Le Japon devenait un candidat crédible à une qualification pour les ¼ de finale de “sa” Coupe du monde. L’intégration des Sunwolves, première franchise asiatique de l’histoire du Super Rugby, allait dans ce sens. 2019 est arrivé… Et où sommes-nous aujourd’hui ? L’équipe japonaise n’a pas vraiment permis à la sélection de progresser. Ses résultats laissent à désirer (derniers en 2016 et 2018, avant-derniers en 2017) et contrairement aux Jaguares, les progrès ne sautent pas aux yeux.

Super Rugby : retour sur les formules d'une compétition en perpétuelle évolutionPire : si la franchise argentine sert clairement de laboratoire aux Pumas, il n’en est rien pour les Sunwolves. Et pour cause : un seul Japonais d’origine (Kaito Shigeno) a été titularisé par Tony Brown pour le premier match de l’année face aux Sharks. Le chiffre monte à 4 si on prend en compte les internationaux d’origine étrangères (Valu des Tonga, Thompson et Tui de Nouvelle-Zélande), et à 7 avec le trio Moore, Warren-Vosayaco (Australie), Gates (Afrique du Sud), tous sélectionnables via la règle des trois ans de résidence mais toujours vierge de la moindre cap sur la scène internationale. On trouve par contre un Géorgien, un Écossais ou l’éternel revenant René Ranger… Bref, des Barbarians low cost.

Le sélectionneur national Jamie Joseph - au chevet de l’équipe jusqu’à l’année dernière - a décidé de ménager ses meilleurs éléments. Les Tamura, Tanaka, Leitch et autre Horie ne devraient pas jouer avant la 6ème journée. D’ici là, les Sunwolves auront-ils gagné un match ?


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Les équipes ayant un lion dans leur représentation sont les meilleures... de quoi tu as l'air avec un koala... pourquoi pas un panda pendant qu'on y est!
Bon en Europe on se contente de poireaux, roses, chardons, trèfle ou coq. C'est tout de suite moins impressionnant.

@breiz93

Pardon panda bien sûr

@breiz93

Un paresseux serait une effigie originale, évidemment tu ne foutras la trouille à personne mais ce n’est pas une emblème qui sera souvent copiée

Tiens, si on laisse une équipe travailler et s'adapter, malgré de mauvais résultats au début, elle devient bonne ?
Faudrait en parler à un sélectionneur français...

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